Carnet d’un Penseur Contempourien
L’aventure africaine VIII – On the road again
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Arrivé à Arusha je confie ma vie à mon voisin de bus : pour qu’il me mette en sûreté dans le bon matatu, au bon prix, celui qui doit m’emmener d’Arusha à Karatu, à proximité du Ngorongoro. Nous nous séparons une fois le matatu trouvé. Mais dès que mon chaperon s’éloigne, le prix de la course passe de 5.000 à 15.000 shillings ! L’inflation, boum, d’un coup.
J’ai commis plusieurs erreurs : Lire la suite... »
L’aventure africaine VII – Tavéta Junior School
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J’engloutis mon petit déj’ à base de beignet et de thé au lait en regardant une grosse femme sans doute célèbre (j’ai cru capter qu’elle s’appelle « Mwaipopo » ?) chanter des chansons populaires à la télé dans des décors tous plus rocambolesques les uns que les autres (un fauteuil, un escalier, un fond de jardin, un bord de piscine). Et puis au moment de passer devant le post-frontière pour la Tanzanie, je me dis que ce serait trop bête de quitter Tavéta sans avoir d’abord vu l’école de Richard au grand jour. Je retraverse le village, je passe la grande route, le terrain de volley et Lire la suite... »
L’aventure africaine VI – Banane & riz sont tes amis
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Ma nuit à l’hôtel s’est finie comme-ci comme-ça. Après que j’ai tant bien que mal aéré ma chambre, Dieu seul sait pourquoi j’ai voulu aller aux toilettes (en fait moi aussi je sais)(mais je vous dirai pas). J’en suis revenu plutôt tôt que tard, pâle comme la mort, ayant été attaqué par des insectes géants tandis qu’un porc, un crapaud ou un je-ne-sais-quoi (géant, lui aussi) me menaçait de son cri rauque à travers les planches vermoulues de la cabine. Elles n’avaient déjà pas été faciles à trouver ces toilettes, mais alors à utiliser ! Elles étaient cachées au fond de la petite cour, derrière ce grand container en plastique gris autour duquel était étendu du linge (je le sais : j’avais ma mini-lampe-torche-remontable-porte-clef sur moi). Un muret sur la gauche et les cabines sur la droite formaient un étroit couloir au sol douteux. Je m’y engageais pour découvrir l’intérieur des cabines : de toutes petites salles vides aux milieux desquelles était disposée… une chaise. Gné ? Lire la suite... »
L’aventure africaine V – Tavéta lumière allumée ? Non ? Ah parce que blabla etc. (encore un titre original qui déchire tout)
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Tavéta est une ville qui apparaît sur googlemap à l’échelle 50 km/20 miles (pour vous aider à situer son importance). Aucune route n’est goudronnée, même pas la principale autour de laquelle les maisons, dont certaines sont en bois, s’enfoncent dans la forêt et vers le Kilimandjaro, bien plus lointain, dont je n’aperçois que la base, large et solide (ça tient tout seul quoi), la cime étant couverte d’une masse imposante de gros nuages gris.
Après un bref arrêt à l’école maternelle, déserte à cette heure, nous traversons un marché d’étalages en bois et une piste d’atterrissage en terre. Richard serre la pince à tout le monde. Quand des enfants voient mon appareil photo, ils se précipitent pour prendre la pause. Flash-flash. Arrivés à son école maternelle, Richard m’explique par A + B que ce serait vachement bien si je pouvais lui ramener un bus Lire la suite... »
L’aventure africaine IV – Tavéta Cash
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L'Afrique. La route. Le ciel. Poète, je suis. Muses... ah muses ! Ne me laisserez-vous donc jamais en paix (bordel de merde)?
Faire de la route en France ça m’est insupportable et assez inimaginable mais en Afrique dans un tape-cul c’est original. Les routes sont pourries, ça prend plus de temps mais t’es content, t’as ton expérience du quotidien africain qui d’un point de vue étranger est une aventure constante : on croise des chèvres, des trucs, et il faut rester vigilent pour pas mourir. J’aime bien.
Mon voisin avec qui je sympathise me demande s’il y a des lions et des éléphants en France (nous apercevons justement un troupeau d’entre eux au loin, alors que nous traversons la réserve de Tsavo) ? Je lui réponds que oui, bien sûr, mais dans des zoos, et lui de conclure : « Aaah ! C’est pour ça que vous venez les voir chez nous ! ». Non mais genre, quel crâneur ! Sauf que vous me connaissez, je suis patriote, et rassurez-vous je ne l’ai pas laissé se la jouer bien longtemps : contre-attaque immédiate, je lui narre nos pigeons, je lui conte nos chats et nos chiens, je lui mets des étoiles plein les mirettes le pauvre !! Dire qu’il n’aura jamais son visa (NDN : n’hésitez pas à imiter ce comportement, exemplaire, lorsque vous voyagez). Lire la suite... »
Bienvenue au Kenya !
C’est avec plaisir que j’ai découvert aujourd’hui les recommandations du site « Conseils aux voyageurs » du Ministère des affaires étrangères. Voyez plutôt.
« Le risque terroriste est renforcé au Kenya après que l’organisation islamiste Al Shabaab a menacé de frapper le territoire kenyan en représailles […] Il est donc recommandé de rester vigilant à tout moment, et d’éviter de se rendre dans les lieux publics les plus fréquentés, en particulier ceux qui le sont par les étrangers, qu’il s’agisse de centres commerciaux, lieux de loisirs, manifestations publiques, évènements sportifs. Les terrasses en plein air sont particulièrement déconseillées. » Lire la suite... »
Mais qu’est-ce que j’irais foutre au Kenya ?!
Mais qu’est-ce que j’irais bien foutre au Kenya ??? C’est la question que je me suis posée, ce matin, après avoir filé mon numéro de carte bancaire à un site de vol aux enchères, sur internet. Il y avait un aller-retour pour Mombasa à 299€, au lieu de 786€ et j’ai sauté dessus comme mamie sur une réduc de super marché.
- Merde, merde, merde ! Mais en fait… j’ai pas envie de partir !!!
Alors pourquoi ? C’est simple chers lecteurs, c’est à cause de la philosophie de l’Aventure et de ce butin de blog (et certains d’entre vous qui m’ont mis la pression sur facebook).
- Des mois que je poste plus régulièrement, « ils » (= vous quatre) vont croire que je me suis « rangé ».
Oui, je suis faible, et c’est pour ça que j’ai cliqué.
Ensuite j’ai prié pendant 47 minutes et 38 secondes pour que quelqu’un surenchérisse sur moi, histoire d’enterrer cette histoire, ce qui me permettrait au passage de raconter que j’étais quasiment parti puisque j’avais essayé de toutes mes forces (c’est presque pareil).
Manque de pot j’ai gagné le gros lot. Du coup je pars dans dix jours tandis qu’au moment où j’écris ces lignes, sur France 2, « Envoyé spécial » nous rappelle la mort de « notre compatriote* », kidnappée il y a peu à la frontière somalienne (*j’ai oublié son nom : comme elle n’est pas journaliste, et qu’en plus elle est morte, ils n’ont pas montré sa tête tous les soirs à la télé - c’est plus difficile à mémoriser). Lire la suite... »








