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Archive pour décembre 2011

L’aventure africaine VI – Banane & riz sont tes amis

Pour suivre cette aventure à partir du premier épisode : cliquer ici !

Ma coquette petite chambrée tavétaienne.

Ma nuit à l’hôtel s’est finie comme-ci comme-ça. Après que j’ai tant bien que mal aéré ma chambre, Dieu seul sait pourquoi j’ai voulu aller aux toilettes (en fait moi aussi je sais)(mais je vous dirai pas). J’en suis revenu plutôt tôt que tard, pâle comme la mort, ayant été attaqué par des insectes géants tandis qu’un porc, un crapaud ou un je-ne-sais-quoi (géant, lui aussi) me menaçait de son cri rauque à travers les planches vermoulues de la cabine. Elles n’avaient déjà pas été faciles à trouver ces toilettes, mais alors à utiliser ! Elles étaient cachées au fond de la petite cour, derrière ce grand container en plastique gris autour duquel était étendu du linge (je le sais : j’avais ma mini-lampe-torche-remontable-porte-clef sur moi). Un muret sur la gauche et les cabines sur la droite formaient un étroit couloir au sol douteux. Je m’y engageais pour découvrir l’intérieur des cabines : de toutes petites salles vides aux milieux desquelles était disposée… une chaise. Gné ? Lire la suite... »

L’aventure africaine V – Tavéta lumière allumée ? Non ? Ah parce que blabla etc. (encore un titre original qui déchire tout)

Pour suivre cette aventure à partir du premier épisode : cliquer ici !

Une des rues principales de Tavéta.

Tavéta est une ville qui apparaît sur googlemap à l’échelle 50 km/20 miles (pour vous aider à situer son importance). Aucune route n’est goudronnée, même pas la principale autour de laquelle les maisons, dont certaines sont en bois, s’enfoncent dans la forêt et vers le Kilimandjaro, bien plus lointain, dont je n’aperçois que la base, large et solide (ça tient tout seul quoi), la cime étant couverte d’une masse imposante de gros nuages gris.

Après un bref arrêt à l’école maternelle, déserte à cette heure, nous traversons un marché d’étalages en bois et une piste d’atterrissage en terre. Richard serre la pince à tout le monde. Quand des enfants voient mon appareil photo, ils se précipitent pour prendre la pause. Flash-flash. Arrivés à son école maternelle, Richard m’explique par A + B que ce serait vachement bien si je pouvais lui ramener un bus Lire la suite... »

L’aventure africaine IV – Tavéta Cash

Pour suivre cette aventure à partir du premier épisode : cliquer ici !

L'Afrique. La route. Le ciel. Poète, je suis. Muses... ah muses ! Ne me laisserez-vous donc jamais en paix (bordel de merde)?

Faire de la route en France ça m’est insupportable et assez inimaginable mais en Afrique dans un tape-cul c’est original. Les routes sont pourries, ça prend plus de temps mais t’es content, t’as ton expérience du quotidien africain qui d’un point de vue étranger est une aventure constante : on croise des chèvres, des trucs, et il faut rester vigilent pour pas mourir. J’aime bien.

Mon voisin avec qui je sympathise me demande s’il y a des lions et des éléphants en France (nous apercevons justement un troupeau d’entre eux au loin, alors que nous traversons la réserve de Tsavo) ? Je lui réponds que oui, bien sûr, mais dans des zoos, et lui de conclure : « Aaah ! C’est pour ça que vous venez les voir chez nous ! ». Non mais genre, quel crâneur ! Sauf que vous me connaissez, je suis patriote, et rassurez-vous je ne l’ai pas laissé se la jouer bien longtemps : contre-attaque immédiate, je lui narre nos pigeons, je lui conte nos chats et nos chiens, je lui mets des étoiles plein les mirettes le pauvre !! Dire qu’il n’aura jamais son visa (NDN : n’hésitez pas à imiter ce comportement, exemplaire, lorsque vous voyagez). Lire la suite... »

L’aventure africaine III – Black or noir ?

Lire l’épisode n°1
Lire l’épisode n°2

Mon matatu, lors d'une pause-pipi-charge-de-cannes-à-sucre en plein voyage.

Dans le Matatu nous sommes 24 pour 16 places. Je suis le seul white, tandis que tous les autres sont noirs (NDN : j’ai bien conscience que dire publiquement que les blacks sont noirs frôle le néonazisme. Aussi, et pour compenser ce manque d’anglicisme, j’appelle les blancs des « white » de manières à apaiser les fous-les). Dans le ciel blue, pas un seul nuage white alors pourtant que c’est la mini-saison des pluies. D’après le site de l’ambassade de France je devrais être trempé jusqu’aux os… Ce qui en théorie n’est pas bien grave puisque je suis aussi censé être mort. D’ailleurs un nouveau danger se présente lorsque ma voisine (noire) me propose un bonbon probablement empoisonné Lire la suite... »

L’aventure africaine II – Mombasa, et toi ?

Lire l’épisode n°1

Les rickshaws du Kenya, pourtant importés d'Inde, s'appellent des touk-touks. Le monde est fou.

Le premier truc qui me choque en débarquant au Kenya, c’est la popularité de Tom & Jerry qui parviennent à faire vendre des shampooings, des savons, etc. Le reste est comparable à l’Inde : c’est le bordel (mais moins quand même). Ca klaxonne, il y a de la poussière et des gens qui crient partout, etc. Je vous invite à lire mon EXCELLENT roman (primé au festival international de mon quartier de la littérature alternative & contempourienne) pour en savoir plus. J’ai découvert le tout en me baladant en rickshaw (qu’ici on appelle touk-touk) et en compagnie de Coolette (NDN: ce qui n’est pas son vrai nom mais presque, vu que c’est un nom franco-chrétien modifié – cette parenthèse était essentielle), ma gentille hôtesse qui est venue me chercher à l’aéroport. J’ai contacté Coolette sur coachsurfing trois jours avant mon départ et elle m’a dit que no problem, je pouvais squatter chez elle. Cool. Lire la suite... »

L’aventure africaine – La traversée du des airs

Le soleil se lève sur les plaines d'Afrique... et qui est encore à la bourre, hmm? C'est Ricorée !

Sept jours que je suis parti en Afrique. Ca paraît rien comme ça et pourtant ! J’connais même des types capables de bâtir un monde en sept jours. Moi perso je me suis contenté d’observer (modestie quand tu nous tiens).

Pour pas que je me fasse trop chier à la rédaction, on va faire comme si je vous écrivais directement de là-bas, vu que c’est ce que j’ai fait, sauf que mon cahier Clairefontaine n’a pas de modem. J’écris donc au présent, tout en massacrant la concordance des temps comme d’habitude. 3… 2… 1… go pour l’aventure africaine ! Lire la suite... »