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Voici un article d’actualité brûlante qui fait suite à celui sur « comment distinguer une chèvre d’un mouton ? », lui aussi peut-être annonciateur d’une crise alimentaire à venir, peut-être.

Comment donc distinguer un boeuf d’un cheval ? La question est d’intérêt public en cette époque de sombres lasagnes, mais la réponse n’est pas évidente, ces deux gastéropodes ayant plus de points communs qu’ils n’ont de différences : ils marchent tous les deux à quatre pattes, ils ne volent pas et mangent avec la bouche. Et pourtant, Mère Nature, dans son infinie bonté, nous a laissé plusieurs  indices qui permettent à coup sûr de les distinguer.

1-      On ne peut pas traire un cheval

En principe du moins. Dans les faits c’est quand même possible, mais ça mouille, contrairement au boeuf. Si ça mouille aussi avec un boeuf c’est qu’il s’agit d’un taureau, ou d’une vache (voire d’un cheval, du coup).

2-      Il n’y a pas de boeufs dans les voitures

En tous cas pas dans le moteur. Mais il s’en trouve fréquemment au volant. Pour pas se gourer il suffit de chercher au bon endroit : je vous apprendrai donc très bientôt à distinguer un volant d’un moteur (chaque chose en son temps).

3-      Les boeufs avaient des cornes

Si vous remarquez une absence de cornes aux sommets du crâne de la bête, il s’agit sûrement d’un boeuf. En effet, les boeufs avaient des cornes, qu’on leur a retirées pour éviter tout péril aux pauvres vulnérables gentils employés des abattoirs qui n’ont pas eu d’autre choix que faire ce métier pour vivre car c’est la crise et tout. Problème : les chevaux n’ont jamais eu de cornes.

4-      Le cheval n’est jamais plus fort que le lion

Et c’est vrai : le cheval n’est jamais plus fort que le lion, alors que le boeuf si, parfois. Regardez les zèbres* (*un type de cheval africain qu’on reconnaît aisément au grain de beauté qu’il porte sur le gesticule droit), eh bien le zèbre ne bat jamais le lion (d’ailleurs il n’essaye pas) alors que le buffle si, parfois. Admettons maintenant que des lions remplacent les pauvres vulnérables putain de bâtards d’employés des abattoirs de la crise évoqués plus haut, plus de doute possible sur la nature de la viande : si la viande est hachée, il s’agit d’un cheval, si elle est toujours debout sur quatre pattes et qu’elle rentre pas dans des lasagnes de taille normale, c’est un buffle (autrement dit un boeuf, à deux lettres près). Le seul problème dans la mise en place de ce brillant système étant l’extinction récente des lions de Roumanie… et aussi qu’il n’y aura plus que du zèbre à bouffer.

5-      Le cheval n’a pas le même goût que le boeuf

Postulat quelque peu fantaisiste, surtout s’il faut retrouver le goût dans des lasagnes Findus. Un expert gustatif ne saurait passer le test, mais le bon père de famille, qui mange des lasagnes au boeuf depuis vingt ans, saura dire si son déjeuner a un goût de merde légèrement différent de celui de d’habitude. Après que ce soit du cheval, de la chèvre ou du plastique, seule une enquête bien menée  pourra le confirmer, à condition qu’il y ait des intérêts politico-économiques à la clef (sans quoi on ne risque pas de perdre du temps avec des conneries pareilles).

6-      On peut monter sur un cheval

Le fait est que ce n’est pas le goût le problème dans toute cette histoire, mais qu’on puisse monter sur un cheval, pas sur un boeuf. Or l’homme s’attache à ce qu’il peut monter, et même l’épouse aussi parfois. D’où le choc si on le lui sert à bouffer.

Une solution simple pour régler tous ces problèmes de je-sais-pas-ce-que-je-bouffivore, c’est de devenir végétarien.

Et donc prochainement je vous raconterai : l’Aventure d’être végétarien.

Voilà, maintenant si vous trouvez qu’il y a plus intéressant que le sujet des lasagnes à traiter aux JT de 20H laissez un commentaire-pétition : les membres du gouvernement lisent quotidiennement ce blog. Sinon tout va bien, continuons sans rien changer.

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