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Aujourd’hui j’aimerais pousser un coup de gueule contre les directeurs de zoo !

Il arrive très fréquemment qu’on trouve, dans les zoos de France et d’ailleurs, des chèvres et des moutons se partageant un même enclos. Or, cela complexifie de beaucoup la tâche de ceux qui, comme moi, adorent se rendre au zoo pour mettre les doigts dans la bouche des animaux.

En effet, qui n’a jamais essayé de nourrir les chèvres en passant la main à travers la grille de leur enclos ? Au début la main tient des feuilles ou du pain, et c’est donnant-donnant entre la chèvre et soi. Mais, une fois la nourriture consommée, la chèvre continue de chercher et de farfouiller avec sa langue : paf ! On se fait sucer la main gratis.

Et ça, c’est trop rigolo ! Ca chatouille et tout, en plus j’aime bien l’odeur des chèvres qui me permet, pendant quelques instants, de communier avec la nature. Evidemment, rien de tout ça n’est possible si la chèvre est en fait un putain de mouton.

Il faut savoir que les chèvres n’ont quasiment pas de dents dans la bouche, mises à part de petites molaires gracieuses, cachées tout au fond… Contrairement au mouton. Avec sa grosse langue râpeuse, le mouton est capable d’aspirer les doigts dans sa moissonneuse batteuse garnies d’incisives de canines et de trucs qui piquent.

Alors, puisque les directeurs de zoo s’entêtent à rassembler moutons et chèvres dans un même enclos, comment distinguer une chèvre d’un mouton ?

Regardez bien les cornes. En général, les moutons n’en ont pas, ce qui fait d’eux des brebis. En revanche, une brebis avec des cornes, c’est un bélier, soit l’équivalent d’un bouc qui est en fait une chèvre… On comprend que les directeurs de zoo s’y perdent.

Le meilleur moyen reste donc, pour distinguer une chèvre d’un mouton, de leur mettre les doigts dans la bouche : croyez moi, ça vous évitera bien des ennuis.


>> Lire la bd de Maliki en rapport avec ce sujet

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