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Nabolo le clodo

Moi dans mon appart, avant.

Ca fait quelques mois maintenant que j’ai posé mes bagages pour me consacrer à des activités plus lucratives que mes voyages et la tenue de ce blog (quand je vous disais qu’il fallait faire des dons !!!). Ca n’empêche pas l’aventure de me traquer jusque dans mon quotidien puisque, s’il y a bien un truc auquel je ne suis pas habitué, c’est celui de me créer un « confort » dans la vie de tous les jours : et c’est la nouvelle mission que je me suis fixée.

Je suis content parce que j’ai très vite constaté qu’il y avait du progrès par rapport aux années passées : je ne dors plus sur un matelas posé par terre (il y a un clic-clac-fauteuil en-dessous), mes vêtements ne sont plus empilés sur des cartons (j’ai récupéré tout un tas de meubles libres) et je ne dors PLUS SEULEMENT avec un sac de couchage comme couverture : j’ai un drap dessus et dessous pour la forme (en plus d’un oreiller avec taie, mais je vais pas en rajouter, on n’y croirait plus).

C’est un bon début, mais ce n’est pas tout… Car un aventurier de ma trempe ne saurait se satisfaire du peu quand il a le monde à conquérir, et c’est ainsi que j’ai fait l’acquisition d’une bougie-qui-sent-bon et d’un palmier nain.

L'est-il pas mignon? Grr, c'est la jungle, grr!

Mon ami du quotidien : le palmier nain

Ce palmier nain (qui aurait pu finir à la poubelle si je ne l’avais sauvé in extremis des mâchoires d’acier de la benne… ou devrais-je dire « la bête » ? Ô chimère des villes, gardienne de leur propreté ! Ô géant d’acier au grondement de fer ! Ô muses, mais muuuuses !!! Merde maintenant ! Ne me laisserez-vous donc jamais en paix ?!) et ce palmier nain vous disais-je, en plus de m’apporter quotidiennement un surplus non-négligeable d’oxygène, me rassérenérène et me rappelle à quel point les tropiques sont à portée d’imagination (je travaille à Tourcoing) et ça les amis, ça vaut toutes les plages, toutes les femmes et toutes les piña coladas au soleil couchant du monde, croyez-moi ! D’ailleurs si l’expérience se passe bien (s’il survit plus d’un mois) j’envisage d’offrir des pots de petites sœurs et de petits frères à mon palmier, en espérant constituer bientôt une véritable jungle dans ma chambre. J’y rajouterai plein d’insectes pour que ça bouge et ça vive, voire un chat orange que je strierai de brun pour le style.

Voilà donc mon premier conseil à toi qui, comme moi ami lecteur, est contraint de vivre l’aventure en sédentaire : il faut s’entourer de plantes !

J'aurais préféré de la part de Zia...

La bougie qui sent bon

S’il y a un truc que la vie m’a appris, c’est comment reconnaître une chambre de fille d’une chambre de garçon. La première sent bon, la seconde pue. C’est la raison pour laquelle les hommes finissent un jour par se marier : puisqu’ils n’habitent plus chez maman et dès qu’ils n’ont plus l’occasion de squatter chez des copines… alors ils en ramènent une à la maison et là, miracle, leur chambre sent bon ! Or, plutôt que de se coltiner une fille au quotidien, la bougie-qui-sent-bon offre une alternative moins coûteuse et moins embarrassante… Le seul souci étant qu’une bougie ne s’entend pas forcément nickel-nickel avec une forêt de palmiers nains. Mais ça vaut le coup d’essayer, avec une bonne assurance (c’est encore plus aventureux sans assurance !!!).

La barre de fer

On l’a vu, Gad Elmaleh met un point d’honneur à me piquer toutes mes idées, même celles que je n’ai pas eues avant lui. Pas grave, le talent finira par faire la différence et je prends le contrepied de son fameux sketch pour vous dire que oui : une barre de fer c’est bien utile pour garder la forme au quotidien. Comment donc ? C’est bien simple : on s’la fout dans le couloir du fond en jurant sur sa vie de se taper cinq tractions à chaque fois qu’on passe dessous et en quelques jours à peine, paf : on ressemble à Lauramélie Manausmou.

Mais à vrai dire, pas besoin de barre de fer ! Il suffit, pour avoir la pêche, de faire du sport à chaque fois que l’occasion se présente : courir au lien de marcher ; porter des sacs à bout de bras plutôt que les bras ballants ; s’acheter une souris en plomb massif ; se brosser les dents avec un sac plastique rempli de deux litres d’eau pendu au bras ou une série d’assis-debout aux toilettes… y a rien de mieux qu’un peu de pression pour travailler les cuisses !

Être végétarien

Pas besoin d’être aventurier pour ça, un peu de bon sens suffit. Et laisse-tomber le bien être ! Bref, nous en reparlerons… (en plus dans une société cadavrivore comme la notre c’est méga-rebelle et supra-aventurier, alors pouêt)

On en mangerait ! (mais faut pas s'en foutre dans l'oeil)

Le savon qui fait propre

Cinquième élément de mon attirail pour vivre-l’aventure-en-pleine-santé-du-quotidien : le savon qui fait propre ! Et là j’ai récemment fait une trouvaille en la personne des magasins Lush, qui permettent de se savonner avec des produits à base de fruits et de trucs naturels qui n’ont pas d’abord été testés sur des anus de rats. Et là je dis oui. D’ailleurs il suffit de se rendre dans une boutique Lush pour être conquis : ça sent trop bon les fruits et les épices, les savons s’y confondent avec des pièces montées de gâteaux à la crème… j’ai pas essayé de les manger mais je pense qu’y a moyen (au pire tu t’en sors avec la bouche toute propre). C’est aussi là-bas que j’ai découvert le shampooing solide : un petit pavé ridicule qui dure aussi longtemps que trois bouteilles (Bouh le plastique ! Bouh !) de shampooing classique en plus d’être naturel et pas testé sur des pubis de lapine (ceci étant je m’en suis foutu une goutte dans l’œil hier et ça m’a occasionné une paralysie faciale de quelques heures… à peine ! D’ailleurs je m’en fous : je suis écolo).

Voilà, c’est fini pour aujourd’hui et je dédicace ces conseils à tous les backpackers de retour au sédentariat et à tous ceux qui vont vivre pour la première fois loin de chez leur maman. Courage les amis, si je peux le faire, vous aussi !

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