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Une bande de néo-nazis s’apprête à faire sa fête à un véritable melting pot vivant, un clone ambassadeur de la diversité génétique. SCANDALEUX!

Au fur et à mesure de mes lectures (j’ai du lire la série complète une demi-douzaine de fois), il est apparu qu’on pouvait relever un certain nombre d’éléments qui étayent la théorie déjà évoquée par les médias (toujours prestes à dénigrer ce qui plait aux jeunes puisque ce sont les vieux qui payent) selon laquelle Dragon Ball défendrait des idées nazis.

Ce qui leur a mis la puce à l’oreille, c’est que les Saïyens (ou « guerriers de l’espace », la « race » de Goku et ses amis) deviennent blonds aux yeux bleus lorsqu’ils révèlent toute leur puissance (Diable ! Ils sont observateurs les bougres !).

Des détails comme ça on peut en trouver d’autres. Ces Super Saïyens (ou « Super Sayazu » en japonais) portent les initiales SS. Ils viennent d’une planète qui a été dominée puis anéantie par une sorte de peuplade métisse (les troupes du tyran Freezer sont constituées de créatures de toute forme). Néanmoins ce sont des « super guerriers » convaincus de leur supériorité génétique (Végéta et Nappa ne s’en cachent pas en arrivant sur Terre).

Shen dragon ball dieu Hirohito empereur du Japon dragon ball nazi

A gauche Shen, incarnation de Dieu sur terre. A droite Hirohito, ex-empereur du Japon, acteur majeur de la seconde guerre mondiale. Même coupe de cheveux, même lunettes, la moustache de Shen est juste un peu plus hitlérienne. Et regardez bien: même leurs chemises se ressemblent!

En faisant le parallèle avec l’histoire des Saïyens, on s’aperçoit que les Namek, peuple sage et uni-racial, subi lui aussi les foudres des troupes métissées de Freezer. On peut ajouter que, lorsqu’il s’incarne au championnat du monde des arts martiaux, Dieu choisi un  humain qui porte une coquette moustache hitlérienne (sans compter qu’en poussant un peu, c’est le portrait craché de Hirohito, empereur du japon à l’époque de la seconde guerre mondiale).

Mr Popo esclave noir dragon ball nazi

Mr Popo, esclave noir caricatural ou homme le plus proche de Dieu?

J’ajoute que l’un des rares personnages noirs du manga est Mr Popo qui exerce le métier de serviteur (bon c’est le serviteur de Dieu mais quand même) et que l’armée du Ruban Rouge que Goku met à mal n’est pas sans rappeler l’armée rouge ; que les membres qui la constituent sont prétendument tous homosexuels et que c’est elle qui viendra finalement à bout de Goku à la fin de l’histoire (puisque Cell – le métisse par excellence – est issu d’un projet de clonage qui avait été initié par le professeur Guero, à la solde du Ruban Rouge)… D’ailleurs (Tiens, tiens !) c’est un personnage de couleur qui est à la tête de cette armée (au début le larbin du Chef, il en prend les commandes quand celui-ci se révèle incompétent).

Vous aurez tous compris les nombreux parallèles avec la seconde guerre mondiale, notamment le triomphe des communistes (les méchants) sur les nazis (les gentils). Je souligne par ailleurs que le roi du monde, dans Dragon Ball, est un chien, ce qui, à n’en pas douter, en dit long sur les opinions politiques de M. Toriyama (sauf que comme c’est un chien sympa les interprétations deviennent de plus en plus difficiles pour la critique…).

ruban rouge communisme communiste urss

Toute ressemblance avec le symbole de l’armée rouge serait parfaitement fortuite.

Tous ces éléments conduisent à la question suivante :

l’histoire de Dragon Ball délivre-t-elle un message nazi, ou raciste ?

Eh bien pas du tout. Goku, le héros, est un modèle de naïveté (pureté ?) qui se moque des apparences. Il est le défenseur de la Terre, une planète métissée au possible (qui inclut notamment une forte population d’animaux qui parlent). Par ailleurs, Gohan, son fils métisse, est plus puissant que son père. Végéta admet lui-même que le métissage entre terriens et Saïyens semble donner de très bons résultats.

Si les Saïyens sont clairement présentés comme un peuple raciste et dominateur dans l’histoire, Goku, qui les a reniés, annonce tout aussi clairement sa position : il se considère comme terrien d’adoption. Il y a de nombreuses leçons de tolérance qui sont données au travers de Dragon Ball (Goku et ses amis refusent d’attaquer le Dr Guero avant qu’il ait commis son crime bien qu’ils le sachent coupable par avance de façon certaine grâce à l’entremise de Trunk arrivé du futur pour les en avertir ; Goku épargne toujours ses adversaires qui lui en font la demande ; Goku n’a d’a priori sur rien, ni sur les genres – qu’il distingue mal -, ni sur les races ou les espèces).

Goku Luffy dragon ball one piece

Goku et Luffy échangent le maillot: l’avenir est au second désormais!

Néanmoins, le message principal véhiculé par Dragon Ball, pour moi, ce n’est pas la tolérance, ce n’est pas non plus l’amitié (contrairement aux chevaliers du zodiaque qui en font des tonnes) : c’est qu’il faut vivre sa passion, chose que San Goku fait jusqu’à la mort, non sans mettre, au passage, plusieurs mondes en péril.

Ce crédo sera repris plus tard, et de matière un peu plus grossière par Monkey D. Luffy, au travers des épisodes de One Piece.

D’ailleurs si je me délecte à lire les aventures de son équipage, quand je regarde Luffy, c’est Goku que je vois.

Dragon Ball, œuvre majeure de la fin du XXème siècle ? Oui ! Il y a énormément de choses à dire sur ce chef d’œuvre, mais le mieux c’est encore de le lire !


Lire l’article précédant sur Dragon-Ball: incohérences lunaires

Lire l’aricle suivant sur Dragon-Ball: incohérences intemporelles

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