INDIANA Tom: Chapitre 1er (exclusivité mondiale)
En exclusivité intersidérale, et pour que vous puissiez vous faire une meilleure
idée encore du projet sur lequel je travaille, Mesdemoiselles, Mesdames, Messieurs, je vous livre ici le premier chapitre (temporaire) d’INDIANA Tom, mon premier roman, si tout se passe bien.
J’espère que ça vous aider également à comprendre ce à quoi je faisais allusion quand je parlais de “narration alternée“.
Aujourd’hui j’attaque le chapitre 17, je pense avoir fait le plus dur, bonne lecture et, comme d’habitude, n’hésitez pas à laisser vos
commentaires!
février 2006
Une valise à roulettes cassées, un grand sac à dos, deux cartables et un énorme sac
poubelle où il a entassé tout ce qu’il peut pour éviter de payer la taxe sur l’excédent de poids à l’aéroport : Thomas a emporté des habits propres ayant surclassé ses jeans et t-shirts de douze
ans d’âge, un costume et une cravate avec le nœud déjà fait, sa trousse de toilette remplie de médocs achetés par une mère inquiète, son ordinateur portable et de gros bouquins, dont le
lourdissime « Mahabarata » qu’il maudit en traînant difficilement le dernier de ses baluchons. Songeait-il alors que ce sacrilège lui vaudrait le courroux
des Dieux ?
« Tant pis : advienne que pourra ! »
Sans s’attarder davantage, il grimpe dans un avion affrété par Jet Airways, ou ce
qu’il y a de plus moderne en termes de compagnies aériennes indiennes : les sièges sont un peu étroits, mais le personnel agréable et les films sur commande. Le vol durera moins longtemps que
celui qu’il avait pris naguère pour les Etats-Unis mais la destination est autrement plus exotique, d’autant qu’il est incapable de se la représenter.
Tandis que les réacteurs avalent les kilomètres, Thomas ressasse les différents
témoignages collectés avant son départ : l’Inde, mais comment c’est ?
« Oh c’est magnifique ! Tu vas vraiment te plaire là-bas ! C’est
vraiment-vraiment beau et tout le monde est si gentil ! Oh et puis tu vas faire du rickshaw c’est vraiment bien ! »
Comme ça me paraissait un peu confus j’ai demandé à Mme Husson, ma prof de
« hindi et civilisation indienne », de bien vouloir approfondir.
« Ah c’est difficile ! Je peux pas te dire, c’est tellement magique comme pays !
Ce qui est sûr c’est qu’on n’y reste pas indifférent. Mais tu vas aimer tu vas voir ! Oh, comme tu as de la chance ! » répondit-elle en trépignant d’excitation, ce qui fit sonner les miroirs
en plastique cousus à sa robe et les petites perles de ses colliers bruns.
« L’Inde ? C’est dur. »
Chantal aspira une grande bouffée de tabac en tirant sur sa cigarette, ce qui fit
lentement remonter l’extrémité intérieure de ses sourcils jusqu’au milieu de son front. La mère de Sophie, ma meilleure pote, elle fait toujours ça quand elle répond à nos
questions.
- Tu pars combien de temps ? Six mois ? demanda-t-elle en recrachant la
fumée. Six mois c’est dur. Tu as déjà voyagé dans un pays du sud ?
- Non. Mais pourquoi c’est si dur ?
- Mais parce que, sa voix passa soudainement du grave à l’aigu, les gens vivent
dans une misère totale là-bas, totale !
- Euh… C’est-à-dire ?
- Et bien c’est-à-dire que tu vois tous ces petits gosses qui jouent tout nus dans le
caniveau, les lépreux (oui, des lépreux !) qui viennent s’accrocher à toi pour te demander de l’argent, et puis juste à coté il y a ces grands hôtels où se rendent les riches Indiens en
enjambant parfois les corps dénudés des mourants qui gisent sur le trottoir… Dans l’indifférence la plus totale ! Ah non, moi ça me fout le cafard, c’est vraiment très dur.
- Tu y es allée souvent ?
- Jamais, mais Sylvain m’a raconté.
- Ah ! C’est toi qui pars en Inde bientôt ? La prof m’a prévenu, y a pas de
‘blème, assis toi. Qu’est-ce que tu voulais savoir ?
- Merci. Eh bien… Rien de particulier, je cherche seulement à me faire une idée avant
le départ.
- Alors en Inde y a un mot que tu dois savoir…
Son fauteuil à roulettes glissa jusqu’au bureau, elle piqua un stylo à son voisin en
rigolant (l’ambiance était plutôt détendue dans le bureau de l’institut de géographie de la fac de lettres) et sur un post-it elle écrivit « CHALE ! ».
“Ca veut dire « Casse-toi ! » tu vas t’en servir sans arrêt. Faut que tu saches
qu’en Inde, des Indiens, y en a partout, même quand tu les vois pas. Je me rappelle une fois au Kerala, je m’étais cachée derrière un buisson pour mouler un bronze et là, qui je vois qui
m’observe planqué dans les fourrés ? Un Indien, tranquille, qui se faisait plaise à me mater. Je te préviens au cas où. A part ça tu vas voir, les Indiens, ils prennent leur temps. Ah ça,
ils sont cools les Indiens ! Chaque jour a sa tâche mais pas plus : ils vont dou-ce-ment. Y a aussi un truc qui est sûr c’est que tu vas chopper la chiasse, ça c’est certain, personne n’en
réchappe. Alors bien entendu, bois pas l’eau du robinet… Putain ! Ca me rappelle une fois, j’étais vraiment limite : je suis sortie du bus comme une fusée, zooouuuuuuu ! J’ai poussé
tout le monde dans la queue pour les toilettes ! Ah non mais j’aurais tué hein, j’aurais tué !!”
- Bon ben Tom, bon voyage !
- Merci pour tout So ! Donc c’est bon t’es sûre que ça te dérange pas de t’occuper de
Lebowski (le chat du voisin que je suspecte de malnutrition) ?
- J’irai pas jusqu’à dire que ça me fait plaisiiir, dit-elle en faisant siffler la
salive sur le coin de ses lèvres et tout en relâchant son étreinte, mais bon, je fais ça pour toi hein ! Tu donnes des nouvelles, tu nous reviens entier ! Sylvain, mon frère, il y a passé trois
mois et il a fait une dépression qui en a duré six à son retour.
- Sérieux ?!
- Oui, il vomissait à la simple vue d’un supermarché. Mais bon, lui était infirmier
dans une ONG humanitaire au Cachemire, pas stagiaire à l’ambassade de France ! Non mais t’inquiète pas, tu vas voir, tout va bien se passer.
***
La tête appuyée contre le hublot, Thomas met ses heures de vol à profit pour lire un
bout du « Mahabarata ». Il s’agit d’un texte sacré de l’hindouisme, une sorte d’Iliade indienne racontant les déboires de deux familles ennemies tout en posant des dogmes religieux. Le
récit est si long que quiconque en achève la lecture dans sa version originale est promis à la libération, au Nirvana, au paradis final.
« Ça s’est de l’argument marketing ! »
L’écran vidéo incrusté dans le siège de devant tire Thomas de sa lecture. Il s’y joue
des « bollywoods » dont l’histoire, toujours la même, est celle de deux amoureux et des obstacles qu’ils finissent par surmonter au bout de cent quatre vingt minutes de danses
traditionnelles et de chansons.
« Je pourrais appuyer sur pause à n’importe quel moment et figer l’action sur une
image semblable aux immondes posters bariolés de ma sœur. Beurk. Je préfère de loin piquer un somme. »
Pour s’endormir, Thomas révise ses leçons de hindi : efficacité garantie. Ses
rêves l’emmènent quelques mois en arrière, lorsqu’il avait consenti à intégrer le « Master de Négociation Internationale » de la faculté de lettres, faute de mieux. Il s’y était pris
tard pour les inscriptions et s’était accommodé de la seule option encore disponible : « spécialité : aire indienne ». S’étaient ensuivies des semaines de cours
magistraux et autres travaux dirigés lors desquels il avait appris que les « Indiens » ne sont pas tous des « hindous », qu’il existe en Inde un système de castes divisant la
société en strates héréditaires, que le Taj Mahal n’est pas un palais mais un tombeau, que New Delhi est la capitale de l’Inde et qu’elle est accolée à Delhi-tout-court…
« Pour l’hindouisme, je savais déjà que les vaches sont sacrées et qu’elles se
promènent librement dans les rues, mais rien sur le « Brahman », la force universelle dont nous faisons tous partie, et le « Samsara », le cycle infini des réincarnations dont
le « Nirvana » est la porte de sortie… »
Cette formation achevée, il manquait à Thomas un stage pour valider son diplôme :
c’est alors que le Ministère des Affaire Etrangères se manifesta, répondant positivement à la candidature hasardeuse de Monsieur Thomas Rougon dont il avait un besoin urgent à l’ambassade de
France en Inde, dans le cadre de la préparation de la visite officielle de Monsieur le Président de la République française.
***
Quand Thomas débarque à l’aéroport de Bombay, il a l’estomac gonflé d’un cocktail
confus d’appréhensions et d’excitations que remue une grande cuillère de curiosité. Tout bien considéré, c’est la première fois qu’il voyage vraiment seul… En Inde, et dans l’énigmatique objectif
« d’accueillir le Président de la République », en plus… Mais Thomas est résolu, il est prêt à en découdre depuis des mois. Il a le sentiment qu’il va gagner ses galons d’aventurier
avec ce voyage, voire de héros national si son stage se passe bien. A quand sa première épreuve ?
« C’est quand l’hôtesse d’accueil m’annonce que mes billets n’autorisent pas le
transit pour Delhi… Une autre hôtesse m’a retiré le bon billet lors de mon étape à Londres ! Je suis à deux doigts d’exploser. Bref, je rachète un billet alors que mes bagages, eux,
continuent de voyager sans moi grâce à celui que j’ai « égaré » (selon la qualification officielle, mais je soupçonne une arnaque organisée). »
Parfois le papier est plus fort que la logique. A peine Thomas a-t-il son nouveau
billet en main que l’hôtesse d’accueil, dénuée de toute empathie, lui annonce que l’avion décolle dans quelques minutes de l’aéroport national, « the other one » donc, où elle doute qu’il
puisse se rendre à temps.
« Etrangler quelqu’un prend deux à trois minutes… Je n’en ai plus une
seule. »
Flanqué d’un pousseur de chariot qu’il n’a pas sollicité et dont l’insistance est
aussi lourde que la charge, Thomas court d’une extrémité de l’aéroport à l’autre en passant par les étapes « changer de devise », « acheter le ticket prépayé du taxi »,
« trouver le taxi ».
Une fois installé dans le taxi dont l’immatriculation correspond à son ticket prépayé,
et tout en reprenant son souffle perdu lors de sa course folle, Thomas accède à ce qu’il estime être un niveau raisonnable de sérénité bouddhique : le chauffeur, appuyé contre sa voiture,
les yeux mi-clos comme au sortir du réveil, analyse longuement le papier que son passager lui tend et sur lequel est inscrit la destination vers laquelle il souhaite se rendre DE TOUTE
URGENCE.
« Ayant accepté l’idée que je vais rater l’avion, un rire nerveux de désespoir me
monte aux lèvres : on m’a tellement prévenu de m’attendre à ce genre de difficultés que je me trouve naïf d’avoir été si pressé. »
Le chauffeur se laisse le temps de la réflexion, puis, en traînant les pieds, s’en va
trouver un groupe de ses collègues qui discute à deux places de parking, vraisemblablement pour leur demander la direction. C’est le groupe entier qui revient vers la voiture. Ils bavardent en
hindi, Thomas est capable d’identifier la langue sans la comprendre. Plus loin, un bonhomme se promène à pas contenus, il est hélé par l’assemblée de ces gentils accompagnateurs. Le bonhomme les
rejoint pour échanger quelques blagues, et à la grande surprise de Thomas, s’installe finalement à la place du conducteur.
Alors qu’ils commencent leur course au ralenti dans le taxi jaune, noir et vert dont
c’est miracle que les portes aient survécu au démarrage, Thomas regarde autour de lui : des vieillards à la peau mâte et burinée, fournis de barbes blanches dont les plus longues
touffes leur descendent aux genoux sont allongés en désordre sur les trottoirs, à l’ombre des arbres. Le matin n’est guère avancé mais il fait déjà très chaud, et
Thomas a écrasé avec inquiétude son premier moustique à la sortie de l’avion, sur le tarmac, évitant de justesse la contamination au paludisme.
« La conduite de mon chauffeur est ce qu’il y a de plus brut, de plus pur. Le
code de la route s’écrit sous mes yeux : à l’encre klaxonne. D’ailleurs c’est simple, il n’y a même pas de signalisation ! Les conducteurs klaxonnent quand ils démarrent, quand ils
freinent, quand ils s’arrêtent… Souvent par mégarde ou lorsqu’ils ouvrent leur fenêtre… Ou encore quand ils sont contents, ou tristes. Peut-être aussi par inquiétude lorsqu’ils veulent vérifier
que leur klaxon fonctionne toujours ? »
Bref, ils klaxonnent tout le temps, et les piétons intrépides qui traversent la route
s’en remettent à l’ouïe plutôt qu’à d’autres. Parfois ils ne s’en sortent qu’au centimètre près mais toujours sans inquiétude, comme s’il était inenvisageable qu’un véhicule les
percutât.
« Nous traversons des bidonvilles. Les gens y ont l’air heureux (en particulier
les enfants) quoiqu’évidemment pauvres. Ils vont pieds nus ou mal habillés mais il fait chaud, beau, certains jouent à des jeux de société, d’autres font la sieste… A aucun moment je ne me
surprends à les plaindre, non, vraiment pas.
Par ailleurs je me suis fait à l’idée que je vais rater mon avion et, après tout, je
suis en Inde : doubler des ânes décharnés à un carrefour m’offre trop à rêver pour que je me soucie de quoi que ce soit d’autre. »
De temps en temps, le chauffeur de Thomas tourne la tête en le regardant d’un œil
malin et en souriant de toutes ses dents, qu’il a marron. Le jeune homme échange alors avec lui quelques mots en anglo-hindi, quelques. Aux feux rouges, il observe avec avidité les vieilles
voitures remplies à exploser, les hommes en costard-cravate à l’arrière de motos datant de l’avant guerre et les piétons nus pieds. Il y a de tout pour satisfaire sa soif de différences et de
nouveautés…
« Même des miracles : je n’ai pas raté l’avion ! »
***
Thomas passe les portes automatiques du « Domestic Airport » de Delhi quelques heures
plus tard. Madhu, un Indien d’une trentaine d’années auquel une fine moustache n’enlève pas ses airs d’enfant, l’attend avec une pancarte au milieu d’une foule compacte d’autochtones que des
barrières métalliques retiennent précautionneusement à quelques mètres de la sortie. Il accueille Thomas d’un grand « Bonjour ! » en sautant de la barrière sur laquelle il est perché et
l’invite, en anglais cette fois, à monter dans une luxueuse 4×4 tout en tripotant son portable dernière génération.
« Madhu est très sympa, nous tchatchons. Il travaille avec l’ambassade depuis
quelques années, et il m’apparaît comme quelqu’un de particulièrement malin. En outre il me prévient, qu’en Inde, une demande en mariage est le meilleur moyen d’arriver à ses fins avec une fille,
même si on est déjà marié. Je lui demande si la polygamie est autorisée ? Il me répond en souriant que non, mais que la ruse fonctionne. »
Thomas prend également son temps pour observer la nouvelle faune de conducteurs qui
les entoure. Elle est très différente de celle de Bombay, et majoritairement composée de voitures modèle « Ambassadeur » et de rickshaws.
« Des sortes de mobylettes à trois roues sur le châssis desquelles sont aménagés
de petits abris de tôle et de toile légalement capables d’accueillir jusqu’à trois personnes en plus du conducteur et, en pratique, capables d’en accueillir le double. »
De la voiture de devant qui roule au ralenti, comme toutes les autres d’ailleurs, un
jet de vomi vient éclabousser le trottoir, dans l’anonymat du bruit ininterrompu des klaxons… A la droite de Thomas, sur le siège du conducteur, Madhu se masque aussitôt les
yeux.
« Un sujet récurent de mes lectures sur l’Inde était celui des castes : des
divisions sociales dont les commandements, stricts, sont décrits comme omniprésents et extrêmes, allant parfois jusqu`à condamner l’individu qui mêlerait son ombre à celle de son voisin, pour peu
qu’il appartienne à une caste différente de la sienne. Et je m’interroge : la vue du vomi issu de la bouche d’un membre d’une caste inférieure risque-t-elle de salir l’âme de mon hindou de
chauffeur ? A quelle inquiétude spirituelle le spectacle du dégueuli routier auquel nous venons d’assister le met-il donc en proie ? »
Madhu a tôt fait de dissiper ces doutes :
« Yuk ! It’s disgusting ! I dont wont to see zat or I am
going to vomit az well ! »
***
Madhu et Thomas arrivent finalement dans un quartier surpeuplé de chiens errants,
comme tous les autres quartiers, Thomas va le découvrir bientôt. A sa grande excitation, ils croisent une vache efflanquée qui balance mollement ses hanches osseuses sur un trottoir, entre
deux poubelles où elle espère trouver sa pitance.
« Comme sur les images de mon livre de hindi ! Mais les poubelles rendent
mieux en aquarelle… »
Dans un immeuble gris, donnant sur une ruelle sale, mais dont les murs sont couverts
de guirlandes d’œillets, Thomas est accueilli par Laurent, attaché à la mission militaire de l’ambassade de France, tandis que Madhu prend congé de lui d’un officiel « Goodbye Mister
Thomas ».
L’intérieur de l’appartement que lui fait découvrir Laurent parait digne d’un palais :
sol de marbre, lits hauts et à baldaquins, salon avec mini-sofas à même le sol. Dans les toilettes, le jet d’eau est incorporé à la cuvette.
« Une sorte de chiotte-bidet en somme, que j’ignorerais s’il ne manquait du
papier. A part ça, Laurent est un bonhomme d’une extrême gentillesse. De prime abord j’ai été surpris de l’entendre parler français car ses origines tamoules me l’ont fait passer pour un Indien.
C’est parce que ses amis lui ont demandé de louer leur appartement en leur absence qu’il m’y reçoit, le temps que je sache où m’établir de manière définitive. Il m’offre une rapide visite du
quartier dont les trucs qui sont pas pareils que chez moi abondent à chaque coin de rue mais me surprennent sans me choquer : pas de cadavres ni de lépreux en vue. Nous parlons de sa mission
du moment, une étude au sujet des « think-tank », c’est-à-dire des conférences de spécialistes et d’experts dans des domaines divers et variés dont le gouvernement indien semble attendre
beaucoup ; mais aussi de son projet d’import d’ouvre-bouteilles « fashion », dont il attend beaucoup lui-même compte tenu du développement rapide de l’économie du pays :
« Avec l’émergence d’une classe moyenne en Inde et l’accès aux alcools… Crois-moi, c’est là dedans qu’il faut investir », martèle-t-il.
Puis Laurent s’en retourne vers sa petite famille avant de prévenir : « La
femme de ménage viendra te préparer le petit déjeuner demain matin. »
Finalement statique, couché dans un lit qu’il ne connaît pas, dans une chambre
traversée de bruits qu’il ne connaît pas, un peu comme une balle lancée très loin qui s’arrête enfin de rebondir, Thomas songe qu’il arrivera bientôt au début de son voyage. Il lui reste encore à
rouler toute une nuit de sommeil pour pouvoir découvrir, à l’aube, à quoi ressembleront plus ou moins les six prochains mois de sa vie.
bonsoir !
Vivement la suite, ce debut est plaisant à lire et accrocheur, les accents comiques sont bien placéset modérés (je trouve)
Par contre, en lisant ce premier chapitre je voudrai revenir sur ces passages que tu nous presentes mais que tu ne mettras pas… maintenant que je vois un peu plus le style de ton roman (ce n’est
que le premier chapitre alors…), je trouve que des passages prsentant la reflexion du personnage (episode du raciste), une petit passage d’humour brut mais très bon (pour moi) dans l’peisode du
moustique… Il est commun (je trouve…) dans les livres de voir ce genre de “pause narrative”, et les tiennes pour moi serait le bienvenue… est ce un probleme d’éditeur ? de prise de
positions interdites pour les nouveau auteurs ?…
bonsoir !
D’accord d’accord, ça à l’air drolement réfléchie =). bon courage !