Archive pour décembre 2010
Retour en France – Fin de voyage

- La France vu d’en haut, la nuit, par Arthus Bertrand.
La France… me voici de retour! J’arrive avec des grands yeux tout ronds pour observer ce qui s’y trouve, même si je les sens déjà qui rétrécissent à la vistesse grand V. Dans mon sac j’emmène Baloota, Mowglita, Koji et ses amis, Farhané, Yiorgos, Jay, etc. Je me demande comment ils la verraient à ma place. C’est difficile de faire abstraction de ce que je sais déjà sur ce pays, mais il y a quelques trucs qui me choquent quand même, et pour commencer: Air France.
Je vais faire mon difficile mais vu le prix c’est un scandale qu’il n’y ait pas de TV individuelles et pas de couvertures pour tous comme s’en excuse le pilote, qui ajoute même: « les deux portes arrières ne fonctionnant pas, prière d’en choisir d’autres, en cas d’urgence ». C’est pas comme si j’avais eu l’intention de sortir en vol mais quand même!
Du coup j’ai été obligé de lire « courrier international » plutôt que de jouer à des casses-briques ou de mater une succession de productions hollywoodiennes… dégouté. M’enfin il y avait plein de bons articles sur la lutte de Julian Assange et de Wikileaks contre les Etats et la réaction, violente, de ces derniers face au péril anarchiste, ainsi que sur la contre-attaque menée par des pirates informatiques. Très très intéressant. Lire la suite... »
Cubagarres, cigares, barbudauphins y revolucion
- Un roulage de cigare en direct, rien que pour vous excellents lecteurs!
Cigares
De La Havane, j’ai pris la route d’en bas à gauche pour rejoindre Pinar del Rio et visiter les vignes. Sauf que rien, pas une grappe dans leurs vignobles. Le mec m’explique que c’est parce qu’en fait il s’agit de plants de tabac. Je lui demande pourquoi la ville s’appelle Pinar del Rio et pas Cigar del Rio? Il me répond que je suis con.
Bon.
Du coup j’en ai profité pour tester les produits locaux et comprendre le pourquoi du comment du cigare. Une fois de plus on en arrive au point où je risque de vous raconter des trucs que vous pouvez trouver ailleurs sur internet, comme le fait qu’on n’utilise pas les mêmes feuilles de tabac pour l’intérieur et l’extérieur du cigare, etc. Alors je zappe ce qui concerne la fabrication pour vous confier un secret unique au monde, le triple test de pour comment savoir si le cigare est bon: Lire la suite... »
La Havane que je connais
La Havane que je connais se divise en deux quartiers: la « vieille havane », avec ses jolis bâtiments historiques et ses Cubains qui ont besoin d’argent, et la « havane centrale » avec ses bâtiments éternellement en cours de rénovation et ses Cubains contents.
Il y a un troisième quartier au-delà, dont j’ai oublié le nom (faites pas chier: googlemap -vous pourrez voir les rues sans même vous taper l’avion-), et tous trois sont cernés par une sorte de remblai qu’on appelle « Le Malecon » (la preuve qu’ici aussi le féminisme est en marche), tout le long de la mer.
Voilà le genre de repères géographiques que vous devrez retenir si vous allez un jour à La Havane, outre « le prado » et la « calle Obispo », deux des avenues principales de la ville.
Contrairement à ce qu’on pourrait légitimement penser, le chanteur français n’a qu’une rue à son nom alors qu’Hemingway (qui n’était même pas Français) voit son nom un peu partout… Ou verrait, plutôt, s’il avait encore des yeux (et s’il était à Cuba)(à moins qu’il ait perdu la vue). Lire la suite... »
De Mexico à Cuba
C'est ce qu'on appelle une - belle américaine-. Y en a plein à Cuba, ce n'est pas une attraction touristique du tout, donc, même si c'est super cliché.
Un saut d’avion et me voici à Cuba, une destination en total désaccord avec les conseils donnés dans l’article sur le budget pour globe-trotter, mais il fallait que je la vois avant la fin du régime communiste qui risque de ne pas survivre au décès de son fondateur, si décès il y a (m’enfin décès il y aura un jour, a priori c’est presque sûr).
La première chose qui me choque en arrivant de l’aéroport, à part le prix du taxi, c’est l’absence totale de réclame sur les bords de la route ou dans les rues. Pas de pub! Nulle part, ça fait bizarre… A la place, il y a des messages nationaux (certains diront « de la propagande »), des messages très positifs qui vantent l’union de la nation ou l’encouragent à conserver l’espoir. D’autres rappellent que ça fait 51 ans que le régime est en place et qu’on va bientôt fêter le 52ème anniversaire, comme si chaque année qui passe était une nouvelle victoire sur « l’extérieur », le capitalisme qui gouverne toute la planète… Toute? Non, une petite île résiste encore et toujours au dictat du marché, une petite île que ses habitants comparent à… un crocodile. Et là tu te dis qu’effectivement le communisme a fait des ravages: Cuba n’a pas du tout la forme d’un crocodile! Alors quand on te la dessine en vert sur des logos, forcément, tu finis par y croire, mais non, une fois de plus je m’insurge avec courage contre l’oppression des puissants pour vous écrire haut et fort la vérité vraie: Cuba a la forme d’une île. Lire la suite... »
De l’audace, Koh Lanta, du fluide et du point G

Je ne suis pas dans celui-là mais dans le prochain, sous le doux pseudonyme de: Jéroméo, amoureux de l'aventure - mai-euh! C'est pas moi qui ai choisi :/
Sur la route de l’aventure (butain ça pète comme début d’article!), j’ai croisé des gens qui hésitent à réaliser leur rêve. Ils ont bien tort, parce que ce qu’il y a à perdre en essayant n’est pas quelque chose qu’ils auraient voulu garder.
J’en ai vu qui passaient d’université en université, de jobs en jobs à tourner autour du pot parce qu’ils n’arrivaient pas à se convaincre que leur passion pour la peinture sur poupée ou la programmation de spectacles lumineux seraient susceptibles de les faire vivre un jour… Ils ont tort, tort, tort: tout est possible!
Mais tout n’est pas facile. Et il faut distinguer la passion et le rêve d’une vie, du caprice et du fantasme. Pour les distinguer c’est facile: les seconds sont fugaces et disparaissent au premier échec, ce qui n’est pas le cas des premiers, pour peu qu’on leur laisse un peu la chance d’exister (il y a une différence entre rencontrer un échec et ne rien tenter sous prétexte qu’on se croie impossible de réussir).
Bref, si je vous dis tout ça, chers EXCELLENTS lecteurs, c’est parce que je vous souhaite à tous d’oser faire ce que vous rêver de faire dans la vie! Même si on vous a toujours dit que ce ne serait pas possible, que vous n’étiez pas doué, ou que ça ne servait à rien… Parce que tout est possible, et vous savez mieux que quiconque ce qui vous convient (cette phrase peut paraître légère mais relisez là). Lire la suite... »
La peur et l’utilisation de la peur par les Etats

- Le masque de la peur
Ceux qui ont lu « Astérix et les Normands » savent que sans peur, pas de courage. Le courage étant l’une des qualités principales du Philosophe de l’Aventure (cf: Dissection du philosophe de l’Aventure), il était temps que j’écrive un article sur le phénomène auquel il est associé.
Qu’est-ce que la peur?
La peur est un phénomène physique qui conduit à l’inhibition de la pensée. Une sorte de prise de pouvoir du corps sur l’esprit (Cf: La philosophie de l’aventure: comprendre le langage du corps, des animaux et des plantes), en temps de danger, lorsque la raison ne propose pas d’emblée de solutions à la menace présente ou à venir. Lire la suite... »
Mexico and co
On m’avait prévenu: Mexico city, c’est le far-west, tu vas te faire braquer, racketter, dépouiller… Ca n’a pas loupé! Dès mon arrivé à l’aéroport, ces salauds m’ont soutiré trois pesos (20 centimes d’euros) pour m’autoriser à prendre le métro. A part ça, rien. Pas le moindre pépin. Moi qui cherchais un peu d’aventure…
Au contraire, c’tait tout calme. On y est en été comparé au Japon, et en fournaise comparé à la Chine: j’ai remis dare-dare mon joli short bleu ciel, couleur de vacances et d’espoir, couleur de c’était le dernier modèle qu’ils avaient en magasin pour aller me promener dans les rues piétonnes de la ville: la dangereuse Mexico City. Il y régnait un air incroyablement familier, et je ne savais dire, les amis, je ne savais dire si c’était celui de la Thaïlande, de l’Inde, de Barcelone ou de la Louisiane… Mais il est vrai que sous certains aspects on aurait pu se croire en Espagne, avec ces bâtiments romains et ces statues grecques qui ponctuent les rues et les jardins; ou en Inde, avec ces couleurs colorées (muuuses!) sur les murs des maisons, quand elle se répandent sur les gens… A tous les coins de rues, des Mexicains se kidnappaient la langue ou se rackettaient la bouche à mains désarmées: les seuls délits dont j’ai été témoin; et ça m’a choqué (culturellement) arrivant de pays (d’Asie) où il faut tout cacher, que les couples s’exposent aussi librement. Lire la suite... »
Globe-trotter à petit budget (et autres conseils)

Le monde d'aujourd'hui est à portée de route. Rien ne dit que ce soit un acquis permanent (ps: si vous partez, partez pour apprendre, pas pour répandre).
Aujourd’hui l’EXCELLENT Nabolo-blog vous donne une poignée de trucs et astuces pour préparer, financièrement, votre vie de globe-trotter, ou plutôt pour rassembler les meilleures conditions possibles pour ne rien avoir à préparer.
Vous voulez devenir globe-trotter? Il y a trois critères à prendre en compte:
1. Le lieu
Le lieu c’est partout dans le monde, ou enfin presque: ciblez les pays pauvres (par pauvre j’entends ceux dont la monnaie est moins forte que la votre: selon ce critère la Chine est un pays pauvre par exemple… mais sans doute pas pour longtemps).
Vous êtes un petit privilégié occidental, il faut en profiter! Deux fois plus puisque ça fera plaisir à tous les pauvres que vous irez rencontrer en dépensant votre monnaie, rendue plus forte que les monnaies locales grâce à des siècles d’esclavage, de guerre et de colonisation! Lire la suite... »
INDIANA TOM – Extrait
Parce que le site de TheBookEdition, où vous pouvez commander le bouquin, le présente assez mal, je poste ici le premier chapitre de INDIANA TOM, en guise d’extrait.
Résumé:
“Thomas Rougon ne connaît rien à la diplomatie. Il ne connaît rien à l’Inde non plus. C’est pour meubler son CV qu’il accepte, en fin d’études, un stage à l’ambassade de France de New Delhi, avec une mission : aider à l’organisation de la visite officielle du Président de la République.
De gaffes en aventures il va découvrir les codes du monde diplomatique et la magie de ce pays des merveilles qu’on appelle « le sous-continent indien ».”
Chapitre 1. Le Voyage
février 2006
Une valise à roulettes cassées, un grand sac à dos, deux cartables et un sac poubelle, Thomas titube dans le hall de l’aéroport. Il emporte avec lui des habits neufs, dont un costume et une cravate avec le nœud déjà fait ; sa trousse de toilette, remplie de médicaments achetés par sa mère ; son ordinateur portable, bien garni en jeux vidéos et de gros bouquins, dont le lourdissime « Mahabarata » qu’il maudit en traînant le dernier de ses baluchons.
Songe-t-il alors que ce sacrilège lui vaudra le courroux des Dieux ?
« J’avoue que non. » Lire la suite... »