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Philosophie de l’Aventure – Introduction

Philosophie Aventure Philosophie de l'Aventure Philosophe aventurier Penseur contempourien Nabolo au pied de l'arbre du chat foin chestshire cat à disneyland paris eurodisney dans le labyrinthe d'Alice au pays des merveilles

On trouve toujours un guide pour montrer le chemin. Le problème ? C’est qu’il est fou lui aussi.

On a tous une mécanique interne, quelque chose qui nous pousse à réagir à notre environnement de telle ou telle manière. C’est une sorte de petite « philosophie personnelle », bien qu’elle ne soit pas conceptualisée par tout un chacun et que, dans certains cas, elle soit toute entière héritée de l’éducation… Mais elle est là, chez tout le monde. C’est elle qui pousse la plupart des gens à dire que le caca c’est sale, et qu’il faut pas y mettre les doigts.

Je veux exposer ma philosophie personnelle ici pour plusieurs raisons :

  1. Parce que sa lecture permettra de mieux comprendre les articles de ce blog.
  2. Parce que si je me décide à investir de mon temps dans la tenue d’un blog, c’est dans l’objectif de partager.
  3. Parce que cette philosophie personnelle est ma favorite (sans quoi j’en adopterais une autre) et que je l’estime donc digne d’être partagée.

Il est probable que les traits de mon raisonnement se retrouvent chez d’autres penseurs, qui les auront plus exactement exprimés que je ne m’apprête à le faire ici. Mais on n’y perd pas à faire son propre cheminement intellectuel et, pour être moins précis, mes mots n’en seront pas forcément moins éloquents aux yeux d’un public qui n’a pas lu ce philosophe inconnu qui a déjà tout dit.

[show_hide title= »Résumé pour flemmards : cliquez ici ou lisez la suite ! »]Qu’est-ce que la Philosophie de l’Aventure ? C’est une réponse au choc que cause la découverte de la relativité du bien et du mal. Si on écarte la peur de souffrir (qui provoque l’absence de choix et de solution opérante) cette découverte ôte tout motif raisonnable de préférer la vie à la mort. Sauf un : la curiosité ou « goût de l’aventure ». Etre en cohérence avec ce choix en vivant sa vie à l’écoute de son goût naturel pour l’aventure est la source de nombreux bienfaits : c’est ce que prêche la philosophie de l’Aventure et son auteur qui tente de l’appliquer au quotidien. La partie « Aventures » de ce blog est un compte-rendu de ses expérimentations.[/show_hide]

Philosophie de l’Aventure – Le déclic

Philosophie Aventure Philosophie de l'Aventure Philosophe aventurier Philosophe Aventurier Penseur contempourien Gandalf rencontre Bilbo le hobbit devant chez lui alors qu'il fume derrière une barrière blanche

Le déclic peut venir d’une pensée, d’un voyage, d’une rencontre… Pour ceux qui ne l’ont pas subi, cet article est du charabia.

Un type se réveille, un jour…

Parenthèse : ce type, bien qu’il l’ignore encore, est un futur philosophe de l’Aventure. Pour les besoins de la narration nous le baptiserons donc « Philosophe Aventurier », même si c’est peut-être vous – fin de la parenthèse.

Philosophe Aventurier se réveille, un jour. Comme les autres jours quoi, sauf que ce matin (mettons que ça se passe le matin), il est habité par une idée qu’il n’avait pas la veille. Une idée puissante : celle que le bien et le mal n’existent pas dans l’absolu. Est-ce parce qu’il a voyagé dans ses rêves ? Est-ce que, en songe, un lapin blanc lui est passé sous le nez ? Ou bien un vagabond au chapeau pointu qui l’a invité à le suivre ? Toujours est-il que son esprit a voyagé au-delà des frontières où il s’arrêtait jusqu’alors pour découvrir un univers de valeurs non moins valables que celles auxquelles il était accoutumé. Vous parlez d’un choc ! Le bien et le mal, des inventions humaines ?! Philosophe Aventurier retourne le problème dans tous les sens, il imagine des tas d’évènements qui lui semblent objectivement bon ou objectivement mauvais mais, en cherchant bien, il finit toujours par trouver un point de vue contraire à celui qu’il supposait universel. Le bien, le mal, tout dépend d’où l’on se place, et Philosophe Aventurier de constater que tout est relatif.

Philosophie de l’Aventure – Le pouvoir absolu

Philosophie Aventure Philosophie de l'Aventure Philosophe Aventurier Penseur contempourien Peter Pan se tient à la fenêtre les mains sur les hanches dans l'ombre de dos à la lumière de la lune

L’Aventure est une invitation à laquelle on a dit oui.

Philosophe Aventurier se lève, s’habille, part travailler. Dans le métro, il se demande pourquoi. Sa nouvelle idée ne le quitte plus. Il pourrait se lever, baisser son pantalon et s’enfoncer une trompette dans le pull que, dans l’absolu, on s’en foutrait. Bien sûr, ça pourrait être embarrassant d’un point de vue social car il est très mal vu d’abîmer son pull en public (surtout à l’aide d’une trompette), mais du point de vue des étoiles ou des grenouilles, sérieusement, on s’en fout. Et le fait que Philosophe Aventurier voit les limites du cadre dans lequel cela importe, et à quel point il est minuscule en comparaison de l’espace infini dans lequel ça n’importe pas, cela suffit à libérer son esprit de ce cadre. Il ne se sent plus concerné, à moins de le vouloir. Autrement dit : il a le pouvoir de hiérarchiser ses valeurs, donc l’importance des choses, comme bon lui semble. C’est un pouvoir absolu. Chaque individu ne percevant le monde qu’à travers soi, le fait d’être en mesure de modifier cette perception ne connaît presque pas de limite… (mais j’allais pas appeler ce concept le « pouvoir presqu’absolu », question de standing).

Philosophie de l’Aventure – Les presque-limites du pouvoir absolu

Philosophie Aventure Philosophie de l'Aventure Philosophe Aventurier Penseur contempourien Lapin blanc devant son trou comme dans alice au pays de merveilles

Pour le philosophe de l’Aventure, « l’au-delà » n’est pas synonyme de « mort » mais de « merveilles ».

Le pouvoir absolu n’a pas vraiment de limite disais-je, à part, supposerons-nous, la fin de la pensée, c’est-à-dire la mort. Comme disait Descartes : « Je pense donc je suis », ce qui bien sûr est faux, la vraie conclusion du raisonnement devant être : « Je pense donc je fais », d’où nous pouvons également tirer une association entre l’être et le faire, le vivre et l’action. Mais nous y reviendrons. En attendant vous disais-je, la mort, si elle implique l’arrêt de la pensée, est la seule vraie limite que connaisse le pouvoir absolu. Les fausses limites sont celles que l’esprit n’arrive pas à dompter, par faiblesse, la première de ces faiblesses étant bien entendu la peur. Mais la peur de quoi ? Le pouvoir absolu efface naturellement la peur, celle de la honte, celle de l’échec. Mais la peur de souffrir est beaucoup plus vivace par exemple, sans parler de la peur de la mort. Néanmoins, aucune peur ne résiste à un examen approfondi de Philosophe Aventurier, car pour peu qu’il utilise le pouvoir absolu et tripote sa table à mixer des valeurs, il épousera bientôt l’idée que souffrir n’est pas forcément mal en soi et que mourir, il faudra bien s’y résoudre tôt ou tard. Bien sûr, Philosophe Aventurier souffre à l’idée de devoir se séparer de ses proches (enfin pas tous), de quitter ceux qu’il aime etc. Mais le fait de ne pas mourir tout de suite n’empêchera pas cela d’arriver… et puis la mort est peut-être quelque chose de super cool qui sait ? Pourquoi vivre après tout ? Quel indice Philosophe Aventurier a-t-il que la vie vaut la peine d’être vécue ? Pourquoi la préférer à la mort ?

Philosophie de l’Aventure – Pourquoi préférer la vie à la mort ?

Philosophie Aventure Philosophie de l'Aventure Philosophe Aventurier Penseur contempourien Tête massive de statue de Bouddha grise allongée et fissurée

Bouddha utilise le pouvoir absolu pour dédaigner la vie, le philosophe de l’Aventure pour l’explorer.

Le soir après le travail (car il est quand même allé bosser finalement) Philosophe Aventurier court dans sa salle de bain et sort sa grosse balance de sous l’évier. Il s’est senti plutôt bien toute la journée, comme libéré d’un poids. En montant les escaliers vers son appartement il a même aidé sa voisine, la vieille Madame Faichier, à porter ses affaires : elle pour qui il n’a pourtant aucune sympathie… Et ce n’était même pas pour compenser le fait d’avoir frappé un enfant, juste avant, au coin de la rue. Les deux évènements ne sont pas du tout liés. Ce sont simplement des actes, effectués par lui, sans aucune autre valeur que ce qu’on voudra leur donner. Pour Philosophe Aventurier peu importe d’ailleurs. Le môme aura peut-être un traumatisme psychologique à vie mais peut-être pas : si lui-même a le déclic et utilise le pouvoir absolu, il comprendra que les coups qu’il a reçus n’ont aucune importance… En attendant, Philosophe Aventurier pèse tour à tour la vie et la mort, cherchant à les comparer. Ce n’est pas facile, car Philosophe Aventurier ne sait rien de la mort. Mais il remarque un détail qui permet de les distinguer. S’il doit choisir entre les deux, Philosophe Aventurier sait qu’en choisissant la vie, il choisit aussi la mort, cette seconde étant incluse (c’est cadeau !) dans la première. Alors qu’en choisissant la mort il n’est pas du tout sûr de pouvoir vivre, a contrario…

Remarquez que ça ne change rien du point de vue des valeurs. C’est alors qu’intervient la question du goût. En choisissant la vie, Philosophe Aventurier est assuré d’obtenir deux expériences pour le prix d’une, pas dans l’autre cas. Si l’idée d’une expérience en plus ne l’intéresse pas, Philosophe Aventurier n’a qu’à choisir la mort, basta : beaucoup d’autres que lui se sont défenestrés suite à une découverte un peu brutale du pouvoir absolu. Si au contraire cette idée l’intéresse, c’est par goût. Un goût primordial qui va justifier toute la suite, une sorte de mélange de curiosité, d’enthousiasme et de courage : le goût de l’Aventure.

Les vivants qui ont raisonnablement préféré la vie à la mort ont tous le goût de l’Aventure. Les autres sont morts. Et les autres-autres sont des morts-vivants.

Philosophie de l’Aventure – Comment vivre ?

Philosophie Aventure Philosophie de l'Aventure Philosophe Aventurier Penseur contempourien Lignes de code vertes du film Matrix avec fenêtre claire au milieu

Le pouvoir absolu permet de discerner le code des valeurs, et de le modifier.

Philosophe Aventurier ayant le goût de l’Aventure, il a choisi la vie plutôt que la mort. Bon. Du coup cette nuit-là, il a bien dormi, rêvant à un tas de trucs bizarres qui ne lui paraissent plus du tout impossibles. Et d’ailleurs, en se réveillant, il ne sait plus trop s’il rêve encore… De temps en temps il éclate de rire sans raison apparente, quand l’idée le traverse qu’il est en train de vivre par exemple ; que ce qu’il fait tout au long de sa journée n’a aucun sens ! Il s’est inventé un nouveau jeu : à chaque rite social, aux « bonjour » ; aux « merci » ; aux postures et aux façons de parler ; etc. ; il donne des codes de quatre chiffres, selon l’histoire du rite, sa fonction, sa forme et son usage contextuel. Tout ça l’amuse beaucoup et ne le lasse pas facilement : il a trop conscience que ça peut finir à tout moment. Aussi veut-il en profiter au maximum, et un tas de fantasmes à réaliser lui traversent l’esprit… Mais beaucoup ont des conséquences risquées qui pourraient le diminuer ou le tuer. Or il n’est pas pressé de mourir puisqu’il a choisi la vie. Il n’a plus cette peur de mourir dont il s’est débarrassé au cours du cheminement philosophique dont nous avons été les témoins, mais il ne le veut pas. Conclusion : ce qu’il a choisi de faire, c’est-à-dire vivre, il doit encore se demander comment, selon quelles règles. De même que s’il décidait de partir dix jours en vacances il se demanderait d’abord comment il aimerait que ça se passe, de même, ayant décidé de vivre pendant 25.550 jours (s’il a du bol : c’est la moyenne internationale) il se doit de répondre à cette question.

Philosophie de l’Aventure – Des goûts, du bénéfique et du néfaste

Philosophie Aventure Philosophie de l'Aventure Philosophe Aventurier Penseur contempourien Homme en costume qui crie sa rage de nettoyer les chiottes toilettes en cravate

Les aventures sont innombrables et prennent toutes sortes de formes. Elles peuvent être complexes, composées de suites d’actions s’étalant dans le temps; ou simples, liées à une action unique.

Cependant que Philosophe Aventurier réfléchit à toutes ces choses, il poursuit son train-train quotidien. Etonnant d’une certaine façon, mais Philosophe Aventurier est quelqu’un de raisonnable comme on l’a vu : c’est-à-dire qu’il utilise sa raison pour prendre des décisions. Si sa raison n’avait pas été si solide, Philosophe Aventurier n’aurait pas pu domestiquer le pouvoir absolu : soit il l’aurait ignoré, soit il se serait laissé dévorer par lui.  Philosophe Aventurier est raisonnable donc, mais il n’est pas dépourvu de sentiments, de goût. On l’a vu puisque c’est son goût pour l’aventure qui a fait de lui un vivant. Et Philosophe Aventurier a d’autres goûts. Le pouvoir absolu lui permettrait d’en changer mais Philosophe Aventurier ne voit pas spécialement d’intérêt à modifier ses goûts juste pour les modifier. Certains oui, les goûts et les sentiments qui lui nuisent, d’autres non : ils sont un héritage du passé et n’ayant pas moins de valeur que d’autres, Philosophe Aventurier se plait à les conserver. En modifiant son quotidien petit-à-petit, à la lumière de ses nouvelles découvertes philosophiques, Philosophe Aventurier s’aperçoit néanmoins que certains de ses goûts nuisent à ses projets, qu’ils le brident, parfois aussi fermement que la mort si la mort devait se pointer… Si le bien et le mal ont disparu de l’absolu, Philosophe Aventurier reste confronté à deux concepts approchants, quoique distincts, qui agissent dans sa relativité à lui, dans son microcosme : il s’agit du bénéfique, du positif, du pro ; et du néfaste, du négatif, du contre… de la force qui aide et de la force qui s’oppose.

Philosophie de l’Aventure – La force de la cohérence

Philosophie Aventure Philosophie de l'Aventure Philosophe Aventurier Penseur contempourien Chat roux mignon qui se bat contre lui-même son image dans le miroir

Puisqu’on a tout en main, on est bien son pire ennemi.

Ces deux forces, la force qui aide et la force qui s’oppose, de prime abord, semblent provenir de l’extérieur. Et le pouvoir absolu permet, comme pour le reste, de les maîtriser. Il s’agit pour Philosophe Aventurier de détourner la force qui s’oppose, poul s’ableuver (avec l’accent chinois svp) à la soulce de celle qui aide. A force de pratique, Philosophe Aventurier réalise cependant qu’il est à l’origine de la force qui s’oppose, qu’il l’engendre par ses choix et par ses actes, le problème venant du manque de cohérence de certains de ses actes entre eux. De fait, si on compare la vie de Philosophe Aventurier (accent japonais)  à la constluction d’une maison, c’est comme s’il en bâtissait plusieuls sul le même tellain, les plans des maisons secondailes peltulbant ceux de la plincipale. Bref, en agissant de manière incohérente, en faisant des choses qui s’opposent les unes aux autres, en ouvrant des portes sur des courants (influences, personnes, évènements, etc.) qui s’entre-contrent, Philosophe Aventurier se met des bâtons dans les trous (vu qu’il n’a pas de roues) : vivre n’importe comment, c’est engendrer un gros tas de forces qui s’opposent ; c’est donc limiter ses possibilités d’assouvir son goût pour l’aventure, c’est être incohérent avec sa raison de vivre. Et être incohérent avec sa raison de vivre, c’est ce que le philosophe de l’Aventure appelle la folie.

Philosophie de l’Aventure – La base de la cohérence

Philosophie Aventure Philosophie de l'Aventure Philosophe Aventurier Penseur contempourien Charlie Chaplin mécontent sur la grande roue des temps modernes

Une aventure en est une tant qu’elle n’a pas été vécue deux fois. C’est la seule règle. Attention au piège du quotidien !

Philosophe Aventurier a bien tout compris : il doit être cohérent avec la raison pour laquelle il a choisi de vivre, car agir autrement serait pure folie (c’est bien, en voilà au moins un qui écoute quand je parle !). Aussi a-t-il décidé d’agir pour se mettre en cohérence avec la-raison-pour-laquelle-il-a-choisi-de-vivre, autrement dit : pour se mettre en cohérence avec lui-même. Philosophe Aventurier va transformer son quotidien, mais sur quel modèle ? C’est simple, sur le modèle de la seule chose qu’il ne peut pas adapter aux autres : sa raison de vivre. Puisqu’elle ne peut pas être modifiée (sous peine de mort/de perte d’intérêt pour la vie) Philosophe Aventurier va s’arranger pour que tous ses autres actes soient en cohérence avec elle. Et cette raison de vivre, pour rappel, c’est le goût de l’Aventure.

De tout cela mesdemoiselles, mesdames et messieurs, il ressort un principe de vie :

« Chercher à conserver ou acquérir les moyens physiques et mentaux de vivre un maximum d’expériences cohérentes, et s’en servir. »

C’est ça, la philosophie de l’Aventure.

J’ai précisé « expériences cohérentes » parce que la cohérence d’une personne ne s’estime pas qu’à l’aune de son goût pour l’Aventure/sa raison de vivre. Ce serait le cas si nous avions affaire à un nouveau-né doté de raison, mais Philosophe Aventurier est un humain d’âge mûr dont le passé a déjà une forme de cohérence (à moins que Philosophe Aventurier ne se soit JAMAIS obéi à lui-même ?). Ce que Philosophe Aventurier doit faire c’est percevoir cette cohérence et modifier sa vie de façon à en extraire les éléments qui la perturbent, les épines qui entravent son cours : tout ce qui empêche son aventure de la vie de se dérouler comme Philosophe Aventurier le souhaiterait.

Dans cet objectif il existe une technique top-top secrète afin d’éviter de se louper, je vous la livre ici en exclusivité mondiale…

Philosophie de l’Aventure – L’artifice de la création de personnage

Philosophie Aventure Philosophie de l'Aventure Philosophe Aventurier Penseur contempourien Bonhommes marionnettes de bois en train de lire les aventures de Pinocchio

Le chemin est long pour devenir une vraie personne, ou pour (re)devenir vraiment soi.

Philosophe Aventurier, lorsqu’il détermine à quoi devrait ressembler la cohérence de sa vie, énumère un certain nombre de règles. Il se fait sa petite liste de choses à faire et ne pas faire, genre :

  • L’aventure de se jeter du haut de la tour Effel – cool, mais à faire plutôt en dernier
  • L’aventure de cambrioler une banque – sympa mais risque de finir en prison
  • L’aventure de finir en prison – sympa, mais risque de pas pouvoir faire beaucoup d’aventures riches et variées ensuite…

Au fur et à mesure que sa liste s’allonge, que les règles se précisent, Philosophe Aventurier en tire des grands principes ; et ces grands principes finissent par former un corps, au propre comme au figuré : ce corps, c’est celui d’un personnage, le personnage idéal de Philosophe Aventurier. C’est sur ce personnage-là que Philosophe Aventurier doit se modeler s’il veut appliquer sans effort toutes les règles qu’il vient d’énoncer, s’il veut vivre en symbiose parfaite avec lui-même. Ce corps, c’est le jus tiré du fruit de sa vie passée, pressé au pressoir de la liberté de l’esprit : c’est ce que Philosophe Aventurier est vraiment, au fond, et ce qu’il a toujours été ou voulu être.

L’être est déterminé par ce qu’il accomplit, par ses actions, ses aventures. La seule certitude que nous ayons vraiment c’est de faire, vous disais-je plus tôt en parodiant Descartes. Tous les vivants font des actions, donc des expériences, donc des aventures, et de les faire, ils sont. C’est ce que nous sommes : des aventures. Faisons en sorte qu’elles vaillent la peine d’être vécues. Il vous reste plus ou moins 15.000 jours, foncez !!!

Philosophie de l’Aventure – en vidéo !

[youtube]http://youtu.be/Iw9Ox2WLyQQ[/youtube]

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