Get Adobe Flash player

Archive pour août 2009

Les jeux sympas pour emballer les filles 2

Tag rugby
Il se dégage de cette image comme une odeur de sueur et de féminité… De terre brûlée au vent des lacs de pierre… Non ?

« TAG RUGBY »

Parce qu’il est encore méconnu en France, et parce que le Nabolo-blog aime (aussi) innover, aujourd’hui je vous parle de ma nouvelle trouvaille : le « Tag Rugby ».

Jouez au Rugby sans vous faire péter le nez ! Jouez au Rugby en touchant des nénés !

D’après ce que j’ai compris le « Tag Rugby » nous vient d’Irlande, c’est une forme de rugby sans violence qui rassemble garçons et filles sur un même terrain (oui les garçons, vous pensez à la même chose que moi) + (oui les filles, vous pensez que je fais référence à la différence de force). En gros, c’est une espèce de jeu de trap-trap mais avec la dimension tactique du rugby, car les stratégies de placement sont à peu près les mêmes et les dynamiques d’équipe aussi.

Taguer

Rangez vos bombes de peinture, vous n’en aurez pas besoin ! Au « Tag Rugby » on ne tague pas les poteaux pour marquer un essai, on tague ses adversaires pour les empêcher de marquer. Il ne s’agit pas de body-painting, le terme signifie qu’on retire un des deux « tags » qu’un adversaire porte à la ceinture… Un « tag » étant une sorte de chiffon de couleur ou de ruban, le fait d’en retirer un donne, en français, le mot « taguer », c’est logique, de même que « réfrigérateurer » signifie « jeter son réfrigérateur par la fenêtre » (gardez un brin de jugeotte s.v.p.).

Faisons donc une liste de ce dont vous aurez besoin, et pour garder la forme du précédent article « Les jeux sympas pour emballer les filles », j’annonce :

Une joueuse lambda de Tag Rugby.
Une joueuse lambda de Tag Rugby.

Matériel : une pelouse confortable, un ballon de rugby, 7 joueurs par équipe dont un maximum de filles et quelques copains pour vous donner du crédit, 28 rubans de couleur que chaque joueur laissera dépasser de chaque côté de sa ceinture.

Les règles : à peu près les mêmes qu’au rugby, mais en plus simple, pour que les filles comprennent (facile celle-là).

Le but du jeu est de poser le ballon derrière la ligne du fond et du côté adverse, sans faire de passe en avant, juste des passes en arrière. En défense, au contraire, il faut attraper les « tags » (les bouts de chiffons ou rubans qui dépassent du short) de la personne qui porte le ballon. A ce moment là cette personne s’arrête, on pose le ballon par terre, tout le monde se replace ou remet ses rubans et on recommence. Au bout de cinq fois le ballon change de camp.

Pas de plaquage, pas de choc, pas de contact SAUF… si votre main dérape au moment de taguer. Alors là faites-vous plaisir, comme on dit au rugby : « tout ce que ne voit pas l’arbitre est permis ».

Par contre méfiez-vous, comme au rugby c’est « œil-pour-œil, dent-pour-dent » et vous risquez de souffrir si vous vous faites taguer le mauvais ruban !

Cette jeune femme laisse exploser sa joie: elle vient de marquer 3 points ! C'est toujours comme ça au Tag Rugby...
Cette jeune femme laisse exploser sa joie: elle vient de marquer 3 points ! C’est toujours comme ça au Tag Rugby…

Spécificité :

Une règle importante du tag rugby, c’est qu’une fille qui marque rapporte 3 points à son équipe au lieu de 1 point si c’est un garçon. S’il s’agit là, bien entendu, de la consécration de notre supériorité physique, mettez plutôt en avant, auprès de vos copines, que cette règle judicieuse apporte une dimension stratégique nouvelle au jeu de placement… puis expliquez-leur la règle du hors-jeu.

Contingence : c’est le moment

Comme je le disais en début d’article, le « Tag rugby » est encore méconnu en France, c’est donc le meilleur moment pour commencer. Auprès de ceux qui n’ont jamais fait de « sport rare », j’insiste : il n’y a rien de meilleur pour ce qui est de « l’esprit », de l’ambiance, qu’un nouveau sport. Et puis le niveau est accessible à tous et les fêtes ne manquent pas ! Encore un point positif pour emballer les filles, et je ne vous parle même pas de l’absence total de budget (et donc de vestiaires séparés).

Une partie de Tag Rugby, en été.
Une partie de Tag Rugby, en été.

Dans les vestiaires donc, allez-y franc-jeu, en vous déshabillant devant votre favorite tout en lui annonçant solennellement qu’elle fait partie de l’équipe maintenant, que vous ne voyez plus en elle la femme mais un coéquipier. Elle s’en sentira fière et, poussée par vos encouragement, elle vous découvrira son magnifique 95D.

Entraînez-la ensuite sous la douche d’une frappe virile sur l’épaule en l’appelant « Mon pote ! » puis commencez à la savonner. Elle s’effarouche ? Rassurez-là, dites-lui que c’est toujours comme ça entre coéquipiers. Elles ne vous croit plus au moment où vous vous glissez dans un endroit que les garçons n’ont pas ? Expliquez-lui la règle du hors-jeu.

Blagues à part…

Normalement les plaquages sont interdits mais un accident est si vite arrivé !
Normalement les plaquages sont interdits mais un accident est si vite arrivé !

…j’espère vous avoir donné envie d’essayer ce nouveau jeu. Peut-être plus aux garçons qu’aux filles, désolé, mais en ce moment j’essaye de regrouper mes articles par thème, et il fallait une suite au précédent article. Plus sérieusement donc, le tag rugby est effectivement une occasion de faire un sport mixte avec des règles qui prennent en compte les spécificités des deux sexes. C’est un sport physique (il faut courir) mais pas violent, grâce auquel on retrouve beaucoup des sensations du rugby.

Au cas où ça intéresserait certains d’entre vous nous faisons un premier entraînement mercredi prochain (le 03/09/2009) à Lille. Laissez-moi un commentaire si vous êtes intéressés : pour l’instant nous ne sommes que cinq, Natasha, Sofia, Vindoushka, Gwyndolia et moi, alors n’hésitez pas !

Liens utiles

Un lien vers un site qui parle de “Tag Rugby”

Remerciement

Merci à Matthieu de m’avoir fait découvrir ce jeu !

tradgeek : Chapitre 2ème

Vous ne trouvez pas l'âme soeur? C'est Tradgeek !

Voici une nouvelle inspirée de l’univers du célèbre « meetic », agence de rencontres en
ligne.


Finalement j’ai trouvé un thème à mon recueil de nouvelles. Je pense faire un truc sur
l’amour (c’est original !) et la manière dont il est pratiqué en société. Ca pourrait s’appeler
« Transports en commun »
.
En attendant je vous souhaite une bonne lecture! (lire le précédent
chapitre
)



Chapitre 2ème


Pour commencer, tradgeek propose de créer un « profil » qui
rassemble les informations du client. Le client peut, s’il le souhaite, indiquer ses caractéristiques physiques, ses hobbies, son métier, son salaire, s’il fume ou non, etc. Tout ce qui lui
permettra de se faire remarquer d’un éventuel partenaire. Il peut aussi ajouter un message de description. Dans ce cas, il doit attendre que je
l’ai validé pour que les autres clients puissent le voir.


Je consacre une grande partie de ma journée à la lecture des messages de
description
. Je me rappelle que, au début, je trouvais quelque chose d’indécent à ce job. Pour la plupart, les clients ignorent mon existence : nous ne parlons jamais et ils ne me
voient pas. Ils ne s’imaginent pas que j’ai accès à tout ce qu’ils disent et font, que je vois tout… Mais ne sont-ils pas sur tradgeek pour s’exhiber de toute façon ?


Il n’était pas rare qu’un message de description me touche les premières
fois. J’y voyais encore une démarche personnelle, certains me faisaient sourire ou m’émouvaient et, de voyeuse indécente, je m’imaginais en alliée bienveillante. Aujourd’hui, plus aucun
message de description ne m’émeut vraiment : j’ai appris à les classer selon des archétypes. Il me suffit de lire une ligne et je sais à quel lot
rattacher le client… Leurs quêtes de rencontres sont quasiment devenues des dynamiques de groupe à mes yeux.


Il y a ceux qui n’assument pas, qui prétendent qu’un ami les a inscrits
contre leur gré à la suite d’un pari perdu et qu’ils ont honte d’être sur tradgeek…


Il y a ceux qui ne savent pas quoi dire, qui expliquent que leur
personnalité est trop complexe pour être résumée en quelques lignes, mais qui encouragent vivement le visiteur à s’y intéresser de plus près.


Il y a ceux qui cherchent l’aventure d’un soir en employant des mots-clés
tels que « carpe diem », « pas se prendre la tête » ou « croquer la vie à pleines dents ».


Il y a aussi ceux qui n’ont pas le temps de faire de rencontres
« réelles »
, et pour lesquels le virtuel est la meilleure option, ce qu’ils admettent très sobrement.


Chez les filles plus précisément, il y a trois tendances : celles qui, dès vingt-deux ans, à peine sorties de
chez leurs parents, ont peur de vieillir seules en nourrissant un parterre de chats. Elles courent après le légendaire « Prince Charmant »
Il y a les énervées qui résument très simplement : « Je me fais prendre pour une conne à chaque fois ! » et qui pensent que ça les immunisera pour la prochaine. Il y a celles
enfin qui préfèrent mettre les points sur les « i » dès le début et recommandent aux « cons » et aux « mecs pas intéressants » de passer leur chemin. Ce sur
quoi elles s‘imaginent que les concernés déduiront : « Je suis con et inintéressant au possible, cette fille n’est pas pour moi. »


Du côté des messieurs, dont la grande majorité cherche à tirer un coup, ce dont je ne les blâme pas tant c’est tout
aussi vrai pour l’autre sexe qui en revanche ne l’assume pas, les plus subtils optent pour une stratégie a contrario, en expliquant qu’ils ne consultent jamais leurs « profils », ni ne répondent, mais que ces demoiselles peuvent tenter leur chance au cas où… Il y a les puceaux qui parlent de couple, d’amour et de
relations sérieuses… Il y a les francs-tireurs qui annoncent tout de suite la couleur et leurs dispositions… Et il y a ceux qui exagèrent enfin : dans ces cas là, j’interviens.


Lire le – Chapitre suivant
-

Tradgeek

Une nouvelle tirée du recueil “Transports en commun”.


Vous ne trouvez pas l'âme soeur? C'est Tradgeek !

Vous ne trouvez pas l'âme soeur? C'est Tradgeek !

« Vous ne trouvez pas l’âme sœur ? C’est tradgeek ! »

C’est le slogan qui me permet de vivre… Je travaille comme modératrice pour la plus célèbre agence matrimoniale du moment. Il s’agit d’une agence matrimoniale « online », je veux dire sur Internet.

« Rencontrez une personne faite pour vous ! »

On dirait que l’agence propose de façonner des bonshommes sur mesure. Nous n’allons pas jusque là. Le principe est assez simple : on abolit les distances, le temps et les craintes, puis on laisse nos clients se débrouiller avec nos outils formatés.

Je sais bien que certaines personnes nous font mauvaise presse, ce sont celles qui n’ont jamais loué nos services et qui, somme toute, ont déjà trouvé leur bonheur ou ne sont pas pressées. Celles-ci nous accusent de tuer le naturel mais nous ne contraignons personne. Les agences matrimoniales ont toujours existé, même lorsqu’elles prenaient la forme d’un simple confident.

D’autres nous encensent au contraire, nos clients, ceux qui ont trouvés l’âme sœur, ou pour qui nous sommes devenus un outil du quotidien… Dont l’usage est divers et varié dois-je dire. Mon job, c’est de le surveiller. Lire la suite... »

Religion, Spiritualité et Philosophie de l’Aventure

Statue Peter Pan
La statue de Peter Pan à Kensington Gardens, Londres. (Angleterre, Royaume-Uni, Eurasie, Monde.)

Quelle est la place de la religion et des croyances dans la philosophie de l’Aventure ? C’est une question sur laquelle je vous propose que nous nous penchions aujourd’hui puisque je parle bas (pour cause de grippe A).

Commençons par nous mettre d’accord sur les acceptions.

La spiritualité

Elle est issue de l’individu. Elle peut s’exprimer à travers la religion ou les superstitions et chaque humain, qu’il souhaite la développer ou non, en est pourvu. Même s’il peut l’atrophier, reste qu’il ne voit pas ce qui l’entoure sous son simple aspect pratique, exempt de spiritualité, mais le conçoit, avec son esprit, comme un ou des ensembles, des images, des moments, plus ou moins emprunts de sentiments, plus ou moins avec un sens ou non, mais pas comme de simples formules mathématiques régissant le mouvement des atomes (ou alors c’est qu’il voit les gens comme des lignes de code, comme dans « Matrix »).

Un être dénué de spiritualité ne verrait les choses que sous un œil strictement scientifique (ce que même les scientifiques pur jus ne font pas), un autre à la spiritualité développée donnerait systématiquement un sens à toutes choses et à tous faits.

Sur la ligne de la spiritualité il y a donc l’extrême scientifique qui n’appartient pas au naturel humain (0)…

0<—————I—————>1

…et l’extrême spirituel (1) qui appartient aux fanatiques qui privilégient leurs croyances à ce qui est tangible (dans le sens où ils leurs donnent davantage ou autant de réalité : le paradis a autant de réalité pour eux que la vie puisqu’ils n’hésitent pas à sacrifier cette dernière pour y accéder).

La spiritualité de chacun peut être développée ou ignorée, de toute manière comme il n’y a ni bien ni mal, on s’en fout. En revanche, développer sa spiritualité peut constituer une aventure, ce qui est déjà beaucoup plus intéressant.

symboles religions monde
Qui dans la salle peut me dire à quoi correspondent la moitié de ces symboles? Non, ce n’est pas un memory.

Elle est issue du groupe. La religion, c’est une espèce de « recherche à plusieurs » de vérités spirituelles ou de « codification » de la spiritualité ou plus sobrement de « mise en commun » des spiritualités. C’est un peu comme si, au lieu de voyager seul, on confiait le voyage à une agence, ou bien que, au lieu de chercher à faire ses devoirs tout seul, on s’adressait à un professeur. Ca ne veut pas dire pour autant que ce que disent les religions est faux. Ca veut dire que les adeptes font confiance à l’enseignement d’autres hommes (plus ou moins aussi faillibles qu’eux) plutôt qu’à leurs propres expériences, réflexions et sentiments.

Il peut être intéressant pour un philosophe de l’Aventure de se consacrer à une religion, comme toute expérience, mais le fait qu’elles présentent un aspect très contraignant et que par ailleurs elles sont des « spiritualités de groupe » leur ôte beaucoup de leur côté aventureux, au contraire de la recherche individuelle d’épanouissement de sa spiritualité.

Développer sa spiritualité

Le philosophe de l’Aventure aimera développer sa spiritualité, non seulement parce que c’est une aventure (au même titre que mettre ses doigts dans la prise du mur, mais en beaucoup moins dangereux -a priori-) mais en plus, parce que c’est une aventure qui peut en amener d’autres, bref, un moteur, un foyer auquel il est rentable (en termes d’aventures) de consacrer du temps.

La spiritualité peut prendre toutes sortes de formes, elle peut certes chercher à expliquer la vie et/ou ce qu’il y a après la mort, mais elle peut aussi se contenter d’enjoliver le présent.

Exemple 1 : vous faites un barbec’ avec vos potos dans un bout de forêt. Il fait bon, vous êtes avec des gens que vous aimez, vous passez un sacré bon moment. Le soir tombe, la nuit vient, vous chantez autour du feu… Ajoutez y un brin de spiritualité et le moment prend un nouvel essor. Il devient une communion avec les forces de la nature, une espèce de fluide positif passe entre tous les convives, sous les étoiles, la poésie s’écrit au bout de la cime des arbres, à l’encre cosmique. Le moment est encensé.

matrix
Boucles d’or retourne chez les trois ours après avoir obtenu un doctorat en sciences.

Exemple 2 : vous regardez le « couché de soleil » sur la plage… Quelle expression ridicule quand on sait qu’en fait c’est la terre qui tourne sur elle-même, qu’elle n’est qu’un ramassis d’atomes, tout comme vous mais en plus gros. Il n’y a pas d’aventures à l’horizon, pas de Dieu en train de tirer son chariot ou de sirène s’échouant sur la plage… Juste une suite d’actions et de conséquences dépourvue de sens et qu’on appelle la « vie ». Vous ne faites qu’assister à une équation mathématique. Ca n’est pas beau, c’est. Point.

On peut se demander quel est l’intérêt de tout expliquer scientifiquement. Il y a un intérêt pratique : celui de faire progresser la science… Mais pour quoi faire ? L’homme du XXIème siècle est-il plus heureux que celui du Ier siècle ? Pas sûr.

Cependant développer la science constitue une aventure, génératrice de nouvelles aventures : on ne peut donc pas blâmer les responsables. Mais subir la science, sans la développer soi-même, voilà qui est aventuricide. Néanmoins il n’est pas évident de s’autoproclamer « scientifique » et de se lancer tout seul dans la recherche. Au contraire, développer sa spiritualité est à la portée de n’importe qui ! Ce faisant on peut se permettre d’expliquer 100% de l’univers alors qu’un scientifique n’en explique même pas le 1/999.999.999.999 , voire pire (j’ai mis des « 9 » plutôt que des « 0 », c’est beaucoup plus impressionnant). Qu’importe si vos théories ne collent pas à ce que la majorité appelle la vérité : la vérité de telle majorité vaut celle de telle autre et vaut donc la votre !

Il n’est pas plus absurde de prétendre que l’univers est né du démembrement d’un géant, que le monde fut créé en sept jours, ou qu’il est composé d’atomes. Qu’est-ce que ça peut bien changer au final ?

D’ailleurs, contraindre sa spiritualité à une seule explication ne peut qu’être néfaste aux nombres d’aventures de l’aventurier. Le philosophe qui croient aux atomes, à Dieu, aux fées, etc. est probablement le plus à même de rencontrer un grand nombre d’aventures, sa spiritualité est aux aguets, le monde n’est pas qu’un assemblage de chiffres à ses yeux mais une gigantesque poches à secrets dans laquelle il a toute sa vie pour creuser, jusqu’à ce qu’arrive l’aventure de la mort.

Une spiritualité épanouie révèlera aux yeux de l’aventurier ce que certains appellent le « sacré » mais que je préfère appeler la « poésie ».

Souvent, l’instinct humain va vers la croyance, et c’est la raison qui le retient. Une spiritualité épanouie et assumée permet de lâcher la bride aux croyances et de révéler la poésie. Il y a peut-être bel et bien une âme enfermée dans cette statue, ou un fantôme caché dans le grenier. Peut-être que des monstres se tapissent sous le lit et que vous les bravez chaque jour en allant vous coucher.

De nos jours, dans nos société scientifiques, on a besoin de grosses injections de poésie pour se réveiller un peu, je pense à des films comme « Amélie Poulain » par exemple, ou « Big Fish » dont les succès montrent qu’il y a une vraie demande. Alors, qu’est-ce qu’on attend ? Pas besoin de grosses productions pour rêver : il n’est pas inenvisageable de vivre en société sans le joug de la religion mais avec toute la richesse qui découle de spiritualités épanouies. A quand la grande révolution spirituelle individuelle ?

Le grand Pan
-Le Grand Pan est mort- était une autre façon d’annoncer la fin du polythéisme et le début de l’ère chrétienne. Pan était un dieu des forêts et des jardins, de la sexualité, de la Nature en somme. Son nom signifie -tout- en grec.

Je veux clore cet article avec le texte de celui qui, beaucoup mieux que moi, et en vers, s’il vous plait, a su exprimer ce que j’essaye de vous dire depuis tout à l’heure par un soir de fatigue. Il s’agit bien sûr de George Brassens et de sa chanson « Le Grand Pan ».

Pour la petite histoire, j’ai eu l’occasion de participer à « l’université George Brassens » (que ledit George aurait surement dénigré) et à un débat sur « Brassens était-il chrétien ou athée ? ». Débat sans queue ni tête à mon sens, je reste persuadé qu’il n’était ni l’un ni l’autre. Et la chanson qui vient le prouve selon moi : la religion de Brassens était une spiritualité, qui lui permettait de révéler la « poésie », dont il n’a pas fait qu’un petit usage, le bougre !


(cliquez ici pour écouter la chanson sur Dailymotion)

Le Grand Pan

Du temps que régnait le grand Pan,
Les dieux protégeaient les ivrognes :
Un tas de génies titubants
Au nez rouge, à la rouge trogne.
Dès qu’un homme vidait les cruchons,
Qu’un sac à vin faisait carousse,
Ils venaient en bande à ses trousses
Compter les bouchons.
La plus humble piquette était alors bénie,
Distillée par Noé, Silène, et compagnie,
Le vin donnait un lustre au pire des minus,
Et le moindre pochard avait tout de Bacchus.

Mais se touchant le crâne, en criant “J’ai trouvé !”
La bande au professeur Nimbus est arrivée
Qui s’est mise à frapper les cieux d’alignement,
Chasser les dieux du firmament.

Aujourd’hui, çà et là, les gens boivent encore,
Et le feu du nectar fait toujours luire les trognes,
Mais les dieux ne répondent plus pour les ivrognes :
Bacchus est alcoolique, et le grand Pan est mort.

Quand deux imbéciles heureux
S’amusaient à des bagatelles,
Un tas de génies amoureux
Venaient leur tenir la chandelle.
Du fin fond des Champs Élysées
Dès qu’ils entendaient un “Je t’aime”,
Ils accouraient à l’instant même
Compter les baisers.
La plus humble amourette était alors bénie
Sacrée par Aphrodite, Éros, et compagnie,
L’amour donnait un lustre au pire des minus,
Et la moindre amoureuse avait tout de Vénus.

Mais se touchant le crâne, en criant “J’ai trouvé !”
La bande au professeur Nimbus est arrivée
Qui s’est mise à frapper les cieux d’alignement,
Chasser les dieux du firmament.

Aujourd’hui ça et là, les cœurs battent encore,
Et la règle du jeu de l’amour est la même,
Mais les dieux ne répondent plus de ceux qui s’aiment :
Vénus s’est faite femme, et le grand Pan est mort.

Et quand, fatale, sonnait l’heure
De prendre un linceul pour costume,
Un tas de génies, l’œil en pleur,
Vous offraient des honneurs posthumes.
Pour aller au céleste empire,
Dans leur barque ils venaient vous prendre,
C’était presque un plaisir de rendre
Le dernier soupir.
La plus humble dépouille était alors bénie,
Embarquée par Caron, Pluton et compagnie,
Au pire des minus, l’âme était accordée,
Et le moindre mortel avait l’éternité.

Mais se touchant le crâne, en criant “J’ai trouvé”
La bande au professeur Nimbus est arrivée
Qui s’est mise à frapper les cieux d’alignement,
Chasser les dieux du firmament.

Aujourd’hui ça et là, les gens passent encor,
Mais la tombe est, hélas, la dernière demeure,
Les dieux ne répondent plus de ceux qui meurent :
La mort est naturelle, et le grand Pan est mort.

Et l’un des dernier dieux, l’un des derniers suprêmes,
Ne doit plus se sentir tellement bien lui-même.
Un beau jour on va voir le Christ
Descendre du Calvaire en disant dans sa lippe :
“Merde! Je ne joue plus pour tous ces pauvres types !”
J’ai bien peur que la fin du monde soit bien triste.


Lire l’analyse de la chanson ici. (fortement recommandé)

BONTA vs BRAKMAR: Chapitre 13ème


Bonta Brakmar
Voici la
suite des précédents chapitres (lire le premier ici). Cette semaine je vais y aller
franco: le projet a besoin de publicité pour pouvoir continuer! Parlez du texte à votre guilde, à vos amis ou dans les forums… Faites en sorte qu’il y ait un engouement pour cette histoire et
je pourrai continuer! EST-CE QUE QUELQU’UN LIT MES MESSAGES D’INTRO ? :p



Titre : BONTA vs BRAKMAR
PARTIE I : Anyou Whop
Episode V
Chapitre 13ème : Barbra


Le général Amayiro tortillait ses moustaches avec une certaine
anxiété. Quelque chose n’allait pas. Des rides nouvelles sillaient son large front, causées par des tracas auxquels le grand homme n’avait pas l’habitude d’être confronté : c’est à dire
étrangers aux fracas des armes et aux charges de cavaleries.


« Trouve-moi le lieutenant Mazone » intima-t-il à l’un de ses
subordonnés, lequel s’exécuta aussitôt.

Une demi-heure plus tard, le lieutenant Mazone se présentait à son supérieur : c’était une femme solidement
bâtie, au regard franc, à la peau noire et à la chevelure hirsute, dont la tunique était marquée de la croix de Iop, Dieu de la bravoure et de la
force.


- Vous m’avez fait demander, mon général ?

Amayiro l’invita à pénétrer à sa suite dans les quartiers de la milice qu’il réservait à son usage
personnel.

- Oui lieutenant. Le général fit le tour de son mobilier avant de planter ses yeux dans les yeux de son invitée.
Y-a-t-il du nouveau concernant le projet « P.A.F.  » ?


Barbra Mazone se raidit imperceptiblement en tentant de réfréner sa
contrariété :


- Eh bien, les choses progressent, mais comme je l’ai déjà dit à Monseigneur
Danathor

- Danathor vous a interrogé à ce sujet ? bondit Amayiro.

- Oui mon général.

- Quand cela ?

- Il y a quelques jours à peine.

- Et que lui avez-vous dit ?

- Qu’il n’était pas prêt.


Barbra avait prononcé cette dernière phrase avec une fermeté qui la distinguait nettement des autres de ses réponses,
dont le ton hésitant montrait qu’elle ne s’expliquait pas la vive réaction de son supérieur.


- Et qu’a-t-il répondu ? s’enquit encore le général.

- Qu’il le serait bien assez le moment venu.


Son regard clair affronta un instant celui d’Amayiro, puis le vieil homme congédia Barbra avec la bienveillance qui le
faisait aimer et respecter de tous ses soldats.


Barbra ne s’attarda pas à la milice, elle avait à faire ailleurs, mais une
fois dehors, on l’aborda en suppliant. Malgré ses habits déchirés et ses cheveux hirsutes, Barbra reconnut Miche-le-Boulanger, qu’épaulaient deux
gardes : d’abord parce qu’ils l’avaient pris pour un mendiant tentant de forcer l’entrée de la milice, ensuite parce que le pauvre homme ne parvenait plus à se soutenir tout
seul.


« Ô lieutenant ! Que Iop soit loué c’est bien vous ? Aidez-moi s’il vous plait,
aidez-moi ! »

Barbra n’avait pas le temps. Elle n’était pas insensible au malheur d’autrui, au contraire : elle avait passé sa
vie à combattre le mal et espérait la conclure en l’éradiquant. Mais des projets l’appelaient ailleurs, ceux-là même qui lui donnaient de bonnes
raisons de croire en l’accomplissement de son idéal.


- Adressez-vous à la milice, résuma-t-elle.

- La milice ne peut pas m’aider ! Et les anges sont partis… C’est un tofu
géant
, il dévaste tout… Il n’y a que vous, oh s’il vous plait ! Il va raser la ville !! »

- Raser la ville ?

- Oui… hésita Miche, avant de confesser : même si pour l’instant il se contente de mon magasin.


Barbra examina le boulanger. Il était en piteux état, avec des marques de griffures et des ecchymoses. Des blessures
superficielles mais qui corroboraient son histoire, bien que les tofus géants n’existent pas… Une idée saugrenue traversa pourtant l’esprit de Barbra. Il y avait peu de chance que cette idée se
vérifiât, mais le jeu en valait la chandelle.


- Ce soi-disant tofu, c’est une invocation ?

- Oh oui, sans doute ! Un monstre pareil ne serait pas venu tout seul ! s’empressa le boulanger, qui reprit,
rageur : Je suis sûr que c’est à cause de la nouvelle… Je ne l’ai engagé qu’hier et me voilà ruiné !


Les jérémiades du boulanger irritaient Barbra. Bien qu’elle soit d’un naturel affable, elle était une fidèle de Iop,
et à ce titre un exemple de courage et de détermination qu’aucune larme n’avait jamais souillé, à part celles d’ennemis vaincus. Le désespoir lui étant totalement étranger, elle le considérait comme une sorte de folie, et plutôt que de perdre son temps avec la victime de ce mal, elle préféra agir : claquant des bottes
contre le pavé, elle bondit dans les airs, jusqu’aux nues.


Tandis qu’elle s’élevait, le boulanger et les deux gardes la suivirent des yeux, bouches ouvertes par ce départ
soudain. Barbra dépassa les maisons et les toits jusqu’à dominer la ville, apercevant même les plaines de Cania qui s’étendaient partout au-delà des remparts. Elle repéra rapidement la
boulangerie de Miche où elle désirait se rendre et sa cape de feutre bleue se dressa au-dessus de sa tête lorsqu’elle aborda la phase descendante de la courbe qu’elle décrivait dans le ciel. Elle
repassa sous le niveau des toits, troisième étage, deuxième étage, premier… et atterrit en frappant la terre du plat des pieds, une main sur le sol pour amortir sa chute.


La foule curieuse dessinait un cercle autour de la boulangerie, d’où s’échappaient des piaillements stridents et
furieux. A l’intérieur du cercle des badauds, une jeune Osamodas faisait face à la porte du bâtiment, fouet en main. L’arrivée de Barbra avait fait sensation, de sorte que toutes les têtes
s’étaient tournées vers elles, celle de la jeune Osamodas y compris. Barbra se releva, et vit que le regard de la jeune fille se chargeait de courroux.


Lire le – Chapitre suivant
-







Trucs cons et inutiles pour briller en société 2

Bouh!
Bouh!

Il est fait grand cas, en France, de la culture générale .

Autant on peut-être admiré aux Etats-Unis pour sa réussite financière ou au Brésil pour son corps d’atlhète, autant en France, quoi que beau et riche, on reste un pauvre loser méprisable si on ignore qui était Jules César.

En exclusivité, parce que je vous aime bien, je vous livre ici mes petits trucs cons et inutiles pour briller en société, des connaissances de culture G hyper simples à placer dans une conversation et qui vous permettront de compenser avantageusement vos traits digracieux et vos poches trouées (lire l’article précédent).
>>Aujourd’hui allons donc faire un tour dans une soirée cocktail américaine, avec un peu de chance nos amis d’outre-Atlantique ne vous connaissent pas encore !

Cocktail

>>Pour bluffer l’assistance, commencez par l’informer de l’origine du mot « cocktail ». Si d’aventure quelqu’un vous demande « Mais comment diable, my dear, savez-vous donc tout ça ? » répondez simplement que c’est parce que vous êtes Français, et donc naturellement pourvu d’une culture générale que les Américains n’ont pas.

Au début du XIXème siècle, à la Nouvelles Orléans, ces mélanges de boissons avaient pour habitude d’être servis dans des coquetiers (ceux qu’on utilise pour manger les œufs à la coque !). Le mot « cocktail » serait une déformation du mot français.

Statue de la Liberté

>>Suite à votre dernière remarque, il se peut qu’un grand blond à chapeau et bottes de cow-boy ose s’exclamer que la tour Eiffel est moins belle que la Statue de Liberté. Rappelez-lui immédiatement à qui il le doit.

La statue de la Liberté est un présent en gage de l’amitié franco-américaine, offert par la France aux Etats-Unis à l’occasion du centenaire de l’indépendance du pays. Elle fut construite par un sculpteur alsacien appelé Auguste Bartholdi et par Gustave Eiffel à qui on doit la tour du même nom.

Coca-cola

>>Bravo ! Vous venez de piéger votre adversaire en même temps que vous passez pour le dernier des chauvinards. Ce n’est pas grave après tout, qui se soucie de l’avis des incultes ? Et puis vous êtes ici pour briller. C’est à ce moment là que le cowboy va utiliser son arme secrète en faisant remarquer que les Français n’ont en tous cas pas inventé le coca. Détrompez-le !

L’inventeur de la recette du Coca-cola s’est inspiré de celle du « vin Mariani », un mélange de vin de Bordeaux et de feuilles de coca créé par l’alchimiste français Angelo Mariani au début de la deuxième moitié du XIXème siècle et qui, en France et en Europe, avait déjà rencontré le succès.

Cinéma

>>C’est à mourir de rire ! Votre interlocuteur bafouille en même temps que l’assistance réalise la supériorité de votre pays. Ne les laissez pas reprendre leur souffle et demandez-leur qui a inventé le cinéma : car ce n’est pas un certain Olie Wood, contrairement à ce qu’ils croient.

Ce sont les Français Auguste et Louis Lumières qui sont considérés comme les inventeurs du cinéma. Certes, leur machine, le « cinématographe », à la fois caméra de prise de vue et projecteur de cinéma, emprunte à d’autres inventions mais ce sont eux qui les premiers brevetèrent leur trouvaille et rencontrèrent le succès.

La Fayette, Rochambeau et la guerre d’Indépendance américaine

>>Le silence est tombé dans la salle. Seules quelques jeunes filles s’osent à murmurer des « Oh my god ! » cependant que tous se demandent si vous êtes Jésus réincarné. Précisez donc que vous n’êtes rien d’autre qu’un modeste Français ! Le cowboy rougit, s’énerve et sort l’argument des derniers retranchements : que sans les Américains la France n’existerait plus. Rappelez-lui donc que sans les Français, les Etats-Unis n’existeraient pas :

La France a joué un rôle majeur dans la guerre d’indépendance des Etats-Unis. En soutenant les colons insurgés contre la couronne d’Angleterre, et en leur fournissant une flotte dont ils étaient dépourvus, elle leur a donné la victoire, ou du moins l’a considérablement accélérée. A titre d’exemple, la bataille de Yorktown, qui clôt la guerre d’Indépendance, fut remportée par l’union de 11.000 soldats français (menés par Rochambeau et La Fayette) et de 6.000 soldats américains contre 8.000 soldats britanniques. L’approvisionnement du port était par ailleurs empêché par la flotte française qui a tenu tête à la flotte anglaise durant toute la durée de la guerre.

Louisiane

>>Bizarrement, il semblerait que vous perdiez en crédibilité… Surtout depuis que vous avez prétendu que la guerre d’Indépendance avait été gagné grâce à une chaîne de magasin parisiens. Qu’importe, soyez magnanime et laissez-les s’abreuver à votre source en levant de nouveau le voile sur une page d’histoire :

La Louisiane (appelé ainsi en l’honneur de Louis XIV) est à l’origine un gigantesque territoire qui inclut toutes les terres baignées par les eaux du Mississipi, soit une énorme portion du territoire américain d’aujourd’hui. Ces terres, françaises à l’origine, bien qu’elles ne furent jamais complètement colonisées faute d’immigrants, furent vendues aux Etats-Unis par Napoléon pour le prix d’une bouchée de pain, la France se sachant incapable de les protéger contre une invasion britannique. C’est à ce jour une des plus juteuses opérations immobilières de l’histoire.

>>Comme si les Etats-Unis avaient un jour été français ! Les amerloques n’en finissent plus de rigoler, vous demandent combien vous gagnez et vous jette à la rue en constatant la modestie de votre salaire. Décidemment, vous êtes trop modeste ! Et vous vous êtes encore fait jeter… Une bonne raison de faire des généralités et de vous enfoncer un peu plus dans la certitude de votre supériorité. Bravo champion !

Parlons mieux qu’un ministre 2

Le Schtroumpf chiant
Le Schtroumpf chiant

Mlle Dauxin, professeur de français au Lycée Vauvenargues, à Aix-en-Provence, nous aura légué un précieux héritage avec ses cours « Parlons mieux qu’un ministre ! » baptisés ainsi parce que les fautes de français, commises chaque matin à la radio par les membres du gouvernement, la mettaient en rage.

Faire des fautes de français, ça arrive à tout le monde. Il n’y a pas de honte à faire quelque chose mal tant qu’on cherche à le faire mieux. Je ressors mon vieux cahier de seconde et je le complète pour vous livrer ici les trucs et astuces qui vous permettront d’éviter les fautes que l’on rencontre fréquemment par les temps qui courent. (vous pouvez aussi lire l’article précédent)

  • Car en effet

« Car » et « en effet » signifient à peu près la même chose. Les accoler revient donc à se répéter. Ce qui est mal, mal, mal.

  • Après qu’il ait / Après qu’il soit

« Après que » est systématiquement suivi de l’indicatif. Il faut donc dire « Après qu’il a mangé » et « Après qu’il est venu », oui, même si ça fait très bizarre.

  • La caisse à Dudule

Comme l’a très justement fait remarquer Shaalkogan en commentaire du précédent article, énormément de gens subtilisent le « à » au « de » pour marquer la possession. C’est bien entendu « Je t’encule dans la caisse DE dudule » qu’il faut dire si vous souhaitez parler correctement.

  • Mr X

Vrai que les Anglais ont presque tous les torts, mais on ne peut pas non plus présumer de leur culpabilité à chaque infraction. Lorsque vous traquerez l’inconnu qui a rayé votre bagnole, appelez le « M. X » : le « M. » majuscule est l’abréviation de « Monsieur », alors que le « Mr » est l’abréviation de « Mister ».

  • J’ai à faire à lui

Si toi pas vouloir donner impression parler comme moi, toi écrire « J’ai affaire à quelqu’un » et « J’ai à faire quelque chose ». Pas mélanger les deux même si toi petit coquin car quand parler erreur s’entend pas.


Lire l’article suivant

Sept pécheurs sur un bâteau: Chapitre 6ème


goku anakin picsou gaston iznogoud dalton pépé

Voici une nouvelle série qui, de l’avis unanime de mes proches, est complètement nulle.
Je m’apprêtais donc à en faire du feu pour l’hiver prochain quand, dans un dernier élan paternel à l’égard de la monstrueuse création, j’ai décidé de la soumettre à ton avis, public, pour que tu
me confirmes qu’il n’y a rien à garder (ps : j’admets ne pas toujours avoir été sobre durant les quelques heures qui ont suffi à la rédaction de ce que vous allez lire, n’hésitez pas à être
francs). (lire le – Chapitre précédent – )


Chapitre 6ème


Repus, les requins sont partis, au grand désespoir de Goku qui n’a pu en pêcher aucun.


Entre deux gargouillis qu’il peine à couvrir, l’enfant à queue de singe interroge son ami le putois : « Mais
comment tu fais toi ? Tu n’as pas faim ? »


« Oh non, répond Pépé, l’amour se suffit a lui-même poursuit-il en lançant des coups d’œil coquins en direction
du demi-mât où Picsou sue à grosse gouttes dès qu’il les aperçoit. « Tu devrais essayer ! » conseille-t-il.


Malheureusement, la nuit suivante, Picsou disparaît : on n’en retrouve que les os.


- Rhooon pschiiii ! postule Gaston.

- Je ne t’oublierai jamais, pleure Pépé.

- J’ai bien bouffé, conclut Goku.


Le reste de la journée se passe sans encombre. Goku fait la sieste pour digérer, tout comme Gaston qui se remet de ses
émotions. Quant à Pépé il essaye en vain d’attraper les mouettes qui se perchent parfois sur la proue du bateau, et comme il le dit lui-même : « ce n’est pas pour les
manger ».


Rapidement néanmoins, la faim se refait sentir, menaçante même, au travers des gargouillis tonitruants de Goku. Le
garçon à queue de singe n’est pas bête, il sait pertinemment qu’il ne peut pas manger Gaston, qui, coincé au travers du pont, maintient le bateau à flot. Son appétit se tourne donc vers Pépé. Par
ruse, ce dernier s’octroie un sursis en signifiant à Goku, trop curieux, qu’il possède lui aussi un bâton magique. Ce n’est qu’après vérification que Goku comprend qu’il a été dupé, ce sur quoi
il attrape Pépé et le mâche.


- Beuh ! dit-il, c’est dégueulasse.


Gaston quant à lui ne se prononce pas.


Malgré le sacrifice de Pépé, la faim de Goku n’est pas apaisée. Et les jours passent, inlassablement, en creusant le
trou de son estomac. Goku a bien sûr envisagé de manger Gaston mais ce serait couler rapidement. Alors à la place il mange le demi-mât et tous les morceaux de bois qui dépassent, puis les rebords
de la barque dont il ne reste bientôt plus que le fond.


Une nouvelle fois Goku se tourne vers Gaston dont, harassé par la faim, au bord de l’inanition, il commence à
grignoter l’ignoble chandail vert, fil après fil. C’est là qu’il est pris d’une indigestion qui le laisse raide mort, sur le carreau.


Trois heures et quarante sept minutes plus tard, Gaston se réveille doucement, il ouvre les yeux et constate
l’étonnant spectacle. C’est alors qu’il aura ce mot, célèbre depuis, et qui fera la richesse de ses aventures : « M’enfin ! »


En effet il y avait de quoi être surpris.


Moralité : il faut suivre en classe, sinon ça devient vraiment
n’importe quoi.

 

FIN
















CARNETs de LIAISON

carnet de liaison
En rose les absence, en bleu les retards! Que c’est gai! Que de bonheur et de joie!

On ne peut que s’émerveiller devant l’ingéniosité de cette invention aux vertus éducatives rares qu’est le « carnet de liaison ».

Le principe est simple : les détenteurs de l’autorité scolaire y écrivent les pires horreurs, puis contraignent les élèves à aller, tête basse, récupérer la signature de leurs parents.

Donc, en plus de les punir au sein de l’établissement, on les envoie également se faire punir ailleurs, sans aucune idée des sanctions qui seront appliquées par leurs parents, certains d’entre eux considérant un mot sur le carnet de liaison comme une tâche au blason familial que seul le martinet pourra effacer, d’autres, au contraire, s’en battant les roubignoles effrontément.

Bref, le personnel éducatif préfère prendre le risque de déléguer à la famille ce qu’il devrait faire lui-même, un peu comme des professionnels délégueraient leur mission à des amateurs.

Aujourd’hui j’ai sorti mes vieux carnets de liaison pour rendre hommages à tous ceux qui m’ont saqué quand j’étais au collège. J’invite le lecteur à faire de même en commentaires, il y a de quoi rire, c’est certain.


6ème

28/09/92
N’est pas accepté en gym sans chaussons

07/12/92
DECHAINE ! Doit se calmer au plus vite avant que des sanctions soient prises !

18/01/93
Leçon non apprise

15/03/93 (math)
N’a pas fait le travail demandé

06/05/93
Vue la méchanceté manifeste à l’égard d’un camarade de classe, Nabolo finit son plein air au collège avec une punition.

07/05/93
Nabolo n’a pas fait son travail. Travail supplémentaire.

14/06/93
La cantine doit se dérouler dans le calme et non dans le bruit. Attention.


5ème

04/11/93
Votre fils saccage le travail du personnel de service, mais à compris facilement qu’il fallait réparer. Respect ? A faire signer pour le 10.

(NdA : j’avais shooté dans un tas de feuilles mortes)

09/11/93
Malgré de nombreuses remontrances, Nabolo ne cesse de s’agiter et de répondre avec insolence (lors de la cantine).
Une surveillante.

16/11/93
Se bat dans le rangs et bouscule ses camarades. Un avertissement pour la conduite.
J. Lambert.

07/12/93
Nabolo ne cesse de s’agiter et va jusqu’à avoir une attitude parfois violente envers ses amarades durant les récréations.
Une surveillante.

06/01/94
Viendra en retenue lundi 10 janvier de 14h à 16h –par M. Lambert = motif est venu en cours sans livre d’histoire géo et sans carnet de correspondance.

31/05/94
Agitation et bavardage en classe.
J. Lambert


4ème

19/10/94
Nabolo s’amuse en cours de dessin !
Mme. Fajon

08/11/94
Malgré mon interdiction Nabolo a quitté le groupe pour acheter des friandises à la fin du plein air.
Mme Berthelot.

Vendredi 25 Novembre
Votre fils, pendant le repas, n’a rien de mieux à faire que de cracher sur le dessert d’un de ses collègues, ou bien de verser son yaourt dans son l’assiette de frites. Je ne puis concevoir qu’on joue et qu’on gaspille la nourriture. C’est intolérable. En plus, Nabolo ne comprend pas ; et la situation le fait beaucoup rire. Moi pas.
La surveillante.
A faire signer et à me montrer le 30 Novembre.

30 Novembre.
J’aimerai bien que Nabolo vienne directement me montrer son carnet plutôt que j’envoie une personne le chercher. La prochaine fois qu’il n’y pense pas ce sera une heure de retenue.
La surveillante.

02/12/94
Gène ses camarades au gymnase. Geste obscène en plus.
Mme Berthelot.

Jeudi Mardi 20 Décembre
Nabolo est de plus en plus agité et insolent envers les surveillants. Il semble qu’aucune remarque ne l’affecte et le rire narquois est sa seule réponse. Attention, cela devient très pénible pour tout le monde.
La surveillante.
Viendra en retenue : lundi 09/01 de 8h à 9h et Jeudi 05/01 de 16h à 17h

Le 24/01/95
1 – Carnet non signé depuis longtemps par père et mère
2 – Insolent envers 1 surveillante : avait raison sur le fond mais pas sur la forme.
Viendra en retenue jeudi 26 de 16 à 17 et lundi 30 de 8 à 9.

29/03/95
Nabolo s’agite depuis le début de l’heure, parle à voix très haute et perturbe le travail des autres. Je ne pourrai plus l’accepter au CDI s’il ne modifie pas son comportement.
La responsable du CDI.

(NdA : rajout de la conseillère d’éducation :) Je suis scandalisée.

31/03/95
Refus de présenter son enchainement. A donc eu 0/20 en sport.
Mme Berthelot.

07/04/95
Nabolo n’arrive pas à comprendre qu’en permanence il faut se taire et malgré tous les avertissements oraux, il continue de parler.
De plus il se permet de regarder les surveillants de manière insolente, il viendra donc en retenue le vendredi 14 avril et 21 avril 1995 de 16h à 17h avec du travail.
La surveillante.
A montrer le 12/04/95

19/05/95
Nabolo est toujours aussi agité, et même quand il est dans une autre permanence il vient déranger la première (dont il a été renvoyé pour agitation). Il faudrait quand même que Nabolo apprenne les règles essentielles de conduite dans un collège et dans une salle de travail.
La surveillante.

19/05/95
Je vois que Nabolo collectionne les remarques de la vie scolaire. Il s’amuse au réfectoire avec du yogourt. Avec son camarade ils se badigeonnent le visage ! Une telle attitude pendant le déjeuner est inconcevable peut-être qu’il fait la même chose chez vous, je doute tout de même fort. Il cherche vraiment à se faire renvoyer ! Nous avons des moyens pour faire apprendre le respect et la discipline ! Il viendra en retenue lundi 22 mai 95 de 8h à 9h et copira le règlement en entier.
Surveillante.


3ème

15/09/95
Se bat pendant les cours de math. Exclus.

15/09/95
EXCLUSION du cours de mathématiques, l’année commence mal.

12/10/95
Nabolo est sans arrêt retourné pour parler. 1er avertissement avant sanction.

28/11/95
Nabolo ne semble pas connaître la limite à ne pas dépasser avant de devenir familier voir même grossier. Ceci n’est pas la première remarque faite mais votre fils n’a pas l’air de comprendre les avertissements oraux. C’est dommage !
Une surveillante.

11/12/95
Devoir supplémentaire à faire pour le 18/12 Motif : bavardages.

05/01/96
Je vois qu’en parcourant son carnet de correspondance de plusieurs remarques ont été faites au sujet du comportement de Nabolo. Il faut en urgence qu’il se pose des questions sur lui-même et les relations qu’il entretient avec les adultes. Il ne fait pas la différence entre le corps enseignant, l’équipe pédagogique et ses camarades, c’est grave ! J’ai bien peur d’un ra-le bol général éclate et aboutisse a une exclusion du collège pendant quelque jour pour lui remettre les idées en place.
La surveillante.
Retenue  le jeudi 11/01 de 15h à 16h. Jeudi 18/01. 15h à 16h.

(Nda : réponse de mon père qui a corrigé au passage les fautes de français au stylo rouge :) Il n’est pas question de discuter la sanction prise à l’encontre de Nabolo mais il n’est pas plus question qu’elle s’exécute à l’heure de son cours d’anglais !

06/01/96
Erreur dans les jour bien sûr nous ne collons jamais un élève pendant une heure de cours Donc : vendredi 12/01 et vendredi 19/01
La surveillante.

16/01/96
Dérange le cours par ses bavardages. Arts plastiques.

09/02/95
Une heure de retenue pour s’être battu au sein de l’établissement : vendredi 16 Février 1996 de 15h à 16h.
Un surveillant.

03/03/95
Trop d’agitation en cours de musique attention au prochain avertissement !

20/03/96
Nabolo a été renvoyé du cours de mathématique à 10h30, il restera travailler en permanence.

30/05/96
Retard 8h00.

17/06/96
Nabolo a été renvoyé du cours avec Mme Pittavino (mathématique), il restera en permanence.
Vie scolaire.


Quand je relis tout ça je suis content d’en être sorti… Par ailleurs, bien que ça n’ait rien à voir avec le reste, je suis tombé sur une vraie bizarrerie en relisant mon carnet de liaison de terminale et rédigée par mes soins :

09/01/99
Ben Hammou Mounia et XXX Nabolo s’engagent, à compter de ce jour, à verser la somme, en francs, d’autant de points qui les séparent (eux et leurs note), le débiteur étant celui qui détient la note la plus élevée, le créancier celui à la note la plus basse, et ce pour toutes les notes du 2nd trimeste à partir du 1/01/99.

Signatures.

Lu et approuvé par les deux parties.

Une sorte de convention pour se tirer vers le bas en somme ?! Jamais je ne me serais rappelé d’une chose pareille.

A vos claviers maintenant!

Sept pécheurs sur un bâteau: Chapitre 5ème


goku anakin picsou gaston iznogoud dalton pépé

Voici une nouvelle série qui, de l’avis unanime de mes proches, est complètement nulle.
Je m’apprêtais donc à en faire du feu pour l’hiver prochain quand, dans un dernier élan paternel à l’égard de la monstrueuse création, j’ai décidé de la soumettre à ton avis, public, pour que tu
me confirmes qu’il n’y a rien à garder (ps : j’admets ne pas toujours avoir été sobre durant les quelques heures qui ont suffi à la rédaction de ce que vous allez lire, n’hésitez pas à être
francs). (lire le – Chapitre précédent – )


Chapitre 5ème


Contre l’avis de Pépé, Anakin et Picsou ont préféré jeter le corps d’Iznogoud à la mer. Le putois en profite pour se
consoler dans les bras de Goku, moins réceptif aux plaintes de Pépé qu’aux gargouillis de son estomac. « J’ai faim » déclare-t-il.


- J’ai certainement beaucoup plus faim que toi gamin, et je ne m’en plains pas, fait remarquer Anakin.

- Non mais moi j’ai vraiment faim, insiste Goku en soulevant le haut de son kimono pour désigner un point invisible de
son ventre d’où s’échappe le cri de rage d’un dinosaure blessé, ce qui laisse pantois le reste de ses camarades.

- Oh ! Regardez là-bas ! interrompt Pépé en désignant les ailerons de requins qui se sont rapprochés, et
tout en profitant qu’il ait diverti l’attention pour glisser une patte sous le kimono de Goku.

Anakin analyse la situation :

- C’est sans doute le corps d’Iznogoud qui les a attirés, espérons qu’ils ne s’approchent pas trop près…

- Pourquoi « espérons » ? s’étonne Goku, Arrête, ça chatouille ! souffle-t-il ensuite à Pépé qui
s’est faufilé dans l’un des tuyaux de son pantalon.

- Pff ! Mais parce qu’ils pourraient aisément renverser notre embarcation ! précise Anakin.


De son coté Picsou marmonne en roulant des yeux pour tenter de signaler (malgré le bâillon que Pépé lui a
précautionneusement remis sur le bec) que les jambes de Gaston, toujours endormi, trainent sous l’eau dont il ne dépasse que du tronc, au travers du pont. Mais Goku renchérit
déjà :


- Ben non, il faut pas avoir peur, c’est cool ! Comme ça on va pouvoir les manger ! T’inquiète pas, j’ai
l’habitude d’assommer des requins.

- M’inquiéter, moi ? s’esclaffe Anakin. Mais moi je suis chevalier Jedi mon p’tit père si seulement j’avais mon
sabre laser tu verrais…

- Bah je verrais quoi ? Moi je me passe bien de mon bâton magique.

- Pff ! Non mais moi j’ai été champion de podracer sur Tatooine et j’ai un taux de vingt huit mille
midi-chloriens dans le sang ! Beaucoup plus que Maître Yoda !

- Waah ! Tu es super fort alors ?!

- Certes, regarde plutôt ce que je vais faire aux requins.


Sur ce Anakin plonge dans l’eau et n’en ressort pas.


- Il n’était pas si fort dira Goku.

- C’était un con, commentera Pépé.

- Ggvdsyzezefehdksn déplorera Picsou, et Gaston d’ajouter : 

- Rhooon pschiiii !


Lire le – Chapitre suivant -