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rickshaw chinois

Un rickshaw chinois, moins coloré que son homoloque indien.

Sayonara L’Asie!

Eh oui, l’Asie pour moi, c’est fini, puisque je suis désormais au Japon! QUE-WA?! Vous ne saviez pas que le Japon n’est pas un pays d‘Asie?? Et l’Angleterre, c’est un pays d’Europe peut-être?! Parfois vous me donnez l’impression que je perds mon temps à écrire des articles intelligents. Je vais donc me contraindre au registre habituel: con.

Avant de clore la page asiatique, je récupère mes notes pour faire un article un peu bâtard sur tout ce que j’ai oublié de vous raconter.

Sur le rapport des asiatiques aux blancs (fascination, mépris, défiance: les produits de beauté qui font tous blanchir la peau)

Sur les sports de chaque pays: Inde et cricket; Thaïlande et tennis-ballon; Chine et badmington au pied, Japon et base-ball.

Sur comment j’ai du justifier la défaite des bleus aux douaniers de la frontière malaise.

Sur la douanière de Singapour: une jolie fille (le seul endroit du monde où les douaniers sont des jolies filles aimables) qui m’accueille avec le sourire pour me demander si je viens à Singapour faire du shopping? Je lui réponds que pas du tout, que j‘arrive de Bangkok pour quelques jours de tourisme. Elle me demande si le shopping est bon à Bangkok? Je lui réponds que je n’en sais rien car je n’en n’ai pas fait. Elle acquiesce, me rend mon passeport et me souhaite « Enjoy your shopping in Singapour ».

C’était très marrant. Sur le coup.

Forcément cinq mois plus tard, raconté sur un blog, c’est moins drôle.

Le Pékin Moyen (suite)

enfant chinois cul nu

Vous voyez l’ombre de ce petit bonhomme qui s’éloigne, cul-nul, vers l’horizon? Et bien il portait une couche chinoise que je n’ai pas eu le temps de photographier (la prise était risquée aussi: tu sais jamais comment un père va réagir quand tu prends en photo les fesses de son gamin).

La couche-culotte chinoise

Les couches-culottes coutent cher. Ils faut les équiper, et surtout il faut les déséquiper, ce qui est loin d’être une partie de plaisir, sauf pour les scatophiles (et comme ils sont nombreux à lire ce blog je tiens à leur dire que loin de moi l’idée de les critiquer).

Les Chinois n’ont pas ce genre de problème, la couche made in China étant dépourvue de tout inconvénient: il s’agit d’un trou dans le pantalon des gamins. Je ne vous parle pas d’un petit trou: je vous parle de découper tout le pan arrière du pantalon. Allez zou! De toute façon à quoi peut bien servir le recto d’un pantalon à part à retenir du caca? Les gamins n’ont aucune pudeur. Ils se baladent donc culs nus, en Chine, et quand l’envie leur prend: plouf ou plaf ou zbeurg (la juste onomatopée m’échappe) tout termine dans le caniveau. Ou ailleurs? Je ne sais pas, je n’ai malheureusement pas assisté à la pratique. Mais les pantalons sans recto je les ai vus de mes yeux vus.

En plus d’éviter l’enfer des couches aux parents, ils ont d’autres avantages:

  1. la couche, c’est confortable! Aucun bébé n’a envie d’arrêter de se faire caca et pipi dessus si ça implique qu’on lui retire ses couches. Alors que mettez-le cul-nul à Pékin en hiver, croyez-moi, il apprendra à se retenir en moins de deux!
  2. la couche est un formidable pare-fessée, et ça, votre môme le sait. Vous croyiez quoi? Ne soyez pas naïfs! Il sait pertinemment que tant qu’il continuera à se chier dessus, vos fessées seront sans effets sur lui. Il sait aussi que vous ne prendrez jamais le risque de le déséquiper de sa couche en pleine journée, vue l’énorme galère que ça représente… Et vous savez ce que dit l’adage? « Fessée délayée, fessée oubliée ». Les Chinois peuvent gifler les fesses du gamin à tout instant et enfoncer les ongles dans la chair sans s’inquiéter d’un quelconque pantalon. Autant vous dire que le petit sait à quoi s’en tenir!
  3. La couche empêche de tacher le pantalon, oui c’est vrai, mais elle écrase la merde partout sur les fesses du gamin. Alors qu’avec la couche chinoise (soit l’absence de couche: « la couche parfaite c’est la couche qui n’a pas de couche » dirait mon maître kung-fu) les crottes finissent directement à la poubelle ou dans le caniveau. Elles n’ont pas l’apparence d’une flaque de boue, mais celles de petites boules, qui rappellent certains fruits secs, et auxquels les Chinois doivent leur nom (c’est vous dire si le sujet, sous ses airs bon enfant, était loin d’être anodin).
yaourt chinois

Ce ne sont pas des déodorants chinois mais des yaourts frais qu’on trouve un peu partout: à consommer sur place, après avoir planté sa paille: dé-li-cieux! Un bon point pour la Chine!

Le déodorant chinois

« Le déodorant parfait, c’est le déodorant qui ne déodore pas » dirait mon Maître kung-fu. Les Chinois l’ont écouté, une fois de plus, puisqu’il n’y a pas de déodorants en Chine. Oui, vous avez bien entenlu, il n’y en a pas! Il y a du dentifrice, du shampoing, du spray de toute sorte en veux-tu en voilà mais il n’y a pas de déos! Naguère, rappelez-vous, j’en avais demandé un dans un supermarché, et je m’étais étonné qu’il n’y en ait pas, j’étais même allé jusqu’à faire des dessins aux vendeuses pour être sûr qu’elles comprennent bien (j’ai l’habitude maintenant: quand je vais acheter un truc c’est le jeu des mimes pour me faire comprendre… Même pour manger! Si je veux du poulet je fais la poule, si je ne veux pas de porc ou de bœuf je mime une vache et un cochon qui font « non » (non-non-nononon), si je veux une soupe à la carotte je mime une soupe à la carotte… -hyper chaud ça-). L’explication c’est que les Chinois transpirent peu ou pas. Ou qu’ils aiment l’odeur? Une prof de Chinois (m’a-t-on raconté) expliquait à ses élèves Européens que l’odeur ne dérangeait pas les Chinois. Ses élèves l’avaient regardée comme un monstre barbare… Aussi s’était-elle empressée d’ajouter que s’ils ne mettent pas de déo, c’est plutôt parce qu’il n’y en a pas (c’est logique).

J’ai tout même fini par trouver un déo dans une sorte de magasin géant rassemblant plein de petits magasins de bric-à-brac. Le mec vendait des vernis à ongles et autres bidules. Il a mis du temps à comprendre quelle bouteille je lui désignais, là-bas, au fond. Et quand il m’a filé le produit après que j’ai epayé, son assistante lui a demandé:

– Mais qu’est-ce que tu lui as vendu?

chinois mange scorpion étoile de mer hippocampe

Ce ne sont pas des sucreries que vous voyez dans le fond, mais divers animaux embrochés vivants.

La bouffe chinoise

Je n’ai rien goûté de spécialement chinois en Chine. La seule découverte culinaire que j’ai faite c’est un EXCELLENT restaurant végétarien. D’abord le resto est superbe: on dirait une yourte géante; ensuite t’as cinq mecs qui sont là pour te montrer où est ta table; et puis la bouffe… Mais je vous en parlerai dans un prochain article sur l’aventure d’être végétarien!

Donc à part ça je n’ai rien goûté de particulier… Mais j’ai vu en revanche. Les lézards, vers, larves, mille pattes, hippocampes, étoiles de mer, scorpions embrochés que les Chinois vendent dans la rue.

Les scorpions sont vivants sur leur broche. Ils agitent leurs pattes en l’air pour tenter de se libérer, en vain… Ca sent la mort dans cette rue. Mais comme je n’ai rien vu de tout ça ailleurs, je doute que toutes ces choses soient au menu quotidien.

Je sais ce que vous allez me dire: « Toi qui veux être aventurier, comment ça se fait que tu n’aies pas goûté (espèce de lavette)? ». Dans ce cas je vous renvoie aux premiers chapitres sur la philosophie de l’aventure (je veux dire que la raison est une bonne raison, cachée quelque part, ici même, dans ce blog… D’ailleurs « la meilleure des raisons n’est-elle pas la raison qui n’a pas de raison? ». J’en suis convaincu).

doreamon sex

Doreamon donne toujours plus. Les enfants apprennent à le lui réclamer.

Le publicitaire numéro 1 de Chine est…

Japonais! Jackie Chan n’arrive qu’en deuxième place, après l’indétrônable, l’omniprésent Doraemon, le chat bleu venu du futur! Doreamon n’est pas connu en France mais en Asie, c’est le toon de toutes les ventes, de tous les supermarchés: sur la bouffe, les t-shirts, les dentifrices, etc. En cherchant bien il doit même y avoir des préservatifs Doraemon, forcément, sinon qui donc les achèterait?

De ce que j’ai compris, Doreamon, bien qu’il n’en ait pas l’air, est un chat venu du futur pour aider un petit garçon nul à l’école. Même que dès qu’y a un souci, c’est Doreamon, qui s’y colle: il sort des objets du futur de sa pochette surprise et tout est résolu! Koji, (mon Japonais d’occasion de Birmanie) n’aime pas beaucoup ce chat-chantre du capitalisme, mais le ministre des affaires étrangères Japonais pense au contraire que c’est le premier ambassadeur de son pays. C’est aussi le personnage de manga le plus connu d’après les Japonais que j’ai interrogés. Je vous en dirai plus sur les mangas and co au cours des articles suivants…

happy cow

Eh non! Ce n’est pas la vache qui rit! C’est la vache joyeuse. C’est à dire qu’elle est sur le point de rigoler, qu’elle sourit déjà mais n’a pas encore vire au rouge et montré ses belles dents blanches. Elle attend sûrement le prochain article de l’EXCELLENT Nabolo-blog pour se laisser aller!

Le Tokyo moyen

Je me rends bien compte que ce titre n’a pas la même force humoristique que « le Pékin moyen » mais d’un autre côté je me vois mal appeler les Tokyoïtes par leur nom officiel (les « Tokyoïtes »). Question de respect: vous vous imaginez vous, si on appelait les Parisiens les Parasites? Car c’est un fait, tous mes jeux de mots ne sont pas drôles, pourtant je m’accroche.

L’aéroport de Tokyo je connaissais déjà, pour y avoir passé douze heures il y a quatre. Je l’ai trouvé quasiment inchangé, mais on s’en fout. A peine dans le train vers la ville (une heure et demi pour la rejoindre depuis l’aéroport -quand même-) j’ai sympathisé avec deux Japonais (oui, des Japonais!) qui parlait un anglais très approximatif, leur souci de bien faire n’aidant pas à la fluidité de l’échange: ils réfléchissaient dix minutes avant chaque mot pour être certain de ne pas se tromper.

Dans ce premier train, j’ai été surpris de trouver « Astro le petit robot » (son nom japonais est « Atomic »!!!) sur les affiches publicitaires, car ce manga date un peu. C’est un peu comme un Astérix nippon finalement.

Les deux Japonais avec qui j’ai discuté étaient habillés tout en costume noir et comptaient un certains nombres de cheveux blancs. Ils étaient tout timides, et se recourbaient souvent sur eux-mêmes en parlant.

Astroboy

Astro le petit robot serait en fait Atomic le petit robot? Leur ressemblance est frappante sur cette photo.

En fait, ce court voyage en train est à l’image de ce que j’ai découvert du Japon, pour l’instant. Une société qui m’impressionne énormément, une culture riche, fantaisiste, poétique… J’ai appris plein de choses en quelques jours, je vous en dirai plus dans un prochain article! Il y en a plein à venir en fait, tellement le Japon est riche en nouveautés… Et ils seront sûrement bâclés du coup, comme celui-ci, désolé! De toutes façons l’objectif principal de mes publications est désormais de vous pousser à l’achat de mon roman juste avant les fêtes de Noël… (mais chut! c’est un secret!)

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