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globe-trotter

Le monde d’aujourd’hui est à portée de route. Rien ne dit que ce soit un acquis permanent (ps : si vous partez, partez pour apprendre, pas pour répandre).

Aujourd’hui l’EXCELLENT Nabolo-blog vous donne une poignée de trucs et astuces pour préparer, financièrement, votre vie de globe-trotter, ou plutôt pour rassembler les meilleures conditions possibles pour ne rien avoir à préparer.

Vous voulez devenir globe-trotter ? Il y a trois critères à prendre en compte :

1. Le lieu

Le lieu c’est partout dans le monde, ou enfin presque : ciblez les pays pauvres (par pauvre j’entends ceux dont la monnaie est moins forte que la votre : selon ce critère la Chine est un pays pauvre par exemple… mais sans doute pas pour longtemps).

Vous êtes un petit privilégié occidental, il faut en profiter ! Deux fois plus puisque ça fera plaisir à tous les pauvres que vous irez rencontrer en dépensant votre monnaie, rendue plus forte que les monnaies locales grâce à des siècles d’esclavage, de guerre et de colonisation !

Le monde est ce qu’il est, tout ça est derrière nous, et vous n’y changerez plus rien (mais vous pouvez encore aggraver la situation en vous comportant comme des connards, faites attention !).

Donc pour être un globe-trotter à peu de frais, il faut voyager dans les pays où la vie n’est pas chère, bien sûr, et y passer suffisamment de temps pour amortir ce que ça aura coûté de vous y rendre.

2. Le temps

Vivre dans un pays pauvre ne coûte pas cher, seulement vous n’aurez pas le temps de vous en apercevoir si vous avez claqué 1.600 euros pour un aller-retour de deux semaines. Partez donc lorsque vous avez du temps devant vous… Je dirais même plus : lorsque vous avez du temps devant vous, partez ! Si vous n’avez pas de crédit à rembourser, de loyer à payer, de famille à nourrir, ça vous coûtera moins cher de passer trois mois au bout du monde (prix du voyage compris) que trois mois chez vous à économiser.

3. L’argent

Bien sûr, vous avez besoin d’argent. Il y a plusieurs moyens pour en obtenir : héritage, loterie, travail, etc. Peu importe d’où il vient, si vous en avez, profitez-en sans complexe ! (mais faites très attention à la manière dont vous vous comporterez dans les pays que vous traverserez. Défendre l’image d’un Eldoradoccident peut avoir des conséquences néfastes).

Si vous n’avez pas d’argent c’est moins facile, mais rien n’empêche de travailler en route, illégalement bien sûr (les systèmes de permis de travail sont trop compliqués, c’est très mal foutu, sauf à vouloir vraiment vous installer, ou dans certains pays où c’est possible via des programmes mieux organisés (genre « WWOOF« ). En tant que globe-trotter ce qui vous intéresse a priori c’est de globe-trotter, vous n’aurez pas besoin de milliards et en tant qu’aventurier c’est pareil… Partez donc de chez vous à pied ! Et il y a des tas de pays où dormir dans la rue n’est pas un problème.

Si toutefois vous ne souhaitez pas globe-trotter toute votre vie, le scénario idéal c’est encore de partir avec de l’argent, avant d’être certain de retrouver, plus tard, une nouvelle source de crédits : entre deux périodes d’emploi par exemple. Vous pourrez voyager le cœur léger !

Trucs et astuces complémentaires

Couchsurfing

Je ne m’exprime pas au nom des backpackers et autres globe-trotters mais en tant que philosophe de l’Aventure et penseur contempourien, votre objectif, en voyageant, est de vivre un maximum d’expériences nouvelles. Et les personnes les mieux placées pour vous aider sont les habitants des pays que vous allez traverser. C’est avec eux qu’il faut établir le contact, car ce sont eux qui font l’intérêt de votre voyage, sans compter que ça peut être très avantageux financièrement, pour vous comme pour eux : ils bénéficieront de vos dépenses et vous de leurs tarifs réduits.

Il existe un site appelé « couchsurfing » qui tente de faciliter ce genre de procédé. Le site compte une communauté active, même si c’est au petit bonheur la chance pour se faire héberger. Ca demande souvent de l’investissement en temps. Néanmoins c’est économique et un moyen rapide et agréable de découvrir les vies locales (quand ça marche).

Billets

C’est bien connu, les billets sont moins chers quand on les achète à l’avance. Longtemps à l’avance. A mi-temps ils sont au max, donc si vous avez raté le premier créneau vous y gagnerez à attendre le dernier moment (= la veille ou deux jours avant).

Négociation

La négociation, c’est une aventure sans cesse renouvelée ! Vous ne savez jamais quel prix vous paierez à la fin, c’est comme un jeu ! La négociation est quelque chose de normal dans de nombreuses cultures (voire d’apprécié : ça donne un côté plus humain). Les Occidentaux y sont regardés avec de grands yeux ronds lorsqu’ils payent cash le premier prix qu’on leur a proposé… A ne pas faire, svp ! Lorsque vous voyagez en vous comportant comme vous le feriez chez vous, vous modifiez l’environnement local. C’est comme verser du sirop dans un verre d’eau, parfois la couleur se répand très vite. Il faut donc que vous appreniez à négocier, parce que c’est une pratique très plaisante; parce qu’il n’y a rien de généreux à payer le prix fort (au contraire, vous encourageriez l’augmentation du prix, la pauvreté locale, l’émigration et de nombreux rêves déçus), et parce que ce sera beaucoup plus économique pour vous. Vous pouvez ainsi diminuer le prix de votre séjour de 25 à 50%.

Parler des langues étrangères

Ca vous épargnera diverses arnaques d’apprendre la base des langues des pays où vous voyagez. L’anglais est bien sûr la clef du voyage à travers le monde, difficile d’imaginer un globe-trotter qui ne le parle pas… même si ça dégoute de devoir parler la langue de ces connards qui ont brûlé Jeanne d’Arc.

Vérifier le cours de votre monnaie

Votre richesse, dans les pays « pauvres », c’est la force de votre monnaie. Vérifiez son cours régulièrement, voire à chaque fois que vous retirerez de l’argent (toujours des grosses sommes pour éviter de payer à la taxe de la transaction à tous les coups) et attendez qu’il soit au plus haut. Dans certains pays vous ne sentirez pas la différence, quelles que soient les fluctuations, dans d’autres ce sera le jour et la nuit.

Faire de l’argent sur place

Selon votre tronche et les pays que vous visiterez vous aurez un faciès « atypique » ce qui peut servir à décrocher des petits boulots faciles. Servez-vous ! Ces jobs sont pour vous : vous ne volez le travail ne personne, les locaux ne vous le reprocheront pas.

Les conseils évidents

Dormez là où c’est pas cher (tente, rue, habitant, dortoir, auberge); mangez là où c’est pas cher (rue, habitant, cuisinez); voyagez avec des moyens de transport pas cher (marche, vélo, bus, train). Vous tomberez malade, vous chopperez la tourista, vous croiserez des cafards, etc. Rien de tout ça n’est mortel. Au bout d’une ou deux fois vous n’en aurez plus rien à foutre et votre porte-feuille ne s’en portera que mieux !

Petite parenthèse sur la télévision et tous les messages alarmistes…

La télévision, comment ça marche? Les chaînes sont financées par des pubs qui sont financées par des grandes entreprises. L’objectif de ces grandes entreprises est que les gens consomment (c’est pour ça qu’elles font de la pub). Quand les gens ont peur, c’est statistique, ils consomment davantage : ils stockent, comme des écureuils.

Pourquoi la peur pousse-t-elle à la consommation?

  • Quand on a peur de sortir de chez soi (chez soi désignant la maison, la ville ou le pays, peu importe) on tend à dépenser son argent dans l’amélioration de son confort plutôt que dans les voyages, par exemple.
  • Inconsciemment, quand on a peur, on stocke par crainte des pénuries (vous connaissez le phénomène : il est bien plus facile de vendre le tout dernier exemplaire d’un bidule série limitée plutôt qu’un bidule série pas limitée, même si ce sont tous les deux les mêmes bidules).
  • Quand on a peur, on échange moins avec ses voisins, parents et amis, on se replie sur soi-même : on ne va pas emprunter du sel à son voisin qu’on connaît mal, on va acheter du sel au supermarché… Il y a des endroits dans le monde où tout le voisinage regarde une unique télé. Ces gens là ne sont pas méfiants, ils sont moins individualistes et plus généreux : ils n’ont pas la peur du manque ni celle de l’autre (mais puisqu’ils ont la télé, ça viendra peut-être ^^).

L’intérêt des grandes entreprises qui financent la télévision est donc que les gens aient peur. L’autre protagoniste qui y trouve son intérêt, c’est l’Etat.

  • Plus les gens ont peur, plus l’Etat a de largeur pour édicter des lois, prendre des mesures de sécurité, etc.
  • Plus les gens ont peur, moins ils voyagent… Et pour un Etat cela n’a aucun intérêt que ses ressortissants voyagent : ça veut dire qu’ils iront dépenser leurs sous à l’étranger (= chez le concurrent), et qu’ils s’exposeront à des visions extérieures et critiques, etc, sans compter que ca rend intelligent.
  • L’Etat a fortement intérêt à favoriser le bénéfice des grandes entreprises (qu’il taxe).

DONC: les entités qui contrôlent la télévision ont de gros intérêts à ce que les gens aient peur, d’où l’on peut conclure qu’il ne faut pas prendre ce que dit la télévision trop au sérieux en terme de dangers gravissimements dangereux (cf; En direct de Bangkok: la mort en marche)… Je dirais même que regarder la télé c’est s’exposer à être manipulé, et que le terrorisme c’est du pain béni pour le capitalisme ! Y a pas d’ennemi ! On est en guerre mais y a pas d’ennemi… Le saviez-vous ? Aux Etats-Unis il y avait (je ne sais pas si ça y est toujours) des degrés de risque d’attaques terroristes tous les jours, avec un code couleur, comme les drapeaux à la plage, pour savoir si on peut se baigner. J’ai entendu des Américains (j’étais sur place à l’époque, il y a à peu près six ans) qui se réjouissaient qu’aujourd’hui on soit « seulement en alerte orange » parce qu’ils pouvaient sortir de chez eux sans risquer leur vie. Et je vous parle même pas de la tune que les fabricants de masque à gaz se sont faits avec les soi-disant menaces d’attaques bactériologiques… Bref, jetez votre télé et partez voyager, c’est tellement moins dangereux que de vous promener tard le soir dans votre quartier.

Demandez vous toujours qui vous rapporte quelle information et pourquoi. Vous n’en sortirez pas plus con.

Articles complémentaires :

Société et Etat: une vision appuyée par le film Matrix
La peur et l’utilisation de la peur par les Etats

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