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La faucille et le marteau ne sont pas ne sont pas que les armes du tueur de la ‘Cité de la peur’.

Moscou, 1951. La guerre froide bat son plein. Les espions du KGB rodent partout tandis que l’URSS cherche à étendre son influence. Un chapeau de fer s’est abattu sur l’Union soviétique, dirigée par un homme de fer et séparée de l’ouest par un rideau de fer. C’est l’enfer. Néanmoins un homme a décidé de se trouver là, volontairement.

Il a voyagé partout, il a connu toutes les femmes du monde et il n’en attend plus rien. Seulement il y a quelques mois, un alcoolique marin lui a vanté les prouesses charnelles des moscovites et le Don Juan s’est alors aperçu que ces jeunes femmes manquaient à son palmarès ! Il a donc décidé d’aller vérifier par lui-même ce qu’elles pouvaient bien avoir de si exceptionnel.

« Grâce » à l’extrême indigence du moment, quelques billets verts ont tôt fait de lui obtenir les faveurs d’une très grande, très slave et très belle blonde. Mais l’homme la prévient tout de suite…
– Je te préviens…

…qu’il attend d’elle des services exceptionnels.

– …j’attends de toi des services exceptionnels. En un mot : je veux que tu me surprennes. J’ai essayé tout ce qui se fait déjà, alors montre-moi quelque chose de vraiment nouveau si tu veux avoir ton argent.

La jeune femme ne se démonte pas :
– Da tovaritch, da ! Tu as déjà essayé la « levrette finlandaise » ?
– Oui.
– La « brouette hongroise » ?
– Oui.
– La « tulipe hollandaise » ?
– Oui.
– La « tartiflette française »… ?
– Oui.
– La « vache ukrainienne » alors… ?
– Oui, oui et oui. C’est tout ce que tu peux me proposer ? s’indigne l’étranger, à la fois déçu et énervé (et con).

La jeune femme réfléchit un instant, hésite, puis propose :
– Et « le coup de la propagande », tu connais ?
– Ah ça, s’étonne l’homme, non, ma foi je ne connais pas.
– Alors c’est parti !

La jeune femme l’entraine dans son petit réduit où ils entrent rapidement en matière et enchaînent cabrioles sur cabrioles, toutes celles déjà évoquées et puis d’autres encore : une « chevauchée transsibérienne » suivie d’une « flûte afghane » directement fondue dans une « envolée ouzbèque », etc. Mais l’homme tient bon et même : il en redemande. Quand la jeune moscovite a épuisé tout son savoir, il en revient à la raison pour laquelle il est venu :

– C’est tout ce que tu sais faire ? Je connaissais déjà figure-toi. J’attends toujours que tu me montres ce fameux « coup de la propagande ».
– Tu en es sûr ? Tu veux vraiment voir le « coup de la propagande » ?
– Oh que oui !
– Bon très bien, s’incline-t-elle, alors je vais te montrer le « coup de la propagande ».

Sur ce elle enlève son œil de verre, le pose sur la table de chevet et lui dit :
– Vas-y maintenant, bourre-moi le crâne.

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