Aventures rue de Mombasa, circulation et immeubles, vue de haut en plongée

Published on décembre 7th, 2011 | by Nabolo

6

L’aventure africaine II – Mombasa, et toi ?

Lire l’épisode n°1

Les rickshaws du Kenya, pourtant importés d’Inde, s’appellent des touk-touks. Le monde est fou.

Le premier truc qui me choque en débarquant au Kenya, c’est la popularité de Tom & Jerry qui parviennent à faire vendre des shampooings, des savons, etc. Le reste est comparable à l’Inde : c’est le bordel (mais moins quand même). Ca klaxonne, il y a de la poussière et des gens qui crient partout, etc. Je vous invite à lire mon EXCELLENT roman (primé au festival international de mon quartier de la littérature alternative & contempourienne) pour en savoir plus. J’ai découvert le tout en me baladant en rickshaw (qu’ici on appelle touk-touk) et en compagnie de Coolette (NDN: ce qui n’est pas son vrai nom mais presque, vu que c’est un nom franco-chrétien modifié – cette parenthèse était essentielle), ma gentille hôtesse qui est venue me chercher à l’aéroport. J’ai contacté Coolette sur coachsurfing trois jours avant mon départ et elle m’a dit que no problem, je pouvais squatter chez elle. Cool.

Les alentours du marché couvert de Mombasa.

Coolette est originaire des alentours de Mombasa. Elle m’emmène faire un tour en ville, tout en s’interposant lorsqu’un vendeur déduit que je suis trop pâle pour être pauvre. Plus un blanc à l’horizon depuis que j’ai quitté l’aéroport, c’est donc moi l’ami public n°1 (tout le monde m’appelle « my friend »). Ce qui n’est pas sans avantages puisqu’on me fait goûter des fruits gratis même si Coolette et moi n’échappons pas aux services inutiles d’un guide auto-proclamé (services payants, nous le découvrirons sans surprise à la fin) dont elle ne se débarrasse pas. Je suis. Quand on s’arrête pour bouffer une noix de coco, le type me découpe une cuillère dans la coque en moins de deux. Haha ! (ris-je) il ignore donc que je ne voyage jamais sans ma cuillère-fourchette-couteau-ouvre-boîte-tout-en-un de chez Nature & Découverte ? Je le snobe pour utiliser la mienne.

Vue sur le balcon de Coolette.

Quel con.

Mais l’aventure est parfois à ce prix les amis, au prix de se comporter comme un connard pour mieux pénétrer dans son trip ! Nous y reviendrons.

C’est bientôt la tombée de la nuit (très tôt, vers 18h00) soit l’arrivée de la mort, des vampires, des moustiques tueurs transmetteurs de paludisme, et bien que Coolette me garantisse qu’elle ne connaît personne qui ait le palu, le site de l’ambassade de France est formel : je la supplie pour que nous rentrions, afin que j’enfile un pantalon et des chaussettes montantes, que je m’asperge d’anti-moustique pour peau ET pour vêtement (j’ai déjà activé mon ultra-son anti-moustiques femelles).

(ici je me permets une phrase qui sert à rien parce que je galère depuis dix minutes pour insérer les photos au bon endroit et qu’il me manque une ligne pour que tout colle bien, merci de votre compréhension)

Coolette cuisine un plat typique : l’ugali.

Chez Coolette c’est petit, mais coquet. Le mini-salon est bourré de canapés et équipé en TV lecteur DVD. Le balcon, 50cm/50 est entouré d’une grille de prison. La salle de bain-toilette se déverse dans le couloir mais ce n’est pas grave : un coup de serpillère et rien n’y paraît plus, un coup de soleil et tout s’évapore ! Coolette m’a préparé un Ugali (sur son réchaud, dans la cuisine). Il s’agit de pâte de manioc assortie de légumes et de viande. Très bon (même si je ne mange plus de viande). Et puis ensuite on s’est adonné à la passion de Coolette : la sodomie.

Tiens à ce propos j’ouvre une parenthèse pour vous faire remarquer que ce blog a pris un vrai tournant entre les débuts où je travaillais sur un jeu vidéo tendance ados et aujourd’hui que j’écris dans un magasine tendance adultes. Comment vivez vous ça vous, les fidèles d’entre les fidèles ? N’hésitez pas à laisser un commentaire en bas de page (oui, tous les deux) pour me dire si vous avez trouvé cette saillie drôlistique (c’est comme ça qu’on dit chez les pros) : « drôle », « vulgaire » ou « drôle mais vulgaire ». Ca me permettra d’ajuster pour la suite, vu que je suis quasiment dépourvu de libre arbitre et de bon goût.

Un plat typique cuisiné par Coolette : l’ugali !

Où en étais-je ? Ah oui ! Non en fait la vraie passion de Coolette c’est le cinéma, et plus précisément les films d’actions où ça flingue à tout va. On en a regardé trois rien qu’en une soirée dont un de trois heures : « Kites », très très blong (bon et long donc). Comme en Thaïlande ce sont des copies filmées à partir d’une caméra que le spectateur glisse dans sa poche, mais franchement la qualité est pas mal du tout. Coolette en a des centaines de ces DVDs. Coolette a aussi envie de m’accompagner, le lendemain (NDN : vous avez vu cette transition de folie ?!) lorsque je lui annonce que je compte prendre le train pour me rendre à Voi. J’ai eu une idée (en lisant mon guide du routard) : je vais aller voir le Ngorongoro.

Sur un vieux parchemin oublié j’ai découvert cette carte tracée au crayon de bois et sur laquelle apparaît très distinctement, au centre, le cratère du Ngorongoro (prononcez « ngorongoro »).

Le Ngorongoro c’est un gigantesque cratère (le plus grand cratère émergé du monde) de l’époque de quand les continents ont bougé (je vous passe les détails, bien que j’ai tout à fait compris moi-même) et dans lequel vivent plein d’animaux. Pour y aller je peux passer par Voi et traverser la réserve de Tsavo jusqu’à la frontière Tanzanienne, longer le Kilimandjaro et poursuivre jusqu’à destination. Ca a l’air aventureux comme parcours, je suis chaud ! En plus j’aime les trains et le train kenyan est plein de promesse avec ses 50km/h de vitesse de pointe… Seulement il ne fonctionne que deux fois par semaine, apprenons-nous à la gare, et Coolette, qui n’est pas fan de « l’expérience Matatu », me laisse poursuivre seul vers mon destin.

Qu’est-ce qu’un Matatu ? C’est le moyen de transport qui me conduira à Voi, c’est-à-dire un mini van qui servait autrefois pour les safaris, qui est couvert de poussière et rempli de gens, et dont les amortisseurs ont déjà été bien amortis (le nom complet « Matatukilltöte » trouve ses origines dans la tenue de route du véhicule : en général on abrège, et lui aussi).

Je salue chaleureusement mon hôtesse qui me recommande de passer la voir au retour pour mâter un très bon film de sa collection. Il est 7h00, je suis en route !

Ps : 4x Nabolo-points à qui peut m’expliquer le jeu du mot du titre (perso j’ai du mal) !

Lire la suite en cliquant ici !




6 Responses to L’aventure africaine II – Mombasa, et toi ?

  1. Yoann says:

    « Hmm, bah ça va et toi ? »

  2. julien says:

    Perso je ne trouve pas qu’il y ait eu de tournant si marquant, cette saillie m’a fait rire (faut pas la sortir du contexte cette phrase..)
    Je trouve ça top que l’on puisse, en trois jours, trouvé qqun qu’on ne connait pas qui nous héberge comme ça… par contre j’avoue que pour le titre.. :/
    vivement la suite de tes aventures !

  3. Druss says:

    Y a pas de jeu de mot dans le titre c’est juste pour se moquer de nous en nous voyant réfléchir à trouver quelque chose qui n’existe pas.

  4. Alix says:

    Manque pas ça !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.

Back to Top ↑

  • Ose t’abonner si tu l’oses !

    Nabolo-avatar-moyenMUHAHAHA ! Grâce à un complexe réseau d’astuces manipulatoires, je suis parvenu à attirer ton œil sur le côté de la page afin de te pousser à l’abonnement.

    Cet abonnement est GRATUIT (encore heureux) : en fait il ne s’agit que de laisser ton mail dans la case ci-dessous pour que nous puissions rire ensemble et sans faillir des prochaines publications de l’EXCELLENT Nabolo-blog ! Cela n’implique pas que je t’incorpore à une armée de fans dont l’objectif inavoué serait la conquête du Loir-et-Cher, pas du tout (mais tu en sauras plus en remplissant le longuissime formulaire que tu aperçois juste en dessous... celui qui écarte pour toi ses deux encarts blancs, immaculés, vierges, purs et blancs, rien que pour toi... n'hésite plus !).