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Salut tous ! J’ai un paquet d’aventures en retard à vous raconter, mais voici la dernière en date : « L’aventure de faire du camping ainsi que d’être barman et serveur au Montreux Jazz Festival 2012 en Suisse » (je me suis permis d’abréger).

Les festivalaux musicals, je ne m’y étais jamais intéressé. La musique et moi ça fait 0,5 de moyenne sur 4 ans d’enseignement au collège, la pratique de la flûte à bec et la tête de la prof m’ayant dissuadé très tôt d’apprendre quoi que ce soit de plus en la matière. Hormis les chansons à texte donc (Brassens, Montagné, Début de soirée, etc.), la musique se résume pour moi à des mélodies plus ou moins agréables, susceptibles d’aviver ou de raviver telle émotion. Je les écoute au petit bonheur la chance quand elles me tombent dans le creux de l’oreille. Je ne sais pas qui les fait, comment, quand et pourquoi, ce qui fait qu’assister à un concert le vendredi soir est pour moi une activité qui vient en cinq après boire un coup en ville, aller au cinéma, me masturber et écrire des alexandrins à la lumière de la pleine lune (je suis un peu poète comme vous savez).

Donc, les festivaux, ce n’était a priori pas mon truc, ce qui fait que je suis allé essayer.

MJF : Montreux Jazz Festival

Pour aborder cette aventure chers excellents lecteurs de l’EXCELLENT Nabolo-blog, permettez-moi une mini intro afin de situer le bidule. Le Montreux Jazz Festival a certes lieu à Montreux, en Suisse, au bord du lac Léman… mais ce serait une erreur de croire que c’est là qu’il se trouve. Car le Montreux Jazz Festival est en fait un monde mobile et éphémère, Atlantide des temps modernes qui ne vit guère plus de deux intenses semaines dans le cœur de tous ceux qui y participent, puis voyage toute une année durant dans les limbes du souvenir jusqu’à réapparaître magicalement (NB : « de façon magique zé théâtrale ») 350 jours plus tard depuis 46 ans. Et comme vous pouvez le constater : les Muses étaient de la partie, ça c’est de l’intro !

Visualisez bien les choses : un très très grand lac tout plat dont on ne voit pas le bout ; sur la rive d’en face de hautes montagnes prises dans les nuages ; dessus des canards, des cygnes, et des bateaux de passage battant pavillons suisse et français (et quelques bouteilles en plastique mais de loin ça se voit pas). Sur la rive où nous nous trouvons, comme une grande ligne droite le long du lac, il y a, tout au bout à droite, le camping de « La Pichette », puis la ville de Vevey où se trouve le siège de Nestlé (mais surtout un arrêt de bus), puis le camping de « La Maladère » et enfin Montreux et son festival. Derrière nous d’autres montagnes avec des vignes, des chalets de luxe et des petits trains.

Le festival en lui-même occupe les berges de Montreux. C’est-à-dire qu’autour des deux salles de concert construites en dur, les chapiteaux, les préfabriqués, les bars et les restaurants démontables ont envahi les bords de la promenade où Jean-Jacques Rousseau s’est jadis promené (d’où le nom). Il passe chaque année plus de deux millions de personne sur ce petit territoire dont je vous décris les frontières… Si on prend en compte que chaque personne est une nouvelle planète à découvrir ça fait un paquet d’aventures potentielles : y avait qu’à piocher !

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Articles connexes :

L’aventure du Montreux Jazz Festival 2012
MJF 2012 : l’aventure du camping
MJF 2012 : l’aventure d’être barman
MJF 2012 : la Suisse et les Suisses
MJF 2012 : le staff et récit d’une journée 

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