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mauvaise coupe

Cette jeune femme paye ses carences en communication interpersonnel au prix fort… Les coiffeurs ne pardonnent pas.

Les communications interpersonnelles m’ont toujours passionné. On prétend que, lors d’une conversation tenue dans un même langage, deux interlocuteurs n’interprètent en fait que 30% de ce que l’autre a voulu dire de la manière dont il a voulu le dire. C’est dire, justement, s’il est légitime de se poser la question de savoir, avant de mettre une baffe à la personne qui vous a insulté, ce qu’elle entendait vraiment par « Nique ta mère ! » : était-ce du premier ou du second degré ? Une métaphore ? Et si non, dans quelle position ?

Observateur attentif de mon siècle (je suis un penseur contempourien, rappelez-vous) j’ai pour habitude de m’exprimer en termes choisis plutôt que spontanés, de manière à faire comprendre au mieux ce que je cherche à exprimer, de même que je m’attache à interpréter plutôt qu’à traduire ce qu’autrui cherche à me communiquer.

Mais malgré toute cette bonne volonté, toute cette science et l’expérience accumulée, je ne m’explique pas, butain de mer, comment est-ce qu’un coiffeur peut confondre «  raccourcissez-moi d’un centimètre » avec « faites-moi la même coupe de merde qu’ont tous les quadras que vos voyez passer dans la rue ».

Je comprends pas.

J’ai l’impression que les coiffeurs pensent en terme de « coupe A », « coupe B », « coupe C », des mots clefs tels que « raccourcir », ou « élaguer » permettant d’activer l’un ou l’autre mode pour permettre d’arriver au résultat final : l’une des trois coupes de cheveux que le coiffeur aura mémorisé.

Parce qu’il faut pas se voiler la face des yeux : les coiffeurs ne mémorisent pas 400 coupes, non, le commun des coiffeurs ne doit pas en maîtriser beaucoup plus que 4. Et vous vous rendez compte du pouvoir que ça leur confère ? Vous avez déjà essayé de vous disputer avec votre coiffeur en pleine coupe de cheveux ? Non bien sûr, vous n’êtes pas fous : vous savez que le coiffeur peut littéralement vous détruire la gueule d’un mauvais coup de ciseau dans les cheveux et vous condamner à plusieurs mois d’exclusion social. C’est d’ailleurs pour ça qu’on les paye généralement : pour qu’ils évitent de nous massacrer. Pourquoi sinon ? N’importe quel tocard peut prendre un ciseau (voire deux) et se coiffer tout seul ! Je jure que c’est la dernière fois que je fous les pieds chez un coiffeur.

Et je me fous que cet article n’ait aucun intérêt : c’est mon blog, je fais ce que je veux (avec mes cheveux).

Butain j’ai les boules butain !

(Sur les relations interpersonnelles, lire aussi : Méprise de risques)

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