Salut à tous! Toujours moins d'articles en ce moment...
Par contre j'avance bien dans la réécriture de "Trompidouf", désormais intitulé"INDIANA Tom" (lire ici). ![]()
Je me suis finalement décidé (merci Elsa) pour une narration partagée. Je n'en ai jamais vu de semblables (ça me plait) et le texte d'origine se prête vraiment à cette adaptation. Il s'agit en fait d'utiliser un narrateur omniscient (ou quasi ) en narrateur principal, et un narrateur secondaire qui donne un contrepoint à cette narration. Ci-dessous vous pourrez voir ce que ça donne dans un passage caractéristique ou narrateur omniscient et narrateur secondaire (incarné par le personnage principal) commentent une même action. Les interventions du personnage principal de l'histoire sont soulignées en jaune.
Le
contexte: Thomas est stagiaire à l'ambassade de France en Inde. Dans ce pays où la nourriture est trop épicée pour lui, il souffre de la faim jusqu'à découvrir que les diplomates ont une
source secrète de produits français. Le narrateur principal s'emballe, souhaitant à tout prix donner à son héros un cachet "aventurier" tandis que le personnage principal s'exprime naturellement
(ce passage est tiré de la moitié du récit, la particularité de ce mode narratif a été introduite bien avant; par ailleurs il s'agit d'un épisode particulier où le narrateur omniscient prend des
libertés... Il est d'habitude plus neutre).
« Le service de presse, au rez-de chaussée… »
…notre héros rencontre une jeune indigène et son mentor…
« Sunita qui s’occupe des traductions et l’autre j’ai oublié son nom. »
…qui, pour le remercier de les avoir aidés à mener à bien leur fastidieux rituel sur l’autel du dieu…
« Galère leur photocopieuse. »
…lui racontent une vieille légende hindoue dont seuls quelques érudits des environs conservent encore le secret, et qui traite d’un trésor enfoui dans les bas fonds du temple par les « esprits du dessus ».
Ayant salué ses nouveaux amis, Indiana Tom se met en quête. Tout juste équipé de sa fidèle cravate qu’il claque comme un fouet, et de la torche de son téléphone portable, il déambule dans la pénombre de couloirs tortueux jusqu’à une grande porte, imposante, dont la serrure demeure irrémédiablement fermée. « Sésame ouvre-toi ! » tente vainement le courageux héros après avoir épuisé ses forces sur la poignée. Alors, las et fourbu, aventurier mâté par l’aventure, Indiana Tom se laisse choir contre le mur, défait. Mais la dalle que rencontre son épaule s’enfonce dans le roc : en y regardant de plus près il peut y lire, gravé dans une langue ancienne, mélange de celte et de latin, le mot « ouvre-porte ».
« Facile. »
Une note, vibrante, se fait entendre… La porte s’ouvre et la lumière se répand dans le couloir. Au-delà, Indiana Tom découvre avec émerveillement une sorte de cour ornée de statues métalliques et longilignes, brillant sous le soleil…
« Je suis dans le parking. »
…et, sur sa gauche, débordant d’une caverne immense, s’étendent sur le parterre toutes les richesses promises.
« Crème de marron, petits lu, yaourts à la fraise, cannellonis en boîte, pastis, carambars, camembert, confitures… Putain mais y a carrément une superette cachée dans l’ambassade ! »
Les portes de la caverne affichent un écriteau « La Coop. ».
« J’y croise le Colonel Simonet, tranquille, en train d’acheter son reblochon. Aucun Français de l’ambassade n’a jamais évoqué la Coop devant moi. Apparemment les quantités d’import, même pour l’ambassade de France en Inde, sont limitées. Ça explique que le secret soit si jalousement gardés… Traîtres ! »
Voir
un autre application de la narration alternée en lisant le "Chapitre 1er, une exclusivité mondiale"