Méprise de risques : Chapitre 8ème & dernier
Et voici la dernière des nouvelles qui compose le recueil “Transports en commun”, à paraître bientôt ! Ne vous inquiétez pas
je vous donnerai toutes les infos nécesaires pour que vous puissiez le commander à sa sortie et l’offrir à parents, frères, soeurs, oncles, tantes, aïeux, etc. Même décédés, on sait jamais, ça
peut leur plaire !
Commencez par le début en cliquant ici !
Aujourd’hui que nous avons passé la trentaine, c’est bientôt la fin : difficile
de respecter les codes lorsqu’on ne nous demande pas notre avis. Du haut de la dernière marche on aperçoit le précipice. Ça fait peur bien sûr, mais tomber c’est aussi s’envoler.
Tout autour de nous, les murs sont blancs, le lit est blanc, le sol, les gens. Ils
gesticulent comme des automates : je ne vois pas leurs couleurs derrière leurs masques. Je ne m’y attarde pas, il reste trop peu de temps.
La mort va venir. Elle se moque des conventions. Nous étions tous les deux prévenus.
On aurait pu se côtoyer à vingt ou à trente ans, on ne se côtoiera jamais finalement. On ne saura pas ce que ça aurait donné. La communication sera définitivement coupée. C’est terrible.
J’ai dans ma main la clef de ma grande armoire. Je l’ai chargée du souvenir de tous
les objets de ma collection. C’est comme une bibliothèque portative : grâce à elle j’ai tout mon passé à portée de mémoire depuis que la maison a brûlé en 2012, pratique !
L’un de nous est allongé sur ce lit d’hôpital. Si c’est toi qui pars, tu revivras
dans ma mémoire. Si c’est moi qui pars tu m’oublieras… Alors cette clef je te la donne. C’est ma dédicace.
Maintenant qu’il n’y a plus à avoir peur parce que la mort est là et que sous chacun
de ses pas les codes perdent leur emprise, tu t’apercevras peut-être qu’il était futile d’être trop raisonnable.
Bonjour !
J’ai enfin pu terminer ta nouvelle, depuis le chapitre 5, j’attendais de pouvoir lire la suite avec impatience. En effet entre le chapitre 2 et ce chapitre 5, j’ai eu un peu de mal avec la
narration… ton analyse des codes de cette société est à mon sens très juste mais dans ce contexte de nouvelle, j’ai eu du mal à accrocher. On a en effet pas de personnages, fin c’est un peu
brut (ce n’est que ma vision de choses, peut etre que d’autres auront aimé ce passage )… En fait je l’aurait bien vu dans un article à part, ou plus cadrer dans le passé du personnage, qu’on
ait plus de facilté à comprendre, se projeter… Fin j’espère mettre fait comprendre, je rechigne touours à te donner des conseils du fait que je suis probablement très mal placé pour le faire^^.
Par contre à partir du chapitre 5 quel plaisir… je me permet de citer :
Pourquoi ? Pourquoi est-ce qu’on tombe amoureux ? Je ne sais pas. Est-ce que ça sert vraiment à quelque chose de chercher à le
savoir ? Je ne crois pas. On tombe et puis c’est tout.
Je n’ai pas peur de tomber, c’est une manière de s’envoler, alors je n’ai rien fait pour l’empêcher. Mais ce n’était pas réciproque, ou du moins
repoussas-tu la chute. Ne voyais-tu pas le ciel au fond du gouffre ? Tu avançais à tâtons, comme confrontée au danger.
Je trouve cela très beau. Cette nouvelle est pour moi le point culminant de ce que tu parviens a faire passer par l’écriture, encore un rang au dessus de transports en commun et de Tradgeek… On
va dire que j’exagere, mais il y avait ici une facilité pour moi à me projeter dans le personnage, à rever avec lui… Ton écriture est vraiment fluide et prenante…
Enfin ce code de couleur me fait penser à la prison que forme les mots, on va me prendre pour un fou, mais si on prend une fleur, si personne ne m’avait que c’était une fleur, comment aurai-je pu
la nommer, si on m’avait dit que cette chose avec des trucs que l’on appelle pétales autours s’appellait avion, je l’aurait appeler avion toute ma vie, ou porte ou meme bleu… Cet homme semble
pouvoir dissocier le « caracteres des personnes » des « noms », des codes que donne la sociète ( ce que fini par faire cassandre dans le dernier bouquin de werber). C’est une
belle forme de liberté je trouve…
En tout cas merci pour ce moment passé à te lire !
Bonne continuation
Yo Julien!
Ne rechigne pas à me donner des conseils, je peux toujours faire le trait ensuite de ce avec quoi je suis d’accord mais si tu ne m’en donnes pas je n’ai rien à trier et je n’avance pas (ou moins
vite ou moins bien).
Par ailleurs je suis assez d’accord avec ton analyse sur la narration. C’est vrai qu’on dirait davantage un article… sur le passage que tu décris. Néanmoins je ne reviendrai pas dessus mon
travail sur ce snouvelles est terminé, je bosse en ce moment sur mon ex-premier-futur gros roman et c’est très prise de tête…
Ps: ça me fait plaisir de voir que ce texte puisse toucher d’autres personne car, pour le coup, j’y ai vraiment mis quelque chose de personnel.