Genèse du “Club des Héros”

Vas-y... tu... tu y es presque!
Pour mieux comprendre la genèse du “Club des Héros” il est essentiel de lire l’article Actes égoïstes & altruistes comparés dans l’absolu et sa conclusion :
« Afin de faciliter l’accès aux aventures susceptibles de naître d’actes altruistes dont-les-conséquences-peuvent-faire-peur-parfois, et à l’intention de tous ceux qui adhèrent à la [philosophie de l’Aventure] j’ai décidé de créer un « Club des Héros » dont l’objectif sera de vaincre la peur par la vertu de valeurs communes aux membres dudit club et grâce à l’artifice de la création de personnages. »
Autrement dit, le “Club des Héros” a pour objectif de donner de l’importance à certaines valeurs aux yeux de philosophes de l’Aventure qui, de base, n’en ont pas. On y parvient à l’aide de deux outils :
- L’artifice de la création de personnage
- La force du groupe
Le philosophe de l’Aventure (ou “aventurier”) n’a pas de valeurs. Il nie l’existence du bien ou du mal, il ne peut donc s’engager pour une cause en tant que telle, mais parce que servir cette cause représente une aventure. Alors il épouse cette cause toute entière, avec sincérité, en refoulant sa découverte du pouvoir absolu (cf: l’article à ce sujet, -même si j’ai choisi un nom kitsch pour le désigner, ça reste un concept intéressant-) et se créé alors un personnage qui va lui permettre de vivre une aventure au service de cette cause.
Procédure :
Etape 1: l’aventurier est en quête d’aventure (c’est sa seule justification au fait de vivre)
Etape 2: l’aventurier découvre une aventure accessible à qui sert la cause X
Etape 3: l’aventurier devient un personnage sensible à/au service de la cause X (aux valeurs qu’elle défend, etc)
Etape 4: l’aventurier a accès à l’aventure proposée par la cause X
En pratique, il y a de fortes chances pour qu’un aventurier s’engage dans des aventures au service de causes auxquelles il était sensible avant sa découverte du pouvoir absolu : c’est simplement plus facile (même si rien n’empêche qu’il en aille différement).
De fait, le personnage créé pour cette occasion est alors très semblabe à l’aventurier lui-même, il est rare qu’un aventurier prenne la peau de personnages fondamentalement distincts de ce qu’il est lui-même (quoi que cette expérience puisse être d’autant plus enrichissante), ou plutôt de ce qu’il était avant la découverte du pouvoir absolu, parce que même une fois cette découverte faite, l’aventurier n’a pas forcément la force psychologique de l’assumer toute entière, ni forcément la volonté.
Pour résumer: l’artifice de la création de personnage est donc une démarche personnelle qui va permettre au philosophe de l’Aventure d’épouser des valeurs et, via le spectre de son personnage, de croire à nouveau aux principex de bien et de mal.
2. La force du groupe
Grâce à l’artifice de la création de personnage, l’aventurier est en mesure d’adopter des valeurs, dans le but d’accéder aux aventures que lui offre la défense d’une cause.
Même si l’aventurier peut accéder à des aventures sans adopter de causes particulières, grâce à l’acte (égoïste ou altruiste) on a vu dans l’article à ce sujet que les actes altruistes, pour être faciles d’accès par les temps qui courent, peuvent être effrayants par les conséquences qu’ils sont susceptibles de causer et donc, perdre de leur accessibilité.
Pour vaincre la frayeur de ces conséquences, l’adoption de valeurs est un remède efficace, en particulier si ces valeurs sont soutenues par un groupe qui leur donne leur vigueur et leur réalité. La création d’un “Club des Héros” vise à restaurer certaines valeurs, de manière à ce que le philosophe de l’Aventure puisse incarner un personnage à leur service.
Le mieux ces valeurs seront défendues par le “Club des héros”, le plus elle prendront d’importance, ce qui augmentera d’autant le nombre d’aventures susceptibles d’être vécues en les défendant.
Si tout cela paraît trop compliqué, je vous invite à consulter le cheminement psychologique d’un philosophe de l’Aventure, via le tableau simplifié que vous trouverez ici.
bon, moi je voulais mettre un commentaire en dessous du tableau recapitulatif, mais on peut pas, donc je le met ici :
c quoi le pouvoir absolu?
l’acte n’est pas objectif, car l’acte est anlaysé et mené par des caonstats humains et des yeux humains subjectifs, aucun acte en fait n’est obectif penses-je (à voir, à debattre) et je lis la suite et je reviens
toujours suite à la lecture du tableau
X est censé s’incruster dans des peaux differentes pour defendre des valeurs qui ne sont pas siennes en se creant un personnage
pourtant x peut être “indifferent” à certaines aventures
cette indifference vient donc de quelques valeurs/sentiments/sensations propres à x, qui n’est donc pas neutre
X ne peut pasetre neutre et s’octroyer des valeurs au hasard,
x a un systeme de valeurs proprs et il peut essayer de s’en eloigner pour tenter d’autres aventures et s’ouvrir à la difference, à d’autres systemes de valeur, mais x a un systemede valeurs propres, qu’il peut rejeter un temps, dont iul peut experiementer l’opposé, le contraire, mais toujrous basé sur savaleur propre,
x ne peut pas s’approprier des valeurs qui ne sont pas siennes carle propre de la valeur est d’etre sincere, et x ne peut etre sincere sur tout et n’imorte quoi : il joue des perso, et le propre de jouer est de en pas etre sincere : la poupée sans cire ajoutée ne peut se transformer à l’envie : si on lui ajoute de la cire: qu’on lui prete d’autres valeurs, elle n’est plus sioncère, elle joue.
Atlenv, ton raisonnement admet le postulat que “la sincérité, c’est bien”.
Mais après tout, à quoi bon ^etre sincère ? Ne t’es-tu jamais pr^eté au jeu de “l’avocat du diable”? Evidemment, tu n’adhères pas aux valeurs que tu (fais semblant de) défend(re)s, mais tu apprends encore +, tu testes les limites de tes interlocuteurs, tu titilles, tu provoques, tu joues… et parfois, le comble, tu joues tellement bien ton r^ole que ton interlocuteur change de position
Nabolo,
imagines qu’1 jour, tu découvres quelque chose. 1 chose que tu adores ! mais vraiment à fond ! Ca peut ^etre à manger, à faire, à penser… à tout !
et là, sous prétexte qu’1 aventure ne doit ^etre consommée qu’1 fois, à peine testée, il faut passer à autre chose ?
Pourquoi se priver ?
C’est juste une question de priorités.
Aujourd’hui, mon aventure est de manger des sushis. J’adore ! demain, ne puis-je pas remettre ça ? Les m^emes sushis ! je les aime ! je les veux ! il n’y a pas forcément de nouveauté, de nouveau go^ut, de nouvelle sensation, de nouveau sentiment… c’est juste : “les m^emes sushis qu’hier, toujours aussi délectables”.
Alors les nouvelles aventures : je dis oui, pleinement ! mais ce n’est pas pour autant qu’il faut banir les aventures déjà expérimentée (qui n’en sont plus donc, par définition ?).
Honn^etement, est-ce réaliste/intéressant (comme apport dans notre vie) de vouloir se défaire de ces valeurs et concepts de ‘Bien’ et de ‘Mal’?
- Porter un regard critique sur tout ça (ça = la société, les valeurs qui sont sa base, les normes et les impératifs sociaux…) : oui, c’est ainsi qu’on évolue.
- Faire un choix, j’aurai tendance à dire oui en 1er lieux, mais alors les disparités de valeurs seraient immesurables et la société se disloquerait rapidement.
- Supprimer “tout ça”: peut-^etre que les Hommes deviendraient-ils fous (trop de choix/de possibilités). Peut-^etre les Hommes deviendraient-ils des “loups” entre eux.
… mais avec trop de questions, on ne fait plus rien… mais avec pas assez, on fait mal…
Vive la réflexion, la masturbation intellectuelle et les débats pseudo philosophiques de ce blog qui font avancer (à défaut que ce soit le monde) notre intellect
Salut Cillabus ! Je te propose une réponse à chacune de tes deux questions, la première : pourquoi, au prétexte de vivre de nouvelles aventures, doit on se priver de manger des sushis de manière répétée quand on aime ça ? (ou de faire telle autre action de manière répétitive)
Ma réponse c’est que tu n’as pas besoin de te priver. Si tu manges des sushis matin, midi, et soir, tu auras sans doute envie de changer de régime tout seul au bout d’un moment. Si tu es maniaque du sushi et que tu peux vivre ta vie en ne mangeant que ça, c’est aussi une possibilité, mais alors tu vivras cette incroyable aventure d’être le premier humain à ne manger que des sushis de toute sa vie. Par ailleurs, si tu es un philosophe de l’Aventure (que tu as découvert le « pouvoir absolu »), c’est aussi par goût que tu arrêteras de manger des sushis, pour essayer tous ces autres mets que la vie te propose, et pas la mort, en tous cas pas que tu saches. Si on met de côté les sushis pour parler de la répétition d’actions en général, comme par exemple enchaîner les parties d’échec parce qu’on adore ce jeu :
1- Jouer cent fois la même partie (même mouvements de pièces) perdra de son intérêt (même si on a adoré cette partie là)
2- Jouer cent fois des parties légèrement différentes (mais sans progresser donc de même niveau) perdra de l’intérêt aussi
3- Jouer cent parties en progressant à chaque fois, des parties bien distinctes, à différents niveaux, etc peut-être passionnant, on peut même vivre de ça : on est alors devenu un personnage (champion d’échec) au travers duquel on vit la vie/aventure qui lui est associée.
Je reviens aux sushis : il ne faut pas s’interdire d’en remanger alors qu’on a aimé ça la première fois mais à ne plus manger que des sushis on perd non seulement goût aux sushis mais on perd aussi l’occasion de rencontrer d’autres plats tout aussi plaisants via de nouvelles aventures culinaires (semblables à celles qui t’ont fait découvrir ces fameux sushis en premier lieu).
Je conclus cette première réponse en ajoutant que la philosophie de l’Aventure ne pousse pas à se priver, mais plutôt à essayer de nouvelles choses.
Pour la deuxième réponse, à la question « Honnêtement, est-ce réaliste/intéressant (comme apport dans notre vie) de vouloir se défaire de ces valeurs et concepts de ‘Bien’ et de ‘Mal’? » je dirais que pas forcément. L’absence de bien et de mal c’est plutôt une découverte qui te tombe dessus… Et à partir de cette étape là seulement, je trouve intéressant de se bâtir une autre structure philosophique plutôt que de chercher à tout prix à s’accrocher au morceaux branlants de celle que tu avais avant.
J’ai plus d’un an de retard sur le sujet mais tant pis.
Si je reviens sur l’histoire des sushis, la seconde fois ce n’est plus une nouvelle aventure, une nouvelle expérience.
Si on remet la discution dans son contexte, le contexte de l’aventurier, à aucun moment tu dis qu’il ne faut pas refaire une seconde fois ce qu’on a deja testé (manger des sushi), c’est juste que
ce n’est plus une aventure, c’est un tout petit quotidien (si je reprends tes mots), tu tombe dans la mini routine de refaire le meme geste, la même expérience plusieurs fois (et oui, deux, c’est
plusieurs) et une routine n’est pas une expérience à proprement parlé.
Donc, mon commentaire était surtout là pour expliquer la façon dont (moi) j’avais compris le texte, qui était que tu fais bien ce que tu veux, gave toi de sushis, mais tu n’est plus un aventurier
pendant les instants ou tu mange les sushis du fait que tu ne pars pas à la recherche de nouvelles expériences, tu laisse ta peau d’aventurier de coté un instant. c’est un choix. Et c’est un
choix que tout les aventuriers ont fait plusieurs fois dans leur vie, retester des aventures connues, pour le plaisir, ou pour tester si la seconde fois sera aussi satisfaisante que la première.
J’ai pas relu tout le sujet mais je suis bien d’accord avec toi! (donc avec moi XD)
Si tu veux être un pur aventurier, tu peux trouver une nouvelle façon de faire pipi à chaque fois, mais ça devient compliqué à force, et puis si tu ne fais que des choses originales, ça deviendra
banale de faire des choses originales.
J’ai bon Pachibouzouks?