News Ecrivain bloqué en pleurs devant sa machine à écrire, panne d'imagination

Published on mai 26th, 2010 | by Nabolo

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Le dur métier d’écrivain

plume

On voit bien qu’elle est trempée de sueur, non?

Pour vous prouver que je ne chôme pas, voilà ce que j’ai fait de mes deux derniers jours, j’ai transformé ça :

Cherchant un coin d’ombre sur la berge, le groupe évolue sur un sol sablonneux et caillouteux à la fois, parsemé de rochers sur lesquels, tout autour d’eux, de joyeux baba-cools, sourires béats sur le visage, empilent des pierres en petit monticules ou bien, silencieux mais toujours souriants, contemplent le paysage avec des yeux tellement ouverts que Thomas en distingue les pupilles cernées de blanc… Jusqu’à ce que, subitement, ils enfourchent leurs motos et disparaissent, leurs longs cheveux sales et dreadlockés flottant dans le vent, en laissant derrière eux l’image impérissable de leurs fesses dépassant de leurs pantalons.

… en ça :

Cherchant un coin d’ombre sur la berge, le groupe évolue entre sable et cailloux. De joyeux baba-cools frayent aux alentours : sourires béats sur le visage, ils empilent des pierres en petits monticules ou bien, silencieux mais toujours ravis, contemplent l’invisible avec des yeux si grands ouverts que Thomas en distingue les pupilles cernées de blanc. Soudain, comme par magie, les babas remuent leurs crasses jusqu’à une tribu de motocyclettes fauves qui les emporte vers l’horizon, ne laissant derrière eux que le souvenir, impérissable toutefois, de leurs fesses échappées de pantalons trop larges, preuve certaine que les quatre amis ne sont pas victimes d’un songe.

…en passant par ça :

Soudain/Alors les baba-cools…

  • …agitent leurs dreadlocks jusqu’à une tribu de motocyclettes bariolées qui les emportent au loin. Ils laissent derrière eux l’image de ces fesses vainqueurs de pantalons trop larges, comme la preuve irréfutable que Thomas et ses amis n’ont pas rêvé.
  • …s’enfuient vers leurs motocyclettes et disparaissent dans le lointain. Leurs longues dreadlocks sales portées par le vent, ils laissent derrière eux l’image impérissable de fesses victorieuses de pantalons trop larges.
  • …enfourchent des motocyclettes et pétaradent vers l’horizon, leurs longues dreadlocks sales portées par le vent, en laissant derrière eux l’image impérissable de ces fesses victorieuses de pantalons trop larges, preuve irréfutable que Thomas et ses amis n’ont pas rêvé.
  • …enfourchent des motos et s’évaporent dans le lointain. Leurs dreadlocks sales portées par le vent, ils laissent derrière eux l’image impérissable de fesses victorieuses de blue-jeans trop larges, preuve irréfutable que les quatre amis n’ont pas rêvé.
  • …sans oublier X heures à faire des recherches de synonymes et de vocabulaire, de définition, à me renseigner sur le mouvement hippie, les dreadlocks et les motocyclettes, histoire de ne rien laisser au hasard. Maintenant j’ai des images de fesses de hippies dépassant de pantalons qui me collent aux yeux toute la journée…

Mais ça valait la peine, non ?

Non… ?

Ah bon.




3 Responses to Le dur métier d’écrivain

  1. julien says:

    Salut !

    Je trouve que le changement n’est pas négligeable, c’est beaucoup plus agréable à lire. Je trouve que sur la première version les phrases sont trop longues et passent d’un sujet à l’autre.. bref
    on est pommé en 3 virgules. Ce que tu évites dans la version suivante, que je trouve très agréable à lire. 

    Ne te décourage pas ! j’attend avec impatience la sortie de ton livre

    bon courage !

  2. Daenn says:

    Haha, pauvre Nabolo coincé dans les affres de l’écriture ! Je compatis…

    Le changement vaut effectivement le coup, le deuxième passage est mieux organisé donc plus facile à lire, et il est d’ailleurs plus évocateur (merci, maintenant j’ai aussi l’image en tête…).

  3. Nabolo says:

    Merci les mecs, ca fait vraiment plaisir!!

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