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Archive pour octobre 2009

Cupide Cupidon : Chapitre dernier !


Eros & Psych�
Et voici le dernier chapitre de la série ! (Lire le Chapitre 1er)


Chapitre 6ème:

 

J’avais tellement de mal à m’en convaincre que j’y suis retourné. Je pensais le feu perdu dans le flot innombrable de
l’humanité mais il brûle toujours chez cette jeune femme, à chaque fois que ce client repasse.


J’ai levé le pied sur la boisson. Maintenant, j’ai une nouvelle source d’ivresse.


Je me suis intéressé à celui qui provoque, chez ma jeune mortelle, de si aimables sentiments.


C’est un homme tout ce qu’il y a de plus moyen : la quarantaine, deux enfants, sur le point de divorcer, salarié,
avec plein de projets en tête qu’il n’a jamais vraiment cherché à réaliser. Jamais je n’aurais pu le remarquer dans la foule de ses semblables, si ce n’était à travers elle.


Il n’y a pas d’argent en jeu. Pour une fois depuis longtemps, ce ne sera pas le motif de mon intervention. Dès
l’instant où j’ai assisté à leur rencontre, j’ai pensé faire grâce à la jeune femme d’une de mes flèches. Mais en y retournant, jour après jour, en constatant qu’à chaque fois qu’elle le
regardait son cœur palpitait avec la même intensité, j’ai commencé à voir plus grand. J’ai repensé à Roméo, Juliette, et aux autres, moins connus, dont l’histoire a ravivé la flamme de leurs
semblables. J’ai songé que j’avais devant moi une nouvelle occasion d’écrire. J’ai fait un plan.


Mes pas m’entrainent jusqu’à un carrefour. Vingt trois heures douze. Dans onze minutes, je vais faire revivre une de
ces épopées, je vais tirer une de mes plus belles flèches.


La jeune femme arrivera par là. Elle s’arrêtera au feu rouge. Lui longera le mur, du même côté de la rue. La jeune
femme l’apercevra et attendra pour traverser, avec l’espoir qu’il passe à côté d’elle. Elle sera belle ce soir, tout juste sortie d’un rendez-vous avec des amies. Toujours avec le sourire qui lui
vient si naturellement mais libéré du poids de ses obligations professionnelles et de son uniforme de caissière qui dissimule sa personnalité. Il la verra. Son œil s’arrêtera sur elle parce
qu’elle lui sourira parmi la foule. Puis il pensera que son visage à quelque chose de familier.


A cet instant précis, je déploierai mes ailes. J’irai me poster derrière elle, sur la ligne droite que formeront leurs
cœurs. J’encocherai ma flèche sur la corde, fermement maintenue par mon index et mon majeur. Je lèverai mon arc, le tendrai… Il la reconnaîtra enfin et je laisserai aller. Je laisserai tout
aller, une partie de moi, Eros, Dieu de l’Amour, voyagera avec cette flèche. Elle transpercera le cœur de la jeune femme et ira se figer dans celui de cet homme.


Il frissonnera. Il se souviendra toutes les fois où la jeune femme lui a souri alors qu’il passait devant sa caisse.
En la voyant lui sourire à nouveau, loin du supermarché, alors qu’elle le reconnaît parmi la foule, il comprendra que les sourires qu’elle lui adressait étaient différents de ceux qu’elle
adressait aux autres. Il verra la douceur dans ses yeux… Touché. La flèche s’enfoncera un peu plus dans sa poitrine. Il avancera lentement vers elle, un pas, puis deux. Chacun dans le regard de
l’autre ils apercevront la possibilité du bonheur.


Puis lui tombera sur le trottoir, mort, foudroyé par une crise cardiaque.


Le drame amoureux du XXIème siècle ce ne sont plus ces obstacles extérieurs, la distance, la famille ou la guerre qui
ont fait le succès des tragédies passées, c’est la rencontre de ceux qui aiment avec ceux qui n’y parviennent pas.


Certains cœurs ne supportent pas d’aimer.


Vingt trois heures vingt trois. Qui a dit que je n’étais pas cruel ?

 

FIN

 

Cupide Cupidon : Chapitre 5ème


Eros & Psyché
J’ai bientôt les 7 nouvelles qu’il me fallait pour
constituer le petit recueuil dont je vous ai déjà parlé. Merci à tous ceux qui m’ont aidé de leurs conseils! Voici une nouvelle nouvelle, j’espère que vous prendrez le temps de la lire pour me
dire si elle vous plait ou si je ferais mieux de la remplacer. Comme d’habitude il ne s’agit pas de la version tout-à-fait définitive, mais presque. (Lire le Chapitre 1er)


Chapitre 5ème:

C’est une jeune femme sincère. Peu importe qu’elle soit belle, intelligente, ou même riche puisqu’elle a la sincérité.
Elle travaille dans un supermarché. Son travail consiste à passer le code barre des objets au-dessus d’un faisceau lumineux pour que des machines puissent calculer le prix qu’elle annoncera aux
clients. Un robot pourrait le faire. Beaucoup de robots le font déjà d’ailleurs, parfois mieux que les mortels. Mais il y a quelque chose qui rend cette jeune femme irremplaçable : c’est son
sourire. Heures après heures, jours après jours, elle sourit à toutes ces ombres qui, au lieu de chasser, pêcher ou jardiner, viennent s’approvisionner dans le grand magasin. Par son sourire elle
met du soleil dans la grotte immense où ils déambulent en baissant le front, elle transmet de l’amour et de la joie.


Ceux qui ont le bonheur de passer par sa caisse en reçoivent. Leurs joues se gonflent, leur œil pétille, ils sourient
à leur tour grâce à sa voix, guillerette, qui leur souhaite une bonne journée. Ce petit peu de gaieté ils le passeront à tous ceux qu’ils croiseront ensuite, qui eux-mêmes le passeront, jusqu’à
ce que l’allégresse s’amenuise, puis disparaisse.


Si ce miracle est possible, c’est parce que le cœur de cette jeune femme palpite.


C’est ça qui m’intéresse.


J’étais dans la file d’attente avec mon whiskey et mes cigarettes lorsque j’ai entendu sa prière. Une prière
silencieuse. Elle a lancé son habituel « Bonjour, comment allez-vous ? » à un client. J’ai fait volte-face en entendant sa phrase. Les notes n’étaient pas les mêmes. Sa voix
émettait une vibration autre. J’ai senti sa peau qui dégageait une plaisante odeur de sudation. J’ai ouvert mes yeux divins et j’ai vu son cœur battre, plus vite, plus fort, accélérant l’afflux
sanguin dans son cœur et dans son cerveau grâce à ce processus magique dont je suis l’inventeur et qui a permis la vie.


Cette fille était sur le point d’aimer. Il ne lui manquait que ma flèche, l’approbation divine d’Eros, Dieu de
l’Amour.

J’ai arrêté le temps et déployé mes ailes. Quittant mon enveloppe charnelle, je me suis approché d’elle pour
l’effleurer. Sa peau frissonna. Elle m’avait senti. J’ai plongé mon regard dans le sien qui regardait cet homme, et j’ai aperçu le feu tiré de l’âtre Olympien d’où Prométhée l’a dérobé jadis. Je
ne m’étais pas trompé : cette fille est prête à vivre un amour différent, celui que la plupart des mortels appellent « le grand ».


Vingt-trois heures. Une fois au rez-de-chaussée je passe la porte de mon immeuble. Je
m’engage dans la rue. Avec mon chapeau et mon imperméable, je suis un anonyme.

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-
















Cupide Cupidon : Chapitre 4ème


Eros & Psyché
J’ai bientôt les 7 nouvelles qu’il me fallait pour
constituer le petit recueuil dont je vous ai déjà parlé. Merci à tous ceux qui m’ont aidé de leurs conseils! Voici une nouvelle nouvelle, j’espère que vous prendrez le temps de la lire pour me
dire si elle vous plait ou si je ferais mieux de la remplacer. Comme d’habitude il ne s’agit pas de la version tout-à-fait définitive, mais presque. (Lire le Chapitre 1er)


Chapitre 4ème:

Je retire mes pieds du piano et repousse délicatement ma chaise. J’aimerais taper dedans mais il y a trop de
poussière, ce serait provoquer une tempête. Je vais jusqu’au porte-manteau et je sors un chiffon de la poche de mon imperméable, puis je retourne vers le piano. Dans « mon
appartement », chaque mouvement m’est aussi pénible que je m’y sens étriqué.


Je passe le chiffon sur le dessus du piano pour révéler une serrure que je crochète. Le couvercle s’ouvre… Voici ma
petite collection personnelle. Mon matériel de pro. Le piano est rempli de bouteilles et d’alambiques, de tubes et de flacons. J’ai soigneusement étiqueté le tout : jus de passion, liqueurs
d’idylle, alcools de sentiments, nectar d’amour fou et philtres divers.


Je m’essuie les mains et commence ma préparation. Vingt-deux heures vingt quatre. Je ressens presque de l’excitation.
Ca faisait longtemps. Ca faisait même des siècles.


Vingt deux heures quarante deux. Mon cocktail est terminé. J’y ai mis le meilleur de ce qui me restait. Avec une
attention extrême je le verse dans un récipient en argile, puis je m’approche d’un drap blanc, que je soulève.


Ma statue de marbre semble, en apparence, aussi immortelle que je le suis. Pourtant, il suffirait d’un coup pour la
briser, moi pas… Moi je change, elle pas. J’effleure la flèche qui dépasse du carquois fixé au socle. Le marbre s’anime, il prend vie. La flèche me reste dans la paume. Je la porte jusqu’au
récipient en argile et l’immerge dans la potion. Le liquide bout en dégageant des effluves violettes. Un peu de patience… Ca y est, c’est prêt. Magnifique. La flèche scintille quand je l’incline
entre mes doigts. Elle est aussi impalpable que les nuages, aussi fulgurante que l’éclair. Même moi, avec mes yeux divins, je dois me concentrer pour la voir : c’est une longue aiguille à
peine plus épaisse qu’un fil. Je la glisse dans mon ceinturon.


Je retourne vers la statue dont je touche l’arc en pierre. La pierre devient bois. Je remets le drap sur ma propre
effigie et gagne le porte-manteau. J’enfile mon imperméable sous lequel je dissimule mon arme. Je mets mon chapeau. Le fer de la poignée crisse quand je la fais tourner dans ma main. Je déteste
cet endroit. Je m’en échappe : mon client m’attend et je ne voudrais pas décevoir.














Cupide Cupidon : Chapitre 3ème


Eros & Psyché
J’ai bientôt les 7 nouvelles qu’il me fallait pour
constituer le petit recueuil dont je vous ai déjà parlé. Merci à tous ceux qui m’ont aidé de leurs conseils! Voici une nouvelle nouvelle, j’espère que vous prendrez le temps de la lire pour me
dire si elle vous plait ou si je ferais mieux de la remplacer. Comme d’habitude il ne s’agit pas de la version tout-à-fait définitive, mais presque. (Lire le Chapitre 1er)


Chapitre 3ème:

On me contacte par la dépense. Là où il y a du fric, j’apparais. Je mets un peu de piment dans le cœur de ceux qui
s’arrêtent, les yeux émerveillés, devant la photo d’une femme nue retouchée par ordinateur. S’ils en viennent à acheter le shampooing, la voiture ou la machine à café qu’elle promeut, ça suffit à
payer mon loyer.


Pour une alliance en or surmontée de diamants, je fais durer l’amour une dizaine d’année. Sans les diamants c’est
moitié moins. Avec qui met le paquet : maison, piscine, vacances, etc. Je vais parfois jusqu’à prolonger la tendresse toute une vie, pourvu qu’elle soit courte.


J’accepte aussi les menus présents : une robe, un parfum. Pour huit euros la place de cinéma je concède quelques
étincelles, je jette de la poudre aux yeux, je m’achète un paquet de cigarettes.


L’amour se vend de nombreuses façons : via les artifices dont les mortels s’affublent pour sortir le soir, par
ces couteux voyages qui autorisent leurs frasques estivales, au travers des sites de rencontres, des téléphones roses, des films pornographiques et de la prostitution qui a pour elle le mérite de
la franchise.


Un tel s’écrie-t-il : « Je donnerais des millions pour avoir cette fille ! » que je le rassure
aussitôt : « Ca peut s’arranger. » Alors, si vraiment il y met le prix, je déploie mes ailes et j’ouvre mes yeux d’Eros à l’immensité de l’univers. Même si je n’atteints plus
l’espace, à cause des avions, j’embrasse l’humanité de mon regard divin, celui qui fait fie des enveloppes charnelles, pour ne plus voir que les cœurs battant dans les poitrines. Le cœur est
dépositaire des sentiments car il est le premier organe de vie. C’est à l’intérieur que j’immisce l’amour, de mes flèches. J’identifie les cœurs que je dois unir et j’efface tous les autres de ma
conscience. Il ne reste plus que ces deux points rouges que je vais transformer en ligne. Je bande mon arc. Je sors une flèche de mon carquois… La pointe est émoussée, mais qu’importe : je
ne suis plus là pour faire dans la qualité. J’encoche la flèche sur la corde, fermement maintenue par mon index et mon majeur. Je lève mon arc. Je le tends, puis, je laisse aller. Je laisse tout
aller. C’est un peu de moi qui part avec chaque trait. Toujours un petit peu, même si, aujourd’hui, ce n’est plus que trois fois rien.


La flèche traverse le premier cœur, dont elle arrache un morceau, puis se plante dans le deuxième. Il y a toujours un
donneur et un receveur. C’est comme ça, c’est la loi. Après ça j’empoche mon dû, je remets imperméable et chapeau, et je m’en vais.


Il n’y a pas de service après vente : pour la suite, ils n’auront qu’à se débrouiller tout seul. Je m’en
fous.


Vingt-deux heures douze. Je dois me préparer.


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Cupide Cupidon : Chapitre 2ème

Eros & Psyché

Eros & Psyché

(Lire le Chapitre 1er)


Chapitre 2ème:

J’ai passé mon enfance sous le soleil de Grèce. Même un immortel n’oublie pas les moments heureux. A l’époque, l’amour fleurissait dans les bois et les jardins. Je transperçais indifféremment hommes et femmes de mes flèches. Lorsque l’envie me prenait de m’enfoncer dans l’azur, je m’envolais au firmament et embrassais la terre entière de mon regard divin. Je bandais mon arc et décochais mes traits sur des cœurs déjà palpitants… Le soupir de l’humanité remontait à moi dans les nues. Aujourd’hui, il suffit d’un battement d’ailes en trop pour que je sois menacé par les contrôleurs aériens.

Le monde a changé petit à petit. Ça a commencé par le mariage. En abandonnant nos temples dans l’ombre de la croix nous ne nous doutions pas du complot qui se fomentait. Les mortels ont enfermé l’amour dans des anneaux. Ils se sont opposés à mes flèches. Chacune d’elle, au lieu du bonheur simple qu’elle devait apporter, pouvait avoir des conséquences terribles sur des familles entières. Il fallait aimer selon des lois humaines désormais. On me fit comprendre, en torturant ceux que j’avais unis, que mes interventions étaient dorénavant malvenues.

Ils firent des péchés de mon prestige passé. Ils firent de moi un angelot frivole tout juste bon à servir de motif sur des tapisseries. Leur goût n’alla plus à l’amour mais à la guerre, des guerres de conquêtes ou de fois, loin de cette épopée galante qui conduisit tant de preux à mourir aux pieds d’Hélène de Troie.

J’en rallume une cigarette. De dépit.

Malgré ces temps difficiles j’ai continué à transpercer les cœurs. Pour réveiller les mortels, j’ai écrit, à la pointe de mes flèches, les plus belles histoires qu’ait connues l’humanité. Tristan et Iseult, Roméo et Juliette sont morts pour rappeler ma puissance à leurs semblables. Hélas, les mortels connaissent ces récits, mais ne les revivent pas.

Heureusement il existait des héros, luttant contre l’aveuglement des leurs, rebelles à la souffrance et aux dogmes de la conscience. Des chevaliers de la passion que j’ai bien secondés de mon arc. Don Juan, Casanova : avec eux j’ai été de tous les combats. Ils ont maintenu l’espoir, avant de disparaître.

J’ai rangé mon arc et mes flèches. J’ai laissé aux nymphes le soin d’entretenir les sentiments. Elles s’y sont employées, plus ou moins. Je me suis trouvé d’autres plaisirs : l’alcool, les cigarettes, le souvenir… Pour payer mon appart’, mon gris, et mon malt, j’ai rapprovisionné mon carquois. J’ai repris du service, mais ça n’est plus gratuit.


Lire le – Chapitre Suivant

 

Cupide Cupidon

Une nouvelle tirée du recueil “Transports en commun”.


cupidon, eros

Cupide Cupidon

Vingt et une heures.

C’est l’hiver, il fait nuit depuis longtemps. La ville a revêtu sa parure nocturne de lucarnes oranges et de publicités clignotantes. Plus noir encore que le ciel qu’ils éclairent, les buildings se dressent comme les géants de jadis, couronnés de tâches rouges pour être reconnus des avions. Plus bas, beaucoup plus bas, les voitures fourmillent… J’entends leur bourdonnement. Il me rappellerait presque celui des collines de Cythère. Je suis un nostalgique.

Je laisse glisser mon pouce et mon index hors des canisses et referme ainsi la seule embrasure de « mon appartement ». C’est comme ça que j’appelle le débarras qui me sert de domicile.

J’allume une cigarette et je pousse une chaise pour m’approcher du piano. La poussière se soulève sous mes pas.

Il reste un peu de whiskey au fond de ce verre que j’ai oublié la veille, ou celle d’avant. Vingt et une heure cinq. J’ai un client ce soir. Mais j’ai encore du temps. Je bois ce qui reste de whiskey puis je jette le verre : tout ça a un arrière goût de poussière. Lire la suite... »

Pourquoi les pigeons ont-ils des bagues ?

Le gang des pigeons voleurs de bagues a encore frappé !
Le gang des pigeons voleurs de bagues a encore frappé !

En ce moment je profite de mon séjour parisien, j’explore la grand ville tout en m’intéressant à sa faune, à sa flore (j’aurais pu écrire « ses platanes et ses pigeons » mais ça tuerait le suspense)… Or, en observant de plus près ses pigeons, de qu’est-ce que je m’aperçois-je ? Certains sont bagués ! Ils ont une bague à la cheville !

On pourrait même dire qu’ils sont « braceletés », d’un point de vue pigeonesque, mais avec une bague.

La question que je me pose, comme vous, est bien entendu la suivante : mais où donc ont-ils trouvé cette bague ? Et comme vous ma réponse la plus spontanée serait que quand monsieur pigeon veut faire des bisous à madame pigeonne il lui offre une bague et poum-poum tralala… Eh bien non, pas du tout ! En fait, la présence de cette bague à leur cheville n’est pas le fait des pigeons. C’est encore une fois la manifestation d’une volonté humaine.

Il s'y prend vraiment mal sur cette affiche... Pour être vraiment sûr d'attraper le pigeon il est préférable de lui déposer un unique grain juste entre la quatrième et la cinquième plume en partant de la gauche - effet garanti ! -
Il s’y prend vraiment mal sur cette affiche… Pour être vraiment sûr d’attraper le pigeon il est préférable de lui déposer un unique grain juste entre la quatrième et la cinquième plume en partant de la gauche – effet garanti ! -

Il y a donc un homme quelque part dans Paris, un fou, un génie, qui bague les pigeons. On s’imagine très bien le profil de ce type, enfermé dans sa tour de pierre, cet acteur qui n’est pas vraiment beau et auquel Walt Disney a consacré un de ses longs métrages… Vous savez, celui qui a failli devenir modérateur sur un jeu vidéo bien connu ?

Bref, cet homme est un véritable passionné (pour ne pas dire acharné : j’ai croisé des pigeons avec une bague à chaque patte). On peut lui reconnaître une agilité certaine car il en faut pour attraper les volages volatiles versatiles (je connais plein de mots – je suis écrivain)… Il doit avoir un truc. C’est ce même truc qui trahit son identité.

En exclusivité, le Nabolo-blog a retrouvé pour vous le petit garçon qui jette du sel sur la queue des oiseaux et qu’on voit représenté sur les étiquettes en papier du sel Cérébos qui, contrairement aux apparences, ne sponsorise pas ce blog.

En effet, on prétend que si on parvient à déposer un grain de sel sur la queue d’un oiseau, on devrait être en mesure de l’attraper… Ca paraît fou non ? (Nota : ça marche aussi avec du sucre, du poivre, ou une voiture)

Dissection du Philosophe de l’Aventure

Un serpent boa en pleine digestion: il vient d'avaler un éléphant!
Un serpent boa en pleine digestion: il vient d’avaler un éléphant!

Comment disséquer une personne ?

Les « jeux de rôles » nous l’enseignent.

Quiconque pratique les « jeux de rôles », ces jeux qui consistent à se projeter, soi ou son personnage, dans des situations imaginaires, commence par l’étape dite de la « création du personnage ». L’objectif de cette étape est de déterminer un moyen d’évaluer l’efficacité des réactions du joueur (ou du personnage qu’il va jouer s’il ne joue pas son propre personnage) dans une situation donnée du monde imaginaire dans lequel on va le faire évoluer.

C’est assez simple. Voici un exemple :

Imaginons que vous jouiez à un jeu de rôle qui tourne autour du monde de Lucky Luke. Vous êtes Lucky Luke. Vous chevauchez sur Jolly Jumper et vous décidez, comme ça, pour vous amuser, de tirer avec votre pistolet sur un cactus qui se trouve à dix mètres de vous. Comment faire pour déterminer si vous parvenez à le toucher ? Le maître du jeu (c’est-à-dire votre ami qui vous dit ce que vous voyez, sentez, qui vous rencontrez, etc. tandis que vous ne vous préoccupez que d’être Lucky Luke) annonce la difficulté de l’action que vous tentez d’accomplir. Il annonce une difficulté de niveau 1 (c’est vraiment facile). Cela signifie que si vous lancez un dé et obtenez 2, 3, 4, 5 ou 6 vous réussissez l’épreuve. Vous ne ratez que si vous faites 1 ! Vous avez donc 5 chances sur 6 de réussir… Sauf que vous êtes Lucky Luke ! Parce que vous êtes Lucky Luke, un expert du tir au pistolet, on reconnaît à votre personnage un bonus de +10 dans tous les jets de dés qui impliquent l’utilisation d’une arme à feu. Cela signifie qu’au pire, vous ferez 11 (10 + 1), vous allez donc forcément toucher le cactus.

Toutes les qualités d’une personne peuvent ainsi être décomposées. Pour pouvoir évaluer la réussite de quelqu’un dans une situation imaginaire, on décompose ce quelqu’un (dissèque), et on met des notes à chacune de ses qualités, par rapport à la moyenne. Les qualités les plus souvent utilisées dans les jeux de rôles sont les suivantes :

Force : la valeur de la force sert de repère pour tout ce qui a trait aux efforts physiques intenses.

Constitution : la valeur de la constitution sert de repère pour tout ce qui a trait à l’endurance, la santé, etc.

Dextérité : la valeur de la dextérité sert de repère pour tout ce qui a trait à l’habileté, l’équilibre, etc.

Intelligence : pour tout ce qui a trait à la vivacité d’esprit, à la compréhension.

Sagesse : pour tout ce qui a trait à la volonté, à la pertinence des choix (l’intuition).

Charisme : pour tout ce qui a trait aux rapports entre individus.

Exemple : Vous poussez un chariot ? Test de force ! Vous tombez malade ? Test de constitution ! Vous faites une tour en allumettes ? Test de dextérité ! Vous essayez de résoudre un problème mathématique ? Test d’intelligence ! On veut savoir si vous avez peur ? Test de sagesse ! Vous demandez à quelqu’un de vous aider ? Test de charisme !

Dans les jeux de rôle, ces six qualités de bases sont liées à ce qu’on appelle des « compétences ». C’est-à-dire qu’un personnage qui a étudié les mathématiques toute sa vie aura une « compétence mathématique ». Si on soumet un problème mathématique à ce personnage, il y aura donc un bonus à ajouter à sa simple intelligence pour déterminer s’il parvient ou non à résoudre le problème.

Les jeux de rôle ont donc établi un système d’évaluation des personnes !

Petit exercice ! Analysez vos amis : qui de vos potes a un bonus en intelligence, en dextérité, etc.

Sagesse et Intelligence comparées

En pratiquant ce petit exercice là on constate quelque chose d’étonnant : la pertinence de la distinction faite entre la caractéristique « intelligence » et la caractéristique « sagesse ». Se sont toutes les deux des caractéristiques liées à l’esprit, mais qui mettent en avant deux de ses aspects distincts.

Souvent, quand quelqu’un est très intelligent, il a un certain aval sur les autres, on conclut qu’il aura davantage tendance à avoir raison, bref, en un mot, qu’il est sage. Or ça n’a rien à voir.

Je me suis souvent étonné que des personnes que je considérais plus intelligentes que moi puissent parfois faire des choix qui me paraissaient navrants.

Il ne faut tout simplement pas confondre les deux : l’intelligence est une espèce d’ordinateur, plus ou moins moderne (on va du minitel à la dernière génération de PC). La sagesse, c’est la main qui tient la souris et utilise le clavier.

Il y a des gens dotés d’une prodigieuse intelligence qui ne sauront jamais s’en servir, et d’autres pas tellement malin qui savent parfaitement où ils vont.

Etre intelligent, c’est l’équivalent d’être fort, dans le domaine de l’esprit. Mais c’est la sagesse qui fait l’homme.

La qualité essentielle du philosophe de l’Aventure

En disséquant le philodélA (pour “philosophe de l’Aventure”), on lui découvre une qualité essentielle, celle qui lui a permis de devenir ce qu’il est. Elle précède toutes les autres qui découleront ensuite de ses choix de personnages, de ses choix d’aventurier. Il s’agit du courage.

Il est intéressant de l’identifier en tant que qualité essentielle car cela permet d’en faire un point de repère propre à débusquer l’Aventure là où l’on ne la voit pas toujours, pourvu qu’on s’y fie.

Sans le courage, il n’y a pas de philosophe de l’Aventure, il n’y a pas non plus d’aventures choisies : il n’y a que des aventures subies.

Par l’expression sans cesse renouvelée de son courage, le philodélA répète le choix initial qui a fait de lui ce qu’il est : celui de vivre.

Le philodélA qui privilégie systématiquement la décision la plus courageuse est donc cohérent avec lui-même, avec la raison pour laquelle il préfère la vie à la mort.

Le fait que le philodélA reconnaisse le courage comme valeur première ne remet pas en cause sa négation du bien et du mal : mentir, voler, tuer, peuvent demander beaucoup de courage et en ce sens trouver valeur aux yeux du philodélA, de même que se sacrifier, protéger, etc.

Le courage c’est l’affrontement. Ce n’est ni la soumission, ni la domination, c’est exprimer sa capacité à être vivant, c’est manifester sa volonté.

Notons que la question du courage est une question personnelle, et qu’il y a des actes courageux qui ne seront pas reconnus comme tels par bon nombre d’ensembles culturels. Ce n’est bien sûr pas ce qui importe.

Analogie de la tarte aux fraises

Reprenons le petit exercice proposé plus haut. Certaines personnes se renfrognent  à l’idée qu’elles ne sont les meilleures nulle part. Du moins le perçoivent-elles de cette manière.

Or il y a forcément un domaine dans lequel chaque être humain est le meilleur : celui d’être lui-même.

Prenons une tarte aux fraises. Il y a de la crème, de la pâte, des fraises bien sûr, etc. Mais la meilleure tarte aux fraises, ce n’est pas celle qui compte le plus de fraises, ou celle qui contient le plus de crème, ni celle encore qui a le plus de crème, pâte et fraises… La meilleure tarte aux fraises, c’est celle qui convient le mieux aux palais de ceux qui vont la manger.

Voilà pourquoi chacun devrait se réjouir d’être ce qu’il est en attendant de trouver ceux qui l’aimeront à ce titre, si ce n’est déjà fait.

Cet état d’esprit est sans doute le plus propice à donner du courage, et à ouvrir la voie de l’Aventure.


Cet article a été écrit sur une tombe au cimetière du Père Lachaise. C’est un très bel endroit qui est à l’origine de la confusion dans mes propos, si confusion il y a.

Wolverine vs Spiderman

La nuit est calme, votre chambre est plongée dans une obscurité confortable où vous vous adonnez à un sommeil réparateur. Dans le lointain, on entend le bruit des voitures ou le chant des oiseaux nocturnes (selon que vous habitez à la ville ou à la campagne)… SOUDAIN vous vous réveillez en sursaut, moite de sueur, les orteils tremblant de panique et les petits poils que vous avez sur la nuque (si, si, ne le niez pas) hérissés comme ceux d’un hérisson pris à revers par le mistral ! C’est cette question, cette même question qui revient chaque nuit hanter votre sommeil :

« C’est qui le plus fort, Wolverine ou Spiderman ? »

Une fois n’est pas coutume je vais vous les présenter en détail, en restant neutre, de manière à ce que vous puisiez vous faire une idée claire et impartiale d’à qui nous avons affaire…

Le samouraï berserk

A ma gauche :

James Howlett (dit Logan), plus connu sous le nom de WOLVERINE (ou « Serval » en français, ce qui n’a rien à voir avec un « wolverine » mais « wolverine », dans notre langue, se dit « glouton », on pardonnera donc l’approximation de cette traduction).

Le terrible wolverine !
Le terrible wolverine !

1m60 pour 90 kg (d’où son surnom du « petit gros »), Wolverine est âgé d’à peu près deux centenaires (d’où son surnom du « petit vieux »). Pour palier ses problèmes osseux liés à l’âge, le gouvernement a dépensé des milliards (tout ça sur le dos du contribuable) en lui fabriquant une prothèse en adamantium (l’un des alliages les plus solides qui soit). Son squelette en est recouvert (ce qui augmente son poids d’encore une quarantaine de kilos). Il faut ajouter à ça que Wolverine est doté d’un pouvoir de régénération qui lui permet de reconstituer ses tissus en quelques secondes. Le bonhomme  paraît donc assez dur à abattre.

Au niveau offensif, Wolverine possède des griffes rétractiles, recouvertes du même métal que son squelette : elles sont capables de déchirer l’acier. Sa vitesse et sa force sont supérieures à celle d’un être humain normal (il peut porter jusqu’à une tonne) il possède surtout une grande endurance. Par ailleurs, ses sens sont extrêmement affutés (du moins pour ce qui concerne l’odorat, la vue, et l’ouïe, bizarrement on nous parle peu du goût et du touché dans les comics).

Autres points forts : c’est un expert en arts martiaux qui parle de nombreuses langues étrangères, dont, notamment, pas le français.

Wolverine a aussi une capacité spéciale, celle de se plonger dans ce que les lecteurs avertis appelleront un « mode berserk » où il donne libre cours à sa rage ce qui augmente encore sa vitesse et sa force.

Ca fait peur tout ça, hein ? En plus Wolverine aime bien fumer des gros cigares et se faire pousser les favoris ! Et pourtant… Pourtant il va avoir fort à faire s’il se confronte à l’adulescent qui se trouve à ma droite, j’ai nommé…

Le tisseur

Peter Parker, alias SPIDERMAN ( « spailledeurmen » en anglais, et qu’on connaît bien sous le nom, plus facile à prononcer, de « l’Araignée »).

L'amazing homme-araignée!
L’amazing homme-araignée!

1m78 pour 75kg (beau gosse !), âgé d’un peu plus d’une vingtaine d’année, Peter est un véritable petit génie, capable de résoudre des équations avec plein de chiffres (comme ces plus petits qu’on met au-dessus des autres) ou des lettres (notamment des « v » géants, des x, des y et parfois même des b).

Peter est tellement un telligent qu’il est parvenu à reproduire synthétiquement la structure moléculaire de la soie de l’araignée, tout seul, dans sa chambre, avec du matériel de merde, alors que les scientifiques d’aujourd’hui cherchent désespérément comment faire ! (lui y parvient depuis 1962 !!)

Bref, pas besoin d’en dire plus long pour vous faire comprendre que c’est une grosse tête, spécialisé en sciences physiques, sans pour autant négliger des domaines plus classiques comme celui de la couture (il a designé et confectionné son costume lui-même).

A ce stade, on sent déjà que Spiderman est mieux gâté par la nature que son rival, mais peu importe, je vous livre aussi ce qui reste de détails, comme par exemple le fait qu’il soit doté de la force et de l’agilité proportionnelles d’une araignée (il peut soulever jusqu’à 12 tonnes, ses réflexes sont 15 fois supérieurs à ceux d’un humain normal). Il n’a besoin que de quelques heures pour se remettre d’une blessure grave, il adhère à la plupart des surfaces (ce qui lui permet de grimper aux murs) et, cerise sur le summum, il est doté d’un sixième sens qui lui permet d’anticiper des évènements tels que la trajectoire d’une balle de revolver…

Bon, si vous n’êtes pas trop nigaud vous devez déjà y voir plus clair, mais passons aux choses sérieuses…

FIGHT !

C’est ça, un wolverine, en vrai… Carrément fashion, non ?
C’est ça, un wolverine, en vrai… Carrément fashion, non ?

Le gong retentit et le duel commence. Il est important de préciser le lieu du combat : il est éloigné de toute source magnétique ou électrique pour éviter de pénaliser Wolverine et son squelette en métal. Il ne s’agit pas non plus d’un endroit qui comporterait des murs où Spiderman pourrait s’accrocher, ni d’un endroit trop vaste où il pourrait profiter de l’avantage que lui procure sa vitesse… En fait, pour éviter de favoriser Spiderman (on ne dira plus que je suis impartial), nous avons tracé au sol des repères que les combattants ne doivent pas dépasser et un fil blanc marque la hauteur au-delà de laquelle les adversaires ne peuvent pas sauter. De plus, pour éviter que la lutte soit vraiment trop inégale, Spiderman commence le combat attaché à un poteau par des chaînes en fer.

Wolverine ne s’énerve vraiment que lorsqu’on lui épile les poils des bras : regardez, il est tout irrité !
Wolverine ne s’énerve vraiment que lorsqu’on lui épile les poils des bras : regardez, il est tout irrité !

Bon. Le combat commence : Wolverine sort ses griffes en adamantium et Spiderman fait péter les chaînes qui le retiennent en bombant le torse. Wolverine se jette sur Spidey pour lui mettre un bon coup de griffe, ce dont Spidey a déjà été informé quelques secondes auparavant par son sixième sens (ou « sens d’araignée »). Il esquive tranquille grâce à son agilité et sa vitesse (au moins dix fois supérieures à celle de son adversaire) et balance un gros uppercut à Wolverine qui décolle du sol, au-dessus du fil blanc, et atterrit au delà des repères qui marque la limite du terrain de combat… Mais ne soyons pas mesquins, pas d’élimination, le combat continue !

Wolverine a mal, il est sonné, mais il se remet, se relève, et retente le coup. Re-esquive, re-uppercut.

Pareil.

Idem.

Pareil.

Wolverine sort un cigare pour tenter de déstabiliser et d’enfumer son adversaire. Spiderman réagit en confectionnant un bouclier, voire un mini ventilateur avec sa toile. Wolverine attaque à nouveau, Spiderman esquive et lui balance un upper-cut.

A New York ce ne sont pas les crottes de pigeons qui causent le plus de problèmes…
A New York ce ne sont pas les crottes de pigeons qui causent le plus de problèmes…

Wolverine a mal, il est sonné, mais il se remet, se relève, et retente le coup. Re-esquive, re-uppercut.

Pareil.

Idem.

Wolverine décide de se faire pousser les favoris puis retente le coup. Même causes, même effets.

Pareil.

Idem.

A ce moment, Spiderman (qui est un intellectuel) comprend la redoutable technique de son adversaire : il cherche à lui casser le poing avec son menton en adamantium ! Effectivement, c’était bien pensé, Spiderman commence a avoir des fourmis dans les doigts à force de frapper comme une brute (et ça c’est vraiment le comble pour une araignée !).

Juste après son nouvel upper-cut, Spiderman décide donc de clouer Wolverine au sol grâce à un jet de toile bien senti. Puis il s’assoit dessus et se donne le temps de la réflexion.

Bien sûr, Spidey pourrait construire un réacteur nucléaire et jeter Wolvie dedans, mais ce serait tricher. Le laisser crever de faim ou de soif ? Lui briser la nuque ? Ce serait cruel ! Au contraire il pourrait le garder là, sous ses fesses, et s’en servir de chaise, l’utiliser comme presse-livre dans sa bibliothèque, voire comme coupe-papier, au bureau, avec son consentement. Comme l’intéressé proteste, Spiderman, grand seigneur, lui offre une deuxième chance au travers de différentes épreuves :

Entre autres talents, Spidey compte celui de DJ ! Ici : l’Araignée en train de mixer sur une plaque géante.
Entre autres talents, Spidey compte celui de DJ ! Ici : l’Araignée en train de mixer sur une plaque géante.

Aucune chance pour Wolverine, Spidey est un as, c’est lui-même qui a inspiré la mode des pyjamas rouges et bleus de l’hiver 65.

Concours de découpage de mur en acier

Le temps que Wolverine termine d’en découper un à la main, Spiderman a fabriqué un laser ultra-moderne qui permet de les découper en série.

Concours de langues étrangères

Wolverine se sent à son avantage pour une fois… Ce qu’il oublie c’est qu’il lui a fallu deux cent ans et des voyages partout dans le monde pour apprendre une poignée de langues dont le français ne fait même pas partie ! Elimination directe.

(comme il est nul en combat) Logan fait de la pub pour rolex.
(comme il est nul en combat) Logan fait de la pub pour rolex.

Il n’y a rien pour rattraper Wolverine, né pour être un super-héros secondaire, finalement arrivé au devant de la scène parce que « c’est trop cool d’avoir des griffes qui sortent des poignés ». Et c’est tout.

Bref, aucun de leurs créateurs n’auraient pensé à comparer Wolverine et Spiderman qui n’en sont clairement pas au même niveau de superhéroïsme, seuls des fans à l’esprit tordu sont assez idiots pour consacrer du temps et des pages de leurs blogs à ce genre de question. Pff !


Vous vous demandez aussi qui est le plus fort entre un tigre et un lion? Cliquez ici !

Prince Charmant : Chapitre dernier !


Le Prince Charmant part au boulot.
Vous pouvez commencer par le début ici.


Chapitre
9ème

Cette scène se répéta pendant des semaines : Charmant marchait jusqu’à la mer qu’il traversait à la nage,
grimpait au balcon et embrassait la princesse avant de repartir au matin. C’était dur, mais chaque nuit valait son pesant de bonheur.


Pendant ce temps-là, au Royaume de Tendre, de l’autre côté de la Mer des Passions, le Prince Charmant
était entré dans la légende et toutes les damoiselles, plus ou moins en détresses, ne juraient désormais que par lui.


Mais Charmant ne viendrait pas pour elles car, à chaque nouveau crépuscule, il irait conquérir celle qu’il avait
reconnu pour sa promise.


Et ainsi fut-il des nuits et des nuits durant.


Un soir cependant, alors que Charmant achevait son ascension en se lamentant sur les courbatures que lui causaient
cette péripétie sans cesse renouvelée, il trouva sa princesse en pleurs. Charmant s’approcha d’elle pour la serrer tendrement dans ses bras et l’encourager à se confier à lui.


La Princesse ravala ses larmes :


« C’est la mer mon amour, la mer se retire ! Bientôt la marée n’atteindra plus le
château… »


Effectivement, en y songeant bien, Charmant se rappela qu’il était récemment arrivé jusqu’au château sans avoir à
mouiller ses chausses, ce qui ne s’était jamais produit avant.


« Allons, allons ! » la consola-t-il, « Il n’y a pas de quoi faire un gros chagrin… Hmm ?
Gouzi, gouzi, fais-moi ton plus beau sourire princesse ! »


La princesse lui lança un regard furieux, comme si elle avait affaire au dernier des imbéciles. Puis elle le tira par
le bras et l’entraîna jusqu’à la fenêtre :


« Mais regarde idiot ! Voilà ce que la mer charrie en se retirant, et qu’elle laisse sur le chemin que tu
empruntes désormais à pied sec, tu sais ce que c’est ? »


A la lumière de la lune, dans la direction que lui indiquait la Princesse, Charmant aperçut une
assiette
.


Il poussa un long soupir tandis que la princesse s’effondrait sur son lit en pleurant.


Charmant revint la nuit suivante, et la nuit d’après encore. Mais chaque fois la mer se faisait plus lointaine, et de
nombreux couverts parsemaient désormais son chemin.


« Les dragons détestent les bruits de vaisselle cassée » lui rappela enfin la princesse. « Si tu restes, tu
mourras, alors va-t-en. »


Charmant était désemparé. Le Roi, son père ne l’avait jamais prévenu qu’il aurait à faire face à pareille situation…
Peut-être l’ignorait-il, tout simplement ?


C’est avec amertume que le Prince enfourcha Bonimpression ce matin-là, en constatant que la route jusqu’au château de
sa bien aimée était couverte de porcelaine. Charmant lui fit ses adieux d’un geste de la main puis il partit au grand galop, et galopa, galopa. Il galoperait jusqu’à ce que son cheval n’en puisse
plus, traversant l’île Amour d’une rive à l’autre de la Mer des Passions, prenant château sur château et trompant la vigilance des dragons de toute espèce, parfois ignoré des princesses, parfois
supplié par elles et toujours répandant sa légende et les espoirs qui l’accompagnent, chaque fois plus nombreux et plus impossibles à assouvir, sans jamais devenir Roi.


Exceptionnellement, néanmoins, il ceindra une couronne, et celle qui la lui offrira pourra dire que, pour un temps,
elle a rencontré le Prince Charmant.

 

FIN



La carte de Tendre fut mise au point au XVIIIème siècle. Elle décrit de manière allégorique les différentes étapes de la séduction.
La carte de Tendre